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Lacordaire et quelques autres
Cabanis José
GALLIMARD
16,70 €
Épuisé
EAN :9782070204458
Religion et politique se rencontrent et se recoupent nécessairement, par la morale. Ce n'est pas pour leur bien. Les vrais politiques n'ont que faire de la religion, qui les embarrasse même s'ils s'en servent. Les croyants qui servent une politique sont entraînés où ils ne devraient pas, ou ne voudraient pas, aller. Les catholiques libéraux au XIXe siècle l'apprirent à leurs dépens. J'ai voulu faire le portrait de trois d'entre eux, qui furent les plus célèbres, portraits qui pourraient se compléter et s'éclairer l'un l'autre : Montalembert, aujourd'hui tellement oublié, Dupanloup, dont seule une chanson a conservé le nom, et Lacordaire, mal connu. On remonte par eux jusqu'à Lamennais et au groupe de La Chênaie, qui réunit un moment autant de ferveurs et d'enthousiasmes que jadis Port-Royal. Mais si Port-Royal marquait une fin, il y eut à La Chênaie une source, dont les eaux se retrouvent dans tout le siècle, et qui n'a pas fini de se répandre." José Cabanis.
Résumé : Après avoir prolongé l'âge de l'amour, Juliette connaît celui du délaissement. Dans la maison où elle s'est retirée, sans parents ni amis, chacun l'observe, et bientôt la prend pour victime. Parce qu'elle est seule, qu'elle n'est plus belle et qu'il n'est plus utile avec elle de se gêner, tous ses gestes deviennent suspects, toutes ses démarches tournées en ridicule, toute sa bonne volonté sans emploi. S'attache-t-elle à une enfant, dont l'amitié lui donne un bonheur qu'elle ne connaissait pas, cela même lui est reproché, et bientôt défendu. Cette maison apparemment paisible devient pour elle un enfer... Encore ne sait-elle plus où aller, quand elle est, pour finir, jetée à la rue. Mais cette enfant qu'elle aimait et les jardins frais de la ville où elles se promenaient ensemble lui auront appris à connaître, un peu tard, " ce que pleurent les morts ".
Résumé : La première des passions, pour Descartes, est l'admiration. Un objet nous surprend, différent de ce que nous connaissions, ou de ce que nous supposions qu'il pouvait être : "Cela fait que nous l'admirons et en sommes étonnés". Saint-Simon ne s'inspire de personne, ne ressemble à rien, et n'a pas de disciple. Il traverse seul la littérature française, dont il n'aurait pas même souhaité faire partie. Il écrit comme il lui chante, comme il lui plaît, comme s'il savait que se moquer de toutes les règles est la condition de l'ouvre d'art : il faut inventer, ce qu'il faisait. À le fréquenter assidûment, on découvre qu'il n'est pas l'attardé qu'on a dit : il vivait sous une monarchie héréditaire, et a discerné, seul de son temps, les contradictions et la faille qui inévitablement amèneraient sa ruine. Il a compris aussi que cela n'avait guère d'importance, et que la vérité est ailleurs. Notre époque qui est communautaire, et donc marquée par le conformisme, a beaucoup à apprendre de lui : c'est l'homme du contre-pied. On a beau le lire et le relire, pendant vingt et trente ans, on reste étonné. C'est pourquoi il me semble admirable.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.