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La photographie est une fenêtre
Butor Michel ; Godefroy Adèle
FABELIO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782491853044
Après son inauguration officielle en octobre dernier, l'Archipel Butor propose sa troisième exposition temporaire, au sein du Manoir des livres "La photographie est une fenêtre" . L'occasion de découvrir sous un autre angle Michel Butor. Et décidément, ce dernier n'en finit pas de nous surprendre. "Quand j'écris, je veux faire de la peinture et de la musique en même temps, et ça donne de la littérature" avait déclaré Michel Butor... mais il omettait de nous dire que la photographie avait aussi été une corde à son arc. En tant que photographe, en tant que sujet du photographe, en tant que partenaire de jeu de photographes, on découvre dans cette exposition ses liens avec cet art du cliché et la place que celui-ci a pris dans sa vie, tout particulièrement dans ses livres d'artiste. Dans cette période compliquée que nous traversons, l'exposition "Michel Butor et ses collaborateurs. La photographie est une fenêtre" nous invite au voyage. Voyage dans le temps, avec des captures de scènes du siècle dernier ou encore à travers les portraits de Michel Butor au fil des années. Voyage à travers les continents avec ces clichés d'un Paris ou d'un New York des années 60. Cette nouvelle exposition nous entraine dans un univers méconnu de l'oeuvre de Michel Butor alors ouvrons cette fenêtre et laissons-nous tenter par ce voyage photographique ! " Gabriel Doublet, Président d'Annemasse Agglomération
La descente continue, on enfonce dans la brume et la boue du rêve. On nage au milieu de bribes d'histoires qui tourbillonnent et donnent naissance à mille esquisses de romans qui se défont et se refont sans cesse. Tout se transforme : les personnages les uns dans les autres, et en toutes sortes d'autres choses. Peu à peu l'on distingue deux nappes principales dans ces nuages : le fantôme d'un opéra sur le thème de Faust, entendu à travers toutes sortes de réverbérations, distorsions, échos, tel un édifice que l'on verrait seulement dans son reflet à la surface d'un fleuve plus ou moins agité, puis une sorte de zoo ou d'arche de Noé, le monde animal apparaissant (conformément à l'enseignement de tant de mythologies de la transmigration, parmi lesquelles il ne faudrait pas oublier notre orgueilleuse science, laquelle nous assure, l'ontogénèse reproduisant au moins en gros la phylogénèse, que nous avons été non seulement enfants avant que d'êtres hommes, mais protozoaires, vers, poissons, batraciens, reptiles et lémuriens) comme un enfer : à la fois limbes prénatals, colonie pénitentiaire et hiéroglyphe de nos passions. Entre ces vagues se faufilent des filons de rêves anciens, et flottent plus stables, balises ou sirènes de brume, des fenêtres ou écrans, illuminations enivrantes ou sinistres parmi toutes ces lueurs". Michel Butor.
Quelqu'un vous guide au royaume des Chutes, lieu-frontière, ville double, vous en fait visiter les attractions à diverses heures et saisons, vous en fait entendre le bruit. Il naît en ce bruit une voix, et comme le discours est en français, elle emprunte naturellement les termes fameux de Chateaubriand : "Elle est formée par la rivière Niagara qui sort du lac Erié et se jette dans l'Ontario. ". . Sur le fond de cette voix à laquelle se mêle bientôt son propre écho peu à peu renversé et multiplié, baignés dans l'eau de cette voix, écoutez les dialogues des innombrables couples de passage : "- Je t'aime. - Je t'aime. ". . jeunes ou vieux : "- Tout a changé. - Nous avons changé. ". . blancs ou noirs, réguliers ou irréguliers, et les plaintes des solitaires : "O vous tous dans vos chambres enlacés deux à deux. ". . Et les acteurs se renouvellent, mais ce sont les mêmes rôles qu'ils jouent dans la roue de l'année des chutes.
Deux couples partent en même temps d'Orly pour Nouméa. L'un prend l'avion direct par l'est. L'autre va par l'ouest et devra changer à Los Angeles. Ils arriveront à peu près en même temps, mais l'un aura rencontré deux fois la nuit, et l'autre une fois seulement. A chaque escale un couple descend des avions venant de Paris ; un avion repart bientôt vers Paris, prenant un nouveau couple à chaque escale. A l'intérieur des carlingues les couples dialoguent ; l'oreille passe d'un appareil à l'autre, tourne tout autour de la terre. Ce texte, commandé par la Radiodiffusion française, a été diffusé pour la première fois le 16 juin 1962.
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition "Jean Messagier. Tous les sexes du printemps". présentée au musée des Beaux-Arts de Dole, du 22 mars au 15 septembre 2019.
Rondeau Corinne ; Ceysson Bernard ; Giffon-Selle A
Or chez David Wolle, l'oeil bien qu'attrapé n'est jamais libéré puisqu'il ne reconnaît rien. Ce qui laisse au regard la liberté de faire des choix, une fois que la vue a cessé sa fascination. En bon saint Thomas, il a besoin d'un monde à toucher, et à l'évidence, sa peinture touche l'oeil du spectateur malgré son étrangeté doucement monstrueuse.
Andral Jean-Louis ; Mottet Mickaël ; Patrick Keith
Jaume Plensa est un sculpteur contemporain espagnol né à Barcelone en 1955. Il s'est rendu célèbre dans les débuts des années 198o par de grandes formes simples en fonte, puis son oeuvre a évolué vers des installations sculpturales utilisant la lumière, le son et le langage. En 1997, la Galerie nationale du leu de Paume à Paris a présenté une rétrospective. Depuis, il s'est signalé par de grandes expositions dans différents musées européens. Récemment, la dimension internationale de l'artiste, en particulier à l'occasion de commandes publiques, s'est beaucoup développée en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et au Japon. Bien que Barcelone reste son port d'attache, il a aussi vécu et travaillé à Berlin, Bruxelles, en Angleterre, à la Fondation Henry Moore, ou en France sur invitation de l'atelier Alexandre Calder à Saché. Parallèlement à sa pratique de sculpteur, Plensa, depuis ses débuts, développe une importante oeuvre sur papier, moins connue. Ses dessins, aux formats parfois imposants et aux techniques très diverses, utilisent le répertoire formel de l'artiste concentré depuis une dizaine d'années sur la figure humaine traitée principalement à travers l'enveloppe corporelle et la singularité des visages. On y retrouve aussi l'utilisation des lettres de différents alphabets dont l'artiste veut montrer - au-delà de leur fonction de signes et de porteuses de sens du langage - la potentialité de construction d'une pensée. Ce livre rassemble des textes de Jean-Louis Andral et d'Olivier Kaeppelin avec un entretien et des poèmes de l'artiste et reproduit les quatre-vingt-onze oeuvres exposées au musée Picasso ainsi qu'un ensemble important de dessins complémentaires, tous réalisés entre 1998 et 2009. Cette exposition est organisée à l'occasion de l'installation pérenne de la sculpture monumentale Nomade sur la terrasse du bastion Saint-Jaume, commande de la Ville d'Antibes à l'artiste.