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L'art contemporain africain. Du colonialisme au postcolonialisme
Busca Joëlle
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738498922
Le regard occidental sur l'art contemporain africain est obstrué des scories idéologiques du passé colonial, de la situation économique marginale de l'Afrique, de préjugés de tous ordres. On le tient dans l'ignorance et le mépris ou bien on lui confère un sens préfabriqué par le culturel. Seules sont reconnues des productions exotiques et festives. Cet essai propose une analyse des conditions de diffusion et de réception de l'art contemporain africain, à travers manifestations récentes et débats en cours. De l'emblématique exposition " Magiciens de la Terre " au futur Musée du quai Branly. Autour des questions du postcolonialisme, de l'altérité, de la mondialisation ou de la créolisation. L'enjeu s'énonce ainsi : dégager l'art contemporain africain des présupposés de l'ethnologie pour lui permettre d'accéder à un traitement équitable, fondé sur l'idée d'art contemporain, et non limité à son africanité.
Janvier 1954, dans le ventre de Paris, rue de Rivoli. Cette nuit-là, Nestor Burma est sur les traces de l'un de ses vieux clients : un certain Lheureux, de Limoges, venu à Paris pour une bonne java dans les quartiers chauds, comme il le fait très régulièrement -ce que sa femme, Emilie, n'apprécie bien sûr que très modérément. Mais ce qui s'annonce comme une enquête de routine va bientôt s'avérer plus préoccupant : il y a du cadavre dans l'air... Après La nuit de Saint-Germain des Prés, déjà proposé par le tandem Tardi et Moynot en 2004, voici donc une nouvelle adaptation à quatre mains d'une aventure de Nestor Burma, d'après l'un des romans de Léo Malet. Magistral, comme toujours.
Depuis plus de trente ans, la relation entre environnement et agriculture est au coeur de l'actualité politique, sociale et économique. Elle représente un enjeu majeur de société au regard de la permanence des problèmes de pollution d'origine agricole, de la multiplication des injonctions européennes et nationales en matière de protection de l'environnement, du niveau croissant de sensibilité écologique des Français et de la capacité d'action et d'adaptation du monde agricole à l'injonction environnementale. L'objectif de l'ouvrage est de questionner, face aux incertitudes environnementales qui persistent et aux problèmes de pollution qui demeurent, les dynamiques de mise en oeuvre de l'action publique dans ce domaine. Malgré l'accroissement et la diversité en agriculture des instruments d'action publique environnementale, malgré les efforts consentis par les agriculteurs et les structures professionnelles depuis les années 90, comment expliquer la faible performance environnementale des dispositifs publics ? L'ouvrage propose d'analyser les mécanismes d'application de deux dispositifs emblématiques des années 2000, l'un réglementaire - le Programme de Maîtrise des Pollutions Agricoles (PMPOA) -, l'autre incitatif - les opérations labellisées Mieux. L'intérêt de l'ouvrage est de montrer que la mise en oeuvre des dispositifs agri-environnementaux est soumise à des arrangements incessants entre agriculteurs, organisations professionnelles agricoles et pouvoirs publics qui contribuent, par des jeux de négociation sur les moyens, à altérer la finalité environnementale de l'action publique. Le parti pris d'explorer les dispositifs agrienvironnementaux, à partir de leur mise en oeuvre, permet plus généralement de rappeler un mécanisme déterminant des politiques publiques : derrière le bel unanimisme de la gouvernance territoriale et des prises de position publiques " en faveur de l'environnement ", on retrouve les ingrédients, un peu vite oubliés, du corporatisme sectoriel et des " dysfonctionnements bureaucratiques ".
Construire (vrai constructivisme) pas à pas des mondes auxquels on ne s'attend pas, ayant comme puissance d'existence (de vie) de prendre corps sur un néant en miettes, sur une négativité pour ainsi dire infiniment tenue à distance. C'est cela, avec un sens du temps qui lui est singulier, que soutient Albert Clermont : qu'aucun acte (filmer, dialoguer, observer, se tenir là où nul ne l'attend, témoigner d'un égard inouï, accepter l'endurance de ce qui doit sortir comme "épreuve") ne soit comme mordu par le néant. Ne s'attendre à rien c'est veiller à ce que rien ne ruine par avance l'étonnement qu'il y a à "faire exister" (Deleuze), avant même qu'une distance de jugement décide de la validité de cette existence gagnée.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.