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Corsaires et forbans en Méditerranée (XIVe-XXIe siècle)
Buti Gilbert
RIVENEUVE
26,00 €
Épuisé
EAN :9782914214582
Evoquer la course et la piraterie conduit aussitôt notre imaginaire à voguer vers de lointaines et exotiques contrées, des Caraïbes à la mer de Chine, en négligeant la Méditerranée familière qui a pourtant été aussi un des berceaux du brigandage maritime. Aussi vieilles que l'histoire et souvent confondues, course et piraterie connaissent une vitalité nouvelle en Méditerranée dès la fin du XVe siècle. Débordant sur le proche Atlantique et se prolongeant sous différentes formes jusqu'au XXIe siècle, ces pratiques demeurent un domaine sensible de l'histoire ainsi que le suggère pour les nommer l'emploi des termes course, guerre de course, piraterie, corso ou djihad maritime. La course, les corsaires et les forbans - ces hors-la-loi des mers - ont donné lieu à des recherches nombreuses et approfondies depuis le milieu du XXe siècle. A la suite des travaux pionniers de Michel Mollat du Jourdin, un des pères de l'histoire maritime en France, et notamment depuis la tenue du XIIIe Colloque international de San Francisco (Course et piraterie, 1975), les études se sont multipliées autour de ces questions. Cependant, de nombreux champs restent à explorer et des pistes à défricher au-delà du cliquetis des sabres d'abordage. Tel a été un des objectifs de cette rencontre scientifique, tenue à Toulon sous le patronage de la Société française d'Histoire maritime présidée par l'Amiral Jacques Chatelle, sans prétendre à l'exhaustivité, moins encore à une synthèse. Des études de cas, autour d'événements et de personnages emblématiques, et une traversée de la Méditerranée sur la longue durée, permettent d'approcher une thématique qui reste complexe et ne peut se limiter à des réponses simples, sinon simplistes et définitives.
Résumé : A l'heure du coronavirus, quelles sont les leçons d'hier sur les pandémies qui peuvent valoir pour aujourd'hui ? En dressant l'histoire de la grande peste en Provence au XVIIIe siècle, ce sont nos peurs, nos confinements, nos détresses qu'éclaire, comme en un miroir, Gilbert Buti. Fulgurant. Rarement un livre d'histoire n'aura revêtu une telle actualité. Car l'épidémie de peste, qui a touché une partie de la France en 1720-1722, a d'étonnantes résonances avec la pandémie de la Covid-19. Introduite à Marseille par un navire venant de Syrie, la peste a tué 120 000 des 400 000 habitants de la Provence, du Comtat et du Languedoc, soit près d'un sur trois. Pourquoi la contagion s'est-elle propagée, ravageant ou épargnant des localités parfois proches ? Malgré un ensemble de mesures de lutte, dont le confinement décrété par les pouvoirs locaux et soutenu par l'Etat royal, elle a menacé le reste de la France et effrayé l'Europe qui ont multiplié les barrières pour s'en prémunir. Face à l'impuissante médecine contre l'ennemi invisible, les hommes ont invoqué la colère de Dieu et la médecine du Ciel. Privilégiant la parole des témoins malades, médecins, savants et religieux - et les apports des anthropologues, démographes et sociologues -, Gilbert Buti dresse un bilan de l'événement-catastrophe très tôt instrumentalisé. Et, trois siècles après, il en décrypte les traces laissées dans les mémoires et l'imaginaire collectif. Assurément, une invitation à réfléchir au temps présent !
ST-TROPEZ, "pittoresque port de pêche", "aimable port de cabotage". Sain Trop', "fille de la mer" et station balnéaire internationale... Les clichés et les réalités sont connus qui écrasent un passé maritime réduit aux labels de cité "corsaire" ou "du bailli". Pourtant Saint-Tropez, petit port d'un complexe portuaire centré sur Marseille a connu de la fin du XVIIe siècle au début du siècle, un temps de croissance de l'espace urbain et de la population en réponse au dynamisme de la vie maritime. Plus de la moitié de la population active masculine est alors composée de marins soumis au service des classes sur les vaisseaux du roi. A côté d'une petite pêche côtière aux techniques traditionnelles qui ne mobilise qu'un nombre réduit de travailleurs, des fermiers exploitent des pêcheries fixes ou madragues pour la capture des thons, source de revenus et objets de longs conflits. Toutefois Saint-Tropez est avant tout un port d'armement qui dispose d'une flotte marchande importante - la troisième en nombre et en tonnage de la France méditerranéenne au XVIIIe siècle -, variée et en constant renouvellement, issue de chantier locaux ou voisins. Ces bâtiments de mer sont mis au service d'un petit cabotage pour approvisionner la cité relativement isolée et distribuer les ressources de terroirs voisins (bois. vin, châtaignes, liège). Les navettes, lignes et circuits établis entre le Languedoc, la Provence, la rivière génoise et la Toscane dessinent les contours de cet espace marchand et rendent compte d'un grouillement le long des rives méditerranéennes. Cependant, si le cabotage de proximité anime le mouvement portuaire, les expéditions vers le Levant demeurent fondamentales. La caravane maritime, forme de tramping dans le bassin oriental de la Méditerranée et vers l'Afrique du nord donne les impulsions majeures à la vie de la cité, jusqu'à définir le XVIIIe siècle tropézien. Dans ce type de navigation. où se mêlent transport et négoce, les capitaines colporteurs ou "vagabonds des mers" à l'instar du modèle génois. sont les pivots d'entreprises originales. Ces capitaines aventuriers. qui pratiquent la cueillette dans les eaux ottomanes sont au coeur d'organisations marchandes qui apporter aux sociétés des petits ports d'armement la flexibilité indispensable pour se glisser dans les interstices laissés libres par Marseille. Le cas de Saint-Tropez tend à montre combien un petit port peut être un observatoire et le miroir des mutations des sociétés littorales et des économies maritimes considérées sur le temps long.
Les marins étaient cette frange un peu marginale de la société, libre d?attaches familiales et culturelles, qui passait sa vie en mer lorsqu?elle ne fréquentait pas les bouges des ports d?escale des Antilles à l?océan Indien. Depuis une trentaine d?années, les travaux sur le monde maritime ont largement permis d?affiner le tableau, de rendre à la réalité sociale et géographique une grande part de sa riche complexité. Le temps est alors peut-être venu de faire le point en proposant une synthèse des recherches récentes. Alors, marin, qu?est-ce à dire ? Le terme convient-il dans sa désignation générale ? Ne résulte-t-il pas du regard de terriens sans réelle connaissance des choses de la mer ? N?est-ce pas ce que l?autre donne à voir de réalités éclatées alors que ce terme générique recouvre des trajectoires individuelles variées, multiples, étonnantes parfois ? Ce travail entend par là faire le point sur l?histoire de sociétés maritimes, leur constitution, leur établissement, leurs structures, leurs transformations et leurs représentations. Il s?inscrit dans une interrogation historiographique plus large, celle qui associe ou qui oppose l?individu à la communauté, l?unique à la pluralité.
La maîtrise du danger, jusqu'à la recherche vaine d'un " risque zéro ", est devenue l'une des facettes de la modernité. Jadis, la mer a largement mais étrangement participé à l'appréhension du risque. Ce milieu a constitué pour les périodes anciennes une sorte d'immense réservoir où, aux sources de " la fortune ", venait s'adjoindre un ensemble de constructions imaginaires, généralement monstrueuses, comme pour mieux souligner la malignité native du milieu océanique. A la violence des éléments à laquelle devaient faire face ceux qui prenaient la mer, s'ajoutait une inclination logique à le peupler de créatures horribles et diaboliques qui accroissaient l'éventail des aléas jusqu'à celui, ultime, d'être immergé définitivement dans les abysses de ce monde infernal. De l'imaginaire de la peur aux réalités du risque en mer, les auteurs nous entraînent dans un récit peuplé de naufrages, d'animaux fabuleux, de piraterie, de flibuste, et de la peur de l'autre aussi.
Résumé : Le deuxième recueil de textes poétique puissants et évocateurs du très grand guitariste Titi Robin de renommée mondiale préfacé par le Goncourt Yvon Le Men. - Un auteur guitariste virtuose et de renommée mondiale - Une collection de textes poétiques qui s'accompagnent à la guitare dans une langue très évocatrice et puissante - Un préfacier Prix Goncourt : Yvon Le Men - Des illustrations du grand caligraphe Rachid Koraichi - Le deuxième recueil de Titi Robin
Résumé : Un essai plein d'érudition sur le destin croisé de deux grands textes de la littérature de voyage européenne : le livre des merveilles de Marco Polo et L'Histoire de ma vie de Casanova : deux grands Vénitiens qui dictait et écrivait ... en français. Les deux manuscrits sont à la BNF d'ailleurs. Un essai plein d'érudition sur deux textes majeurs de la littérature de voyage européenne L'analyse brillante du destin croisé de Marco Polo et son Livre des Merveilles et Casova et son Histoire de ma vie La description et l'analyse riche de la civilisation de Venise sur les 5 siècles d'or qui séparent les deux auteurs (XIIIe-XVIIIe siècles) Une écriture sous forme d'enquête historique qui se lit comme un roman Le 18e titre de la collection de poche Pépite
Comprendre les Turcs, c'est d'abord s'immerger confortablement dans ce qu'ils ont d'européen. Avant de se nourrir avec délice de leurs influences orientales. C'est s'imprégner de traditions musulmanes solidement enracinées dans un pays officiellement laïc. C'est se frotter à une fierté nationale modelée dans des gloires passées. C'est faire l'expérience d'une hospitalité sincère. C'est se confronter à une dualité déroutante, entre soif de modernité et volonté de conservatisme. C'est accepter enfin de ne pas tout comprendre pour se laisser surprendre. Quel pays peut se targuer de faire le pont entre deux continents ? D'avoir abrité la capitale de deux puissants empires ? D'être le foyer historique de deux religions monothéistes, la chrétienté puis l'islam ? La Turquie, bouillonnante mosaïque. S'y aventurer, c'est s'engouffrer dans dix mille ans d'histoire. Des premières traces d'agriculture en Mésopotamie aux frénétiques conquêtes ottomanes en passant par les plus belles heures de l'empire Byzantin. Mais c'est aussi découvrir une jeune République, à peine centenaire, qui mène encore une quête identitaire.
A sept ans, Wilhelm de Kostrowitzky se découvre une vocation de poète. A douze ans, c'est une vocation de journaliste qui débute lorsqu'il crée un journal dans son lycée. A vingt ans enfin survient la vocation de critique d'art après avoir rencontré Picasso et Braque. Il prend alors le nom d'Apollinaire. Guillaume Apollinaire. Jean-François Robin fait de cette "naissance d'une vocation" une biographie romancée, où il suit pas à pas l'évolution et l'oeuvre du poète, en se glissant dans la peau des acteurs qui l'ont connu. Apollinaire se raconte, mais tous ceux de son entourage le racontent aussi : sa mère joueuse et aventurière qu'il suit au gré des casinos ; son frère, sage employé de banque, et surtout ses amis de lycée gardés tout au long de sa vie. Tous racontent la bataille incessante qu'il a dû mener pour s'imposer dans le paysage littéraire du Paris de cette époque bohème, une époque qu'il a su égayer de ses excentricités, de son génie, de son humour, de ses amours impossibles et de son art de vivre. Jusqu'à ce que la blessure reçue lors de la première guerre mondiale, combinée à la grippe espagnole, ne mette fin à ses jours prématurément. Cent ans plus tard, la poésie d'Apollinaire ne nous a pas quittés, elle continue sa chanson immortelle.