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De Charybde en Scylla. Risques, périls et fortunes de mer du XVIe siècle à nos jours
Buti Gilbert ; Cabantous Alain
BELIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782701196671
La maîtrise du danger, jusqu'à la recherche vaine d'un " risque zéro ", est devenue l'une des facettes de la modernité. Jadis, la mer a largement mais étrangement participé à l'appréhension du risque. Ce milieu a constitué pour les périodes anciennes une sorte d'immense réservoir où, aux sources de " la fortune ", venait s'adjoindre un ensemble de constructions imaginaires, généralement monstrueuses, comme pour mieux souligner la malignité native du milieu océanique. A la violence des éléments à laquelle devaient faire face ceux qui prenaient la mer, s'ajoutait une inclination logique à le peupler de créatures horribles et diaboliques qui accroissaient l'éventail des aléas jusqu'à celui, ultime, d'être immergé définitivement dans les abysses de ce monde infernal. De l'imaginaire de la peur aux réalités du risque en mer, les auteurs nous entraînent dans un récit peuplé de naufrages, d'animaux fabuleux, de piraterie, de flibuste, et de la peur de l'autre aussi.
Les marins étaient cette frange un peu marginale de la société, libre d?attaches familiales et culturelles, qui passait sa vie en mer lorsqu?elle ne fréquentait pas les bouges des ports d?escale des Antilles à l?océan Indien. Depuis une trentaine d?années, les travaux sur le monde maritime ont largement permis d?affiner le tableau, de rendre à la réalité sociale et géographique une grande part de sa riche complexité. Le temps est alors peut-être venu de faire le point en proposant une synthèse des recherches récentes. Alors, marin, qu?est-ce à dire ? Le terme convient-il dans sa désignation générale ? Ne résulte-t-il pas du regard de terriens sans réelle connaissance des choses de la mer ? N?est-ce pas ce que l?autre donne à voir de réalités éclatées alors que ce terme générique recouvre des trajectoires individuelles variées, multiples, étonnantes parfois ? Ce travail entend par là faire le point sur l?histoire de sociétés maritimes, leur constitution, leur établissement, leurs structures, leurs transformations et leurs représentations. Il s?inscrit dans une interrogation historiographique plus large, celle qui associe ou qui oppose l?individu à la communauté, l?unique à la pluralité.
Résumé : A l'heure du coronavirus, quelles sont les leçons d'hier sur les pandémies qui peuvent valoir pour aujourd'hui ? En dressant l'histoire de la grande peste en Provence au XVIIIe siècle, ce sont nos peurs, nos confinements, nos détresses qu'éclaire, comme en un miroir, Gilbert Buti. Fulgurant. Rarement un livre d'histoire n'aura revêtu une telle actualité. Car l'épidémie de peste, qui a touché une partie de la France en 1720-1722, a d'étonnantes résonances avec la pandémie de la Covid-19. Introduite à Marseille par un navire venant de Syrie, la peste a tué 120 000 des 400 000 habitants de la Provence, du Comtat et du Languedoc, soit près d'un sur trois. Pourquoi la contagion s'est-elle propagée, ravageant ou épargnant des localités parfois proches ? Malgré un ensemble de mesures de lutte, dont le confinement décrété par les pouvoirs locaux et soutenu par l'Etat royal, elle a menacé le reste de la France et effrayé l'Europe qui ont multiplié les barrières pour s'en prémunir. Face à l'impuissante médecine contre l'ennemi invisible, les hommes ont invoqué la colère de Dieu et la médecine du Ciel. Privilégiant la parole des témoins malades, médecins, savants et religieux - et les apports des anthropologues, démographes et sociologues -, Gilbert Buti dresse un bilan de l'événement-catastrophe très tôt instrumentalisé. Et, trois siècles après, il en décrypte les traces laissées dans les mémoires et l'imaginaire collectif. Assurément, une invitation à réfléchir au temps présent !
La France méridionale, surtout Marseille, n'a pas ignoré la traite négrière. Le trafic, attesté dès la fin du XVIIe siècle, y connaît une progression fulgurante à la fin du siècle des Lumières. L'auteur fait revivre une page d'histoire enfouie de l'" infâme trafic " et des discours vertueux. Un navire négrier quittait Marseille tous les trois ans avant 1783. Ils sont neuf à aller à la " traite des Noirs " entre 1783 et 1793. C'est peu par rapport à d'autres places marchandes, mais la croissance est importante et soudaine. Choix économiques de nouvelles figures marchandes ou modifications de stratégies de vénérables maisons de négoce ? Le plus singulier, c'est que ce boom se situe au moment où des discours condamnant la traite commencent à circuler. Des " paroles vertueuses ", d'une extraordinaire modernité, qui émanent de magistrats, de négociants, de chroniqueurs et de poètes, mais qui, finalement, n'ont guère d'incidence. Retrouver les traces de ce trafic méconnu exige de mobiliser un large éventail de sources, de débusquer des éléments glissés furtivement dans des documents de nature variée : inventaire après décès, transcription d'un contrat de mariage, journal de bord d'un capitaine négrier, enregistrement officiel des gens de couleur. La traite négrière n'a pas laissé ici de témoins de pierre comparables aux mascarons avec " têtes de nègres " qui ornent les façades des demeures de négociants à Bordeaux ou Nantes. Seule une " mémoire de papier ", fragmentée, fragile et sujette à l'oubli, sinon à l'incrédulité, permet de mettre au jour une page d'histoire enfouie de l'infâme trafic et des discours vertueux.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, suscite le désir, dicte les choix économiques et culturels. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques sociaux ou culturels. Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.
Le 21 juillet 1969, 450 millions de terriens entendent Neil Armstrong, chef de la mission Apollo 11, prononcer ces mots célèbres : " C'est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ". En tout, 12 hommes marcheront sur la Lune. Mais pour aller où ? Comment ? Et surtout pour quoi faire ? Avec quels moyens, quelles difficultés ? Si le contexte géopolitique et les considérations techniques des missions Apollo sont connus des amoureux de l'espace, ces explorations d'un grand intérêt historique, à la base de toutes les connaissances sur le Système solaire, restent largement méconnues du grand public, et même des spécialistes ! Rédigé dans un style clair et attrayant, et complété par une iconographie riche et des interviews des derniers protagonistes vivants, cet ouvrage permet au lecteur de marcher sur les traces des astronautes, comme s'il se trouvait avec eux sur le sol de notre satellite. Un véritable récit d'aventure pour découvrir ce que ces pionniers de la conquête spatiale ont vraiment accompli.
La classification moderne, dite phylogénétique, est fondée sur la recherche de parentés entre espèces, exauçant ainsi le voeu ancien de Darwin que toute classification naturelle doit refléter une généalogie. Comme le tome 1 (4e édition publiée en 2016), dont il est le complément indispensable, ce tome 2 de la Classification phylogénétique du vivant est une incursion dans l'arbre de la vie. Cette 4e édition a été entièrement remaniée pour tenir compte des découvertes les plus récentes. L'organisation de l'ouvrage est la même dans les 2 tomes : chaque branche de l'arbre est un groupe comprenant un ancêtre hypothétique et tous ses descendants. On trouvera pour chaque groupe les arguments de la classification (les innovations évolutives léguées par son ancêtre) et bien d'autres renseignements (nombre d'espèces, plus ancien fossile connu du groupe, etc.). Ce tome 2 est consacré aux animaux (métazoaires) et comporte les arbres suivants : 1 3 . Métazoai re s, 1 4 . C n i d a i re s , 1 5 . P rotostomi ens, 16. Mol l usques, 1 7 . Euarthropodes, 1 8 . H exapodes, 1 9 . E umétabol es, 20. Deutérostomiens, 21. Echinodermes, 22. Sarcoptérygiens, 2 3 . Mammifères, 2 4 . P ri ma te s, 2 5 . S quamates, 2 6 . Oi s e a u x , 2 7 . Actinoptérygiens, 28. Téléostéens.
Ce guide d'identification décrit environ 3 000 espèces, parmi lesquelles plus de 1 400 sont illustrées par des photographies, ce qui constitue un record absolu parmi les guides de champignons, même au niveau mondial ! En feuilletant ce guide, le lecteur se rendra compte de l'incroyable diversité des champignons. Il y trouvera par exemple des fiches pour plus de 50 bolets et 160 cortinaires, presque 130 russules 40 coprins, près de 50 entolomes, 40 inocybes et 70 lactaires... Une partie introductive précède les fiches descriptives. Les auteurs y expliquent d'une façon claire et didactique les principaux caractères des champignons : anatomie, écologie, biologie et classification y sont présentées, ainsi que le rôle crucial des champignons dans les divers écosystèmes. Plusieurs pages décrivent aussi les symptômes des principaux types d'intoxication par les champignons, et présentent les espèces les plus toxiques, comment les reconnaître et comment éviter de les confondre avec leurs éventuels sosies comestibles. Je souhaite à ce guide le succès qu'il mérite, en espérant qu'il créera des vocations auprès de nombreux amateurs naturalistes. "