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Jaume Plensa. L'âme des mots
Andral Jean-Louis ; Mottet Mickaël ; Patrick Keith
FABELIO
35,00 €
Épuisé
EAN :9782916373256
Jaume Plensa est un sculpteur contemporain espagnol né à Barcelone en 1955. Il s'est rendu célèbre dans les débuts des années 198o par de grandes formes simples en fonte, puis son oeuvre a évolué vers des installations sculpturales utilisant la lumière, le son et le langage. En 1997, la Galerie nationale du leu de Paume à Paris a présenté une rétrospective. Depuis, il s'est signalé par de grandes expositions dans différents musées européens. Récemment, la dimension internationale de l'artiste, en particulier à l'occasion de commandes publiques, s'est beaucoup développée en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et au Japon. Bien que Barcelone reste son port d'attache, il a aussi vécu et travaillé à Berlin, Bruxelles, en Angleterre, à la Fondation Henry Moore, ou en France sur invitation de l'atelier Alexandre Calder à Saché. Parallèlement à sa pratique de sculpteur, Plensa, depuis ses débuts, développe une importante oeuvre sur papier, moins connue. Ses dessins, aux formats parfois imposants et aux techniques très diverses, utilisent le répertoire formel de l'artiste concentré depuis une dizaine d'années sur la figure humaine traitée principalement à travers l'enveloppe corporelle et la singularité des visages. On y retrouve aussi l'utilisation des lettres de différents alphabets dont l'artiste veut montrer - au-delà de leur fonction de signes et de porteuses de sens du langage - la potentialité de construction d'une pensée. Ce livre rassemble des textes de Jean-Louis Andral et d'Olivier Kaeppelin avec un entretien et des poèmes de l'artiste et reproduit les quatre-vingt-onze oeuvres exposées au musée Picasso ainsi qu'un ensemble important de dessins complémentaires, tous réalisés entre 1998 et 2009. Cette exposition est organisée à l'occasion de l'installation pérenne de la sculpture monumentale Nomade sur la terrasse du bastion Saint-Jaume, commande de la Ville d'Antibes à l'artiste.
Durant les premières décennies du XXe siècle, Paris est le point de ralliement de nombreux artistes étrangers qui forment un foyer d'art extrêmement actif: Picasso le Catalan, Pascin le Bulgare, Foujita le Japonais, Modigliani l'Italien, Chagall et Zadkine les Russes, Brancusi le Roumain, Van Dongen le Néerlandais, Marcoussis et Kisling les Polonais, Juan Gris l'Espagnol, Lipchitz et Soutine les Lituaniens et tant d'autres... A Montmartre ou à Montparnasse, au Bateau-Lavoir ou à La Ruche, peintres et sculpteurs, mais aussi photographes du monde entier partagent les mêmes lieux de convivialité et de travail dans une grande disparité d'expressions plastiques. Le journaliste et critique d'art André Warnod les a regroupés sous l'appellation "Ecole de Paris" - une Ecole qui s'apparente plutôt à une communauté, à un grand atelier cosmopolite.
A l'occasion du centenaire de la naissance de l'artiste, le musée Picasso organise du 17 mai au 7 septembre 2014, une exposition dédiée au nu et à la figure dans l'oeuvre de Nicolas de Staël. A partir de 1951 en effet, et jusqu'à sa disparition le 16 mars 1955, Staël renoue dans sa production avec les grands thèmes de la peinture, et en particulier avec celui du nu et de la figure féminine - que l'exposition d'Antibes illustrera en rassemblant, pour la première fois, un ensemble de peintures et de dessins souvent inédits qui lui sont consacrés. Le catalogue rassemblera des contributions de Maryline Desbiolles, Federico Ferrari, Federico Nicolao et Jean-Louis Andral qui apportent un nouvel éclairage sur cette question de l'abstraction et/ou de la figuration dans l'oeuvre de Nicolas de Staël.
La peinture continue. La peinture n'en a jamais fini. Nous n'en avons jamais fini avec la peinture. Elle est. Elle s'ouvre aussi à ce qu'elle n'est pas encore. Elle s'infinit. Il s'agit pour l'artiste et le regardeur de peindre encore, de faire et défaire la peinture, nouer et dénouer la lumière et les couleurs. Une épiphanie. Ce qui reste à peindre, ce qui vient. La peinture est le lieu de nous où toute chose se dénoue. Chaque couleur seule va vers d'autres couleurs seules, il lui est nécessaire de tendre vers des bords, des côtoiements. La peinture est ici irréversiblement nomade, même avec ses questions, ses repentirs, elle est de fluidité. Peindre, regarder, c'est s'infinir. Les yeux de l'artiste, ceux du regardeur se dénudent alors avec l'invisible tout autant qu'avec le visible. La lumière et les couleurs donnent ici la vibration et l'intensité d'une terre, d'un ciel, de leurs confins, il suffit d'un jardin, de fleurs, d'un arbre, d'un nuage, où s'oublier, s'abandonner avec un métier d'ignorance. Peindre encore, regarder encore, ne plus savoir ce qu'est la peinture : il n'est plus question de figurer, mais d'être en présence de ce qui est et de ce qui n'est pas, avec l'entier oubli d'aller. La lumière et les couleurs y sont des états d'yeux. La lumière et les couleurs tremblent, bougent, coulent, s'écoulent, la peinture est ardeur et recommencement.
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition "Bas voltage" présentée au musée d'Art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole du 8 juin au 22 septembre 2019.