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Sur le Saint-Esprit
Cabasilas Nil
CERF
42,00 €
Épuisé
EAN :9782204067447
Le théologien byzantin Nil Cabasilas (vers 1285-1363) reste méconnu. D'une part il fut souvent confondu avec son neveu Nicolas Cabasilas au profit de celui-ci, d'autre part la plus grande partie de son œuvre est restée jusqu'à ce jour inédite. Le présent ouvrage propose une synthèse des connaissances déjà acquises sur la vie de cet auteur en y ajoutant un certain nombre de précisions et de données nouvelles. Il présente l'ensemble de ses écrits, complétant et améliorant sur beaucoup de points la connaissance qu'on en avait, et analyse en particulier son traité. Sur la procession du Saint-Esprit, le plus volumineux corpus qui ait été consacré à cette question dans le monde byzantin et post-byzantin. Il propose la première édition du texte grec et la première traduction de la plus importante partie de ce traité, les cinq Discours sur le Saint-Esprit. Située dans un contexte de discussions avec la théologie latine de la procession du Saint-Esprit à une époque où les Dominicains exerçaient une influence à Constantinople et où les œuvres majeures de Thomas d'Aquin venaient d'être traduites en grec, l'œuvre de Nil Cabasilas exprime la position byzantine sous une forme nouvelle, adaptée à l'esprit de ces nouveaux interlocuteurs. Dans le cadre du débat sur la question du Filioqite - qui reste aujourd'hui encore le principal point de divergence théologique entre l'Eglise latine et l'Eglise orthodoxe -, l'intérêt des Discours sur le Saint-Esprit réside non seulement dans l'argumentation critique qu'ils présentent, mais encore dans l'analyse de la théologie trinitaire byzantine qu'ils développent. En raison de ce caractère développé, mais aussi rigoureux, précis et bien informé des sources, le traité de Nil a servi, dans les siècles qui ont suivi sa rédaction, comme manuel de référence aux Byzantins dans leurs discussions avec les Latins sur la question de la procession du Saint-Esprit et constitue donc une pièce majeure du dossier historique et théologique concernant ce débat toujours actuel.
Biographie de l'auteur Daniel Coffigny est prêtre du diocèse de Créteil. Il a publié plusieurs écrits mettant en valeur l'actualité des Pères de l'Eglise d'Orient. Il donne des conférences et anime des retraites.
L'art laténien du nord-ouest de la France, généralement conservé sur des supports céramiques, est très riche. L'estampage au poinçon est la technique la plus employée entre le Ve et le IIe siècle avant notre ère, et le nombre de décors connus dépasse le millier. Elle caractérise un style régional qui s'insère néanmoins dans les grands courants de l'art laténien à l'échelle de l'Europe. Cet ouvrage constitue un nouveau bilan sur le corpus, sa chronologie, ses caractéristiques stylistiques et son contexte social.
Comment comprendre le livre d'Ezéchiel ? Que signifient sa vision du char de Dieu tiré par le Tétramorphe, et celle des ossements desséchés ? Il fallait Nicolas Cabasilas, théologien byzantin laïc du 14e siècle, nourri des Pères grecs, pour nous faire entrer dans l'un des récits les plus surprenants de l'Ancien Testament. A travers trois courts écrits d'exégèse, il pose les jalons de sa réflexion christocentrique : tout, dès l'origine, annonce le Christ, Dieu fait homme, Verbe fait chair, non seulement les Ecritures, mais aussi tous les êtres et tous les événements. Il voit ainsi dans les visions d'Ezéchiel une proclamation de la venue du Sauveur et livre une méditation toute personnelle sur la dimension mystique de la fonction prophétique. Une formidable catéchèse sur l'histoire du salut. Introduction, traduction, notes et guide de lecture de Marie-Hélène Congourdeau.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Résumé : A l'aube du VIIe Siècle la chrétienté a déjà une longue histoire dans l'Orient romain, puis byzantin. Pourtant, elle n'a pas encore pleinement atteint son équilibre et ne le trouvera qu'après la rude secousse de la crise iconoclaste, événement complexe qui mérite une analyse détaillée. Réussissant à se faire passer pour les vainqueurs de cette crise, les moines, qui détiennent un quasi-monopole de la sainteté, occupent une place croissante dans la société chrétienne byzantine. Rome, d'abord poste avancé de l'Empire byzantin en Occident, mais rendue sans cesse plus indépendante par les circonstances politiques, se saisit de cette crise pour se détacher de l'Orient; c'est le début d'un lent éloignement dont la crise de 1054 n'est sans doute pas l'événement majeur, et qui touche autant les mentalités que les institutions. Tels sont les principaux aspects de la question que le présent volume entend éclairer.
Résumé : Peu de textes de la spiritualité orthodoxe sont aussi populaires en Occident que les Récits d'un pèlerin russe (" Points Sagesses " n°14). Les trois récits du présent volume ont un caractère plus ouvertement didactique. Il est probable qu'ils ont été retouchés et complétés à Optima, ce foyer spirituel de la Russie du XIXe siècle où affluaient écrivains, philosophes, " chercheurs de Dieu ", où la tradition spirituelle de l'Orient chrétien prenait à nouveau conscience d'elle-même pour répondre aux recherches et inquiétudes que la pensée occidentale introduisait alors en Russie. Une partie des trois récits est faite de réponses aux objections d'un intellectuel, et des instructions systématiques, véritables petits traités, s'intercalent entre narrations et dialogues.