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Du roman courtois au roman baroque
Bury Emmanuel ; Mora Francine
BELLES LETTRES
40,60 €
Épuisé
EAN :9782251442594
Du roman courtois au roman baroque, quelles ruptures, quelle continuité ? Les romans des XVIe et XVIIe siècles, lointains ancêtres du roman contemporain, se sont-ils construits par opposition au roman médiéval, ou dans une filiation plus ou moins avouée ? Telle est la question à laquelle ont essayé de répondre la trentaine de spécialistes réunis du 2 au 5 juillet 2002 à l'Université de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines. En diversifiant les angles d'approche, en interrogeant tour à tour la merveille et l'amour - ces deux piliers du roman médiéval -, les stratégies narratives, le rapport à l'éthique et aux idéologies, les poétiques immanentes et les rencontres génériques, ils ont tenté de cerner les contours d'une évolution complexe où tantôt l'innovation se glisse subrepticement au sein d'un maintien affiché de la tradition, et où tantôt au contraire une volonté affichée de rupture dissimule la permanence souterraine de certaines pratiques ou de certains concepts. Du XIVe au XVIIe siècle se laisse ainsi percevoir une série de mutations d'autant plus multiformes que le roman, genre novateur mais mal défini, absent du système générique légué par l'Antiquité, connu pour sa tendance à phagocyter d'autres genres, est en fait un genre éminemment social, très sensible donc aux mutations d'une société dont il intègre et répercute les désirs ou les fantasmes. Mais en même temps, à travers un effort de théorisation croissant où le roman médiéval, face au roman de l'âge baroque, sert tour à tour de modèle et de repoussoir, se tisse peu à peu le fil d'une continuité et même d'une spécificité romanesques, porteuses de siècle en siècle des aspirations de la " modernité " littéraire.
Résumé : Les collègues et les amis de Jean-Pierre Néraudau ont voulu saluer sa mémoire en regroupant un ensemble de trente-cinq contributions sur l'un des poètes latins auquel il consacra lui-même de nombreux travaux : Ovide, en effet, par le miroir de la culture alexandrine et augustéenne qu'il représente, ainsi que par l'immense fortune qu'il connut du Moyen Age aux Temps modernes, incarne parfaitement ce qu'était la latinité aux yeux de Jean-Pierre Néraudau : à savoir une tradition vivante qui se perpétuait, sur la longue durée, dans les " confluents " des arts, animant l'inspiration des poètes, nourrissant l'imagination des peintres et des sculpteurs, défiant la virtuosité des musiciens. C'est dans cet esprit qu'il faut comprendre le terme " lectures " : à la fois dans le sens des lectures qui ont pu influencer Ovide (sources hellénistiques, poésie latine pré-augustéenne, histoire romaine) et dans le sens de celles que le poète a suscitées dans la tradition occidentale jusqu'au XVIIIe siècle. De la littérature aux arts plastiques, en passant par l'histoire du livre illustré ou de la mythographie, Ovide a fait ici l'objet d'approches très diversifiées, en mettant en commun les compétences de spécialistes français et étrangers qui, depuis quelques années, s'accordent tous à reconnaître la place hors du commun qu'occupe le poète latin dans la tradition occidentale.
Dans le théâtre tragique, la peinture des conquérants en parfaits amants est-elle une dérive fâcheuse des dramaturges qui, vers J660, se laissent gagner par le romanesque ? Le héros tragique a-t-il droit d'être policé et amoureux ? C'est bien la question de la présence et de la légitimité de la galanterie dans l'univers tragique que se posent les contemporains. Célébrée par ses partisans en ce qu'elle permet de moderniser les héros antiques et de les rapprocher ainsi du public, elle est condamnée par ses détracteurs comme n'étant que mollesse : elle conduirait à peindre des héros insipides qui ressemblent tous à des héros de roman. Ce débat sur la légitimité de la galanterie éclate par ailleurs tardivement par rapport à l'apparition du phénomène dans la production théâtrale. Alors que les diverses critiques à l'encontre de la galanterie dans le théâtre tragique se multiplient à partir de 1660, la question, au plan dramaturgique, se pose quant à elle très tôt dans le siècle. La galanterie, loin d'être une dérive de la tragédie concentrée sur le troisième quart du XVIIe siècle, se présente en effet comme une tentation poétique dès 1634 et jusqu'au début du XVIIIe siècle. Comme ce modèle de douceur mondaine entre en contradiction avec l'idéal tragique traditionnel, nourri d'héroïsme guerrier et de fureurs, il faut alors pour le dramaturge prendre acte de cette irréductible tension et y répondre par des choix poétiques. Séduite par une esthétique a priori peu faite pour elle, la tragédie française du Grand Siècle est le lieu d'un débat qui engage sa définition même.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.