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Atrée et Céladon. La galanterie dans le théâtre tragique de la France classique (1634-1702)
Barbafieri Carine ; Bury Emmanuel
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753502260
Dans le théâtre tragique, la peinture des conquérants en parfaits amants est-elle une dérive fâcheuse des dramaturges qui, vers J660, se laissent gagner par le romanesque ? Le héros tragique a-t-il droit d'être policé et amoureux ? C'est bien la question de la présence et de la légitimité de la galanterie dans l'univers tragique que se posent les contemporains. Célébrée par ses partisans en ce qu'elle permet de moderniser les héros antiques et de les rapprocher ainsi du public, elle est condamnée par ses détracteurs comme n'étant que mollesse : elle conduirait à peindre des héros insipides qui ressemblent tous à des héros de roman. Ce débat sur la légitimité de la galanterie éclate par ailleurs tardivement par rapport à l'apparition du phénomène dans la production théâtrale. Alors que les diverses critiques à l'encontre de la galanterie dans le théâtre tragique se multiplient à partir de 1660, la question, au plan dramaturgique, se pose quant à elle très tôt dans le siècle. La galanterie, loin d'être une dérive de la tragédie concentrée sur le troisième quart du XVIIe siècle, se présente en effet comme une tentation poétique dès 1634 et jusqu'au début du XVIIIe siècle. Comme ce modèle de douceur mondaine entre en contradiction avec l'idéal tragique traditionnel, nourri d'héroïsme guerrier et de fureurs, il faut alors pour le dramaturge prendre acte de cette irréductible tension et y répondre par des choix poétiques. Séduite par une esthétique a priori peu faite pour elle, la tragédie française du Grand Siècle est le lieu d'un débat qui engage sa définition même.
Résumé : Lorsqu'Héloïse rencontre James dans ce wagon du TGV Lyon-Paris, le coup de foudre est réciproque. Mais rien n'est simple pour Héloïse. D'abord, elle ne croit pas au coup de foudre : le romantisme, très peu pour elle ! Ensuite son sens de la loyauté est particulièrement aigu, au point d'être dans cette histoire un vrai handicap. La jeune femme fait donc taire ces sentiments inédits dont elle ne sait que faire, et ce qui aurait pu être le début d'une belle idylle en reste là. Deux ans et demi plus tard, après bien des épreuves et pas mal d'errance, Héloïse et James se retrouvent par hasard en Ecosse. Le coeur d'Héloïse n'a rien oublié. Elle est prête à croire que le destin vient de lui accorder une faveur. James, en revanche, ne se souvient pas d'elle. En effet, beaucoup de choses ont changé en deux ans et demi. Beaucoup, oui, mais pas toutes...
C'est quasi un lieu commun, dans la France du XVIIIe siècle, de blâmer le mauvais goût et la corruption de l'époque. Si celui-ci continue à envahir la France, il ne manquera pas d'entraîner, après l'apogée du Grand Siècle, le déclin de la nation, affirment les philosophes. Aussi la diminution de l'illettrisme, loin de susciter l'enthousiasme, est-elle perçue par bon nombre d'entre eux comme une menace, et d'acerbes critiques prétendent remettre dans le droit chemin les lecteurs peu instruits qui ont des prédilections pour les romans gothiques, pour les bagatelles du Mercure galant ou pour l'orientalisme vulgaire. Voltaire, Montesquieu, Diderot comme divers théoriciens de l'esthétique tentent ainsi d'établir une définition du bon goût qui leur permette de rejeter et de condamner à l'oubli les oeuvres qui s'en écartent et qui n'en sont pas moins, à nos yeux, représentatives de la variété des livres que l'on retrouve sur les étals des libraires avant la Révolution.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.