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GEORGES POMPIDOU ET LES ETATS-UNIS. UNE "RELATION SPECIALE" (1969-1974)
Bussière Eric
PETER LANG AG
55,35 €
Épuisé
EAN :9789052013374
Depuis la Seconde Guerre mondiale, les relations franco-américaines sont placées sous une double étoile : l'entente, ce dont témoigne notamment leur appartenance commune à l'Alliance atlantique, mais aussi la mésentente, lorsqu'il s'agit pour la France d'affirmer l'autonomie de ses choix en politique extérieure. Cette ambivalence apparaît de manière éclatante à partir du retour du général de Gaulle au pouvoir en 1958. Lorsque Georges Pompidou accède aux plus hautes fonctions en 1969, il doit, sans renier les apports du gaullisme, reconstruire les relations entre la France et son partenaire américain. Cet ouvrage est issu d'un colloque international organisé par l'Association Georges Pompidou en 2009. Il se base sur l'étude des sources françaises comme américaines et examine le jeu réciproque des politiques et des personnalités, pour comprendre la réaction américaine au nouveau ton de la diplomatie française. Les positions personnelles des décideurs, les processus de décision nationaux, les grands dossiers internationaux (Vietnam, système monétaire international, construction européenne, etc.) font ici l'objet d'une analyse détaillée qui permet de mieux comprendre la dynamique de la relation transatlantique : du voyage du président Pompidou aux Etats-Unis en 1970 à l'entente manifestée à la conférence des Açores en 1971, jusqu'aux malentendus de l'" année de l'Europe " en 1973.
Francis Delaisi (1873–1947) n'a jamais fait l'objet d'un ouvrage. Pourtant, son nom est régulièrement cité par ses contemporains et des épisodes de sa biographie sont abordés par des historiens aux spécialités très différentes. Il faut y voir le reflet d'un itinéraire éclaté, pour le moins déroutant mais dont ce collectif restitue la part de cohérence. Jeune étudiant dreyfusard, Delaisi s'impose avant 1914 comme une figure marquante du syndicalisme révolutionnaire et se fait remarquer par des essais virulents contre les " maîtres de la France " et les " marchands de canons ". En lutte contre les élites et aux marges du système, Delaisi le pénètre au lendemain du premier conflit mondial en devenant, grâce à un essai remarqué sorti en 1929, Les Deux Europe, un expert en économie reconnu par les institutions françaises et internationales et un défenseur de la cause européenne. En 1936, le Front populaire redonne de la vigueur au polémiste. Il édite alors sous l'égide du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes La Banque de France aux mains des deux cents familles. Mais Delaisi demeure un pacifiste convaincu. La défaite ouvre la dernière phase d'un parcours qui s'achève dans le collaborationnisme. Au final, l'itinéraire de Delaisi se lit comme le produit d'un parcours franco-français mais aussi européen, illustrant un souci écriture d'une nouvelle histoire de l'Europe.
Horace Finaly. Un nom de banquier qui eut son heure de gloire aux temps du Cartel des gauches ou du Front populaire. Un personnage de littérature aussi à travers Giraudoux dans Bella ou Proust dans la Recherche. Ce grand brasseur d'affaires réunit en sa personne toutes les complexités d'une époque riche des tensions et transformations qui ont accompagné la naissance de la France du XXe siècle. A la fois proche du modèle du banquier privé millionnaire et de celui des managers de notre temps, il mobilise à la tête de la célébrissime Banque de Paris et des Pays-Bas des moyens d'influence et d'action qui le placent au carrefour des principales instances de décision de la France de l'entre-deux-guerres. Qu'il s'agisse de l'avenir du franc, de choix de stratégie industrielle, de grande politique internationale voire de politique intérieure, Horace Finaly s'imposa comme l'un des interlocuteurs les plus écoutés d'Edouard Herriot, de Paul Painlevé, de Raymond Poincaré ou de Philippe Berthelot. Mais le souci dynastique ou l'attrait pour la richesse lui furent complètement étrangers tandis que sa formation, ses amitiés de jeunesse et son goût pour la littérature auraient pu l'attirer vers un tout autre destin. L'unité du personnage réside sans doute dans l'adhésion profonde du jeune homme qu'il était au temps de l'affaire Dreyfus à la culture et aux valeurs de la France républicaine. C'est ce choix délibéré qui lui fit gagner l'estime et l'amitié de la génération de nouveaux talents littéraires qui marquèrent le tournant du siècle. Il détermina ensuite les grandes options prises à la tête de sa banque afin de promouvoir les intérêts du pays au lendemain de la Grande Guerre et l'appui aux hommes politiques qui incarnaient le mieux les convictions qui étaient les siennes. Eric Bussière est professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Artois. Spécialiste d'histoire des relations économiques internationales et d'histoire des banques, il a publié ces dernières années La France, la Belgique et l'organisation économique de l'Europe, 1918-1935 (1992) et Paribas, l'Europe et le monde (1992).
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
Les faits présentés dans ce livre nous renvoient à près d'un siècle pour les plus récents d'entre eux. Pourtant, cette histoire déjà lointaine nous parait proche à bien des égards. Qui, aujourd'hui encore, peut rester insensible au récit des luttes politiques et sociales, au regard porté par les artistes du temps sur les sites et les scènes hérités de traditions industrielles dont certaines portent encore les dynamiques d'aujourd'hui ? Car le XIXe siècle est celui qui installe définitivement les provinces françaises du Nord dans le monde contemporain et leur ancrage dans l'espace national. Les spécificités que la région affirme sont interprétées comme autant d'apports à la Nation qu'il s'agisse de sa richesse démographique, industrielle ou agricole. Les combats qui l'animent sont ceux de la France tout entière que l'on parle de politique ou de religion, même si les provinces du Nord affirment souvent leur particularisme à travers le souci d'atténuer la violence des tensions qu'illustrent bien le poids dans la région du socialisme réformiste ou la sensibilité sociale des milieux catholiques, Peut-être est-ce du à ce que les provinces françaises du Nord savent ce que représentent la guerre, les invasions ou les occupations. Et si l'aspiration à la paix l'a souvent emporté à la suite de ces moments difficiles, le souvenir de la confrontation avec l'ennemi d'hier a aussi contribué à associer dans la mémoire collective le destin de la région avec celui de la Nation.
A la différence de son prédécesseur, Charles de Gaulle, Georges Pompidou a appréhendé le projet européen non seulement dans sa relation avec le fait national, mais également en lui-même. L'originalité de sa pensée est présentée dans cet ouvrage qui réunit ses interventions publiques mais aussi une large sélection de documents issus des archives de la Présidence de la République, annotés par Georges Pompidou et souvent inédits. Dès l'époque de la crise de la chaise vide, en 1965, Georges Pompidou constate que l'insertion de la France dans la Communauté est un processus irréversible sur lequel il faut s'appuyer. C'est ce qu'il cherche à faire en associant l'intérêt national dont il avait la charge au potentiel offert par la Communauté. Il le fait dans le domaine économique et monétaire, en politique étrangère, hautement symboliques des rapports de force avec l'Amérique, en impulsant de nouvelles politiques communes. Il rejoint cependant le Général en cherchant à promouvoir une " Europe européenne ", ce qui le conduit à émettre des réserves quant aux évolutions institutionnelles souhaitées par les partenaires de la France. Cet ouvrage montre également que la démarche de Georges Pompidou relève d'une vision fort ancienne de l'identité européenne, fondée sur la conscience de l'existence d'une civilisation commune. De cette vision, découle une ligne d'action spécifique et une démarche européenne originale appuyée sur la volonté d'échapper à tout déterminisme, et à ne s'engager que dans un projet totalement assumé. Georges Pompidou était bien porteur d'un projet pour l'Europe.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Directeur de cabinet du Premier ministre Georges Pompidou, Commissaire au plan, plusieurs fois ministre, mais aussi directeur général du marché intérieur à Bruxelles à trente-trois ans et premier président français de la Commission européenne, François-Xavier Ortoli (1925-2007) représente une personnalité profondément originale au sein des élites politiques françaises de la deuxième moitié du XXe siècle. Après avoir combattu les Japonais en Indochine - son pays de jeunesse - en 1944 et 1945, il promeut l'ouverture internationale et la modernisation de l'économie française comme jeune fonctionnaire au ministère des Finances, puis à la Commission européenne entre 1958 et 1961. La France, l'Europe, le monde sont dès lors au coeur de ses préoccupations et de son action, tant auprès de Georges Pompidou jusqu'en 1972, qu'à la Commission européenne jusqu'en 1984, ou à travers des canaux institutionnels multiples par la suite. C'est Ortoli lui-même qui parle dans le présent ouvrage où transparaît son goût pour l'analyse prospective. Les textes ici réunis rendent compte de la dimension spécifiquement européenne de sa pensée. Prises de position publiques, notes de réflexion ou de travail mais aussi correspondances révèlent le fonctionnement interne de la Commission ou mettent en avant des initiatives longtemps ignorées d'Ortoli comme Commissaire européen.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.