Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire du thé
Butel Paul
DESJONQUERES
20,80 €
Épuisé
EAN :9782843210402
L'histoire du thé remonte dans le plus lointain passé de l'Asie ; légendes et histoires se mêlent pour raconter ses origines en Chine, plus de 2 000 ans avant J. C. Peu à peu, la préparation et la cérémonie du thé allaient s'élaborer dans des rites raffinés qui trouvèrent leur voie idéale dans le taoïsme chinois. Le Japon fut ensuite initié à ses délices et en fit un élément essentiel de sa culture. C'est seulement au XVIIe siècle que l'Europe découvre le thé quand les navires de la Compagnie des Indes orientales ramènent d'Extrême-Orient la précieuse denrée. Les Anglais font alors du thé leur boisson nationale et son commerce est une des bases de leur suprématie mondiale à l'époque des clippers. Tout un art de l'hospitalité se crée par le thé tandis que les plantations de l'Assam, fleuron de l'Empire des Indes, se développent dans le sang et les larmes : par dizaines de milliers, les coolies y furent massacrés. Tel fut le prix de l'expansion brutale d'une économie conquérante qui soutiendra le raffinement des salons victoriens. Boisson à l'histoire fabuleuse, par ses origines comme .par ses plus récents développements, le thé séduit toujours les imaginations par l'exotisme attaché à son nom. C'est aujourd'hui une boisson mondiale, un agent économique important, un art de vivre, et un des symboles du monde britannique.
La saga des grandes familles du négoce et de l'économie bordelaise. Au temps du Roi-Soleil, la cité portuaire de Bordeaux se lance à corps perdu dans le commerce nouvellement créé avec les Antilles. De grandes dynasties marchandes, parmi les plus prospères du royaume, marquent leur emprise sur la ville dans les fastueux hôtels du Chapeau Rouge ou des Chartrons qui remplacent les demeures austères de la vieille ville. Mais les destins sont inégaux et la Révolution, en faisant table rase du passé, démantèle brutalement les plus grosses fortunes. Au XIXe siècle, une nouvelle embellie sourit aux Bordelais : le négoce des vins relance l'économie. Désormais, l'" aristocratie du bouchon " tient le haut du pavé et le commerce à l'exportation enrichit les Guestier, Barton, Lawton, de Luze, Cruse, Calvet, Schÿler... Une nouvelle société se dessine : les " Rousselins " de la vieille ville ne sont pas admis dans les cercles des Chartrons. Et le négoce britannique et allemand donne à Bordeaux des allures de ville anglo-saxonne. Les crises du XXe siècle imposent des révisions déchirantes. Le crépuscule des Chartrons semble certain mais les refondations et les fidélités dynastiques perpétuent plus d'une saga familiale : de nouvelles maisons se créent. Un incontestable renouveau signe le début du XXIe siècle. Paul Butel, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, est professeur émérite d'histoire moderne à l'université de Bordeaux III. Spécialisé dans l'histoire du négoce et des plantations, il a totalement réactualisé cette nouvelle édition des Dynasties bordelaises . Presse : "Un livre dense, savant, qui a fait ses preuves, et qu'on voit aujourd'ui réactualisé". Pierre Aubé, Les Affiches de Normandie, 08 Octobre 08 "Une étude minutieuse et fort précieuse". Eric Garnier, Dossiers d'actualité de l'Histoire, Novembre-Décembre 08
Grâce au commerce des Antilles, Bordeaux connaît son âge d'or au XVIIIè siècle. Dominée par les parlementaires, ces seigneurs de vignes, et par les négociants, la cité girondine devient, vers 1790, au terme d'une expansion spectaculaire, une ville neuve et monumentale. La majesté des façades de pierre blanche et l'éclat des grandes familles ne sauraient cependant faire oublier ni la fièvre des foires, des fêtes et des activités portuaires, ni la vie difficile du petit peuple. Fourmillant de notations concrètes, cette Vie quotidienne restitue avec talent le dynamisme et la diversité de la société bordelaise à son apogée. Né en 1931, Paul Butel est aujourd'hui professeur d'histoire moderne à l'université de Bordeaux III, où il dirige le Centre d'histoire des espaces atlantiques qui se consacre à des recherches d'histoire maritime et coloniale. Il est notamment l'auteur des Négociants bordelais, l'Europe et les Iles au XVIIIè siècle (1974). Jean-Pierre Poussou est né en 1938 dans le Lot-et-Garonne. D'abord professeur à l'université de Bordeaux, puis recteur à l'Académie de Bordeaux, il est, depuis 1984, professeur à l'université de Paris-Sorbonne. Il a notamment publié Bordeaux et le Sud-Ouest au XVIIIè siècle (1983), Les Villes anglaises du milieu du XVIIè à la fin du XVIIIè siècle (1983), et Illustration du vieux Bordeaux (1990). Il est par ailleurs président de la Société française de démographie historique.
Résumé : La saga de l'Atlantique s'ouvre avec l'audacieuse aventure des peuples de la mer, Phéniciens et Vikings, dont les mythes et légendes ont nourri l'imaginaire européen. L'Océan favorise ensuite l'expansion des Amériques, de l'Europe et de l'Afrique. Ses routes dispersent les hommes, les langues, les produits et les cultures. Après avoir vu les Européens s'y disputer la suprématie mondiale, l'Atlantique a fait de l'Amérique la nouvelle puissance du XIXe siècle, avant que le Vieux Continent n'y reprenne sa place à l'âge des porte-containers et des supertankers. Son histoire exceptionnelle reflète celle de l'humanité.
Résumé : La préoccupation des nourritures du corps traverse l'?uvre de voltaire, qui devait mériter le surnom d' " aubergiste de l'Europe ". la présente enquête, menée à partir de la correspondance de l'auteur comme de ses écrits d'histoire et de fiction, s'attache à reconstituer le mode de vie régnant aux Délices et au château de Ferney, les modes d'approvisionnement, les choix des mets, la préparation des plats, pour restituer enfin à nos yeux une table de riche au XVIIIè siècle. Mais la table est avant tout un lieu de convivialité. Ces plaisirs du corps ne seraient rien sans ceux de l'esprit qu'ils ont pour fin de susciter et de rehausser. Les soupers philosophiques où Voltaire régale ses invités de bons mots sont des festins de paroles. L'esprit encyclopédique de l'hôte de Ferney y développe maintes considérations sur le rapport en nourriture et économie, nourriture et sacré, exhortant les philosophes à célébrer les agapes et à " dresser un autel à la raison dans leur salle à manger ".
Dans la vieille terre d aurochs qu est l Espagne, la mise à mort des taureaux était une activité ancestrale.Né dans les abattoirs sévillans contre la volonté des autorités, le toreo moderne se hausse peu à peu à la hauteur d un art. Codifié au XVIIIe siècle, il atteint son apogée a la fin du XIXe siècle et au début du XXe.Spectacle dont les grands matadors sont les idoles, la corrida est aussi un phénomène social lié à l essor des villes. Par ses relations avec les bouleversements de l Espagne, ses interactions avec l élevage et le tourisme, elle a en outre une dimension politique et économique. Par-delà la péninsule ibérique, la tauromachie exerce un rayonnement mondial, de l Amérique latine au Midi de la France où elle est devenue un phénomène culturel essentiel.
Résumé : Tel un prisme réfractant sa pensée et sa production ultérieures, les ?uvres de jeunesse de madame de Staël présentent à la fois des essais théoriques et de brefs romans. Parmi les premiers, les lettres sur les ouvrages et le caractère de Jean-Jacques Rousseau révèlent ses opinions philosophiques. Admiratrice du penseur genevois, elle établit avec lui un dialogue critique d'un genre nouveau, soumettant une à une les ?uvres du romancier-philosophe, et au premier chef les confessions, à une analyse pénétrante. L'essai sur les fictions résume quant à lui ses conceptions esthétiques en matière littéraire : elle privilégie " la seule peinture des mouvements du c?ur ", à l'instar de Rousseau, Fielding et Richardson. Loin de s'en tenir à ses théories, la fille de Necker les applique : elle n'avait pas vingt ans qu'elle avait déjà écrit ses nouvelles. Les principales se déroulent dans le cadre pré-romantique de lointains exotiques. Partout, dans ces récits tragiques d'aventure, de passion et de sacrifice, les héroïnes tombent, innocentes victimes d'un monde d'hommes qu'elles surmontent cependant grâce à leur grandeur d'âme. Dans ces premières ?uvres, c'est tout l'art et la pensée de l'inspiratrice de romantisme français qui déjà se révèle.