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Les francs-maçons des années Mitterrand
Burnat P ; Villeneuve C de
GRASSET
26,80 €
Épuisé
EAN :9782246470816
Roland Dumas, Pierre Joxe, Henri Emmanuelli, André Rossinot, Alain Devaquet, Yvette Roudy, Lucette Michaux-Chevry, Charles Hernu, Roger Bambuck... et tant d'autres! Comment la franc-maçonnerie française, forte d'à peine 100 000 membres, peut-elle compter une douzaine de ministres initiés - 20 à 25 % des portefeuilles - dans les différents gouvernements de la France mitterrandienne? C'est la première interrogation de ce livre, qui s'attache à répondre, sans parti pris, à un certain nombre de questions: quels sont aujourd'hui les buts et les moyens de la franc-maçonnerie? Quelles sont les causes de son nouvel essor?Pourquoi tant de frères autour du Président? Quelle est l'exacte différence entre « société initiatique » et « société secrète »? Et où se situent les limites entre solidarité et piston, fraternité et copinage, entraide et magouilles?Depuis le début des années 80, les « enfants de la Veuve », comme ils se désignent eux-mêmes, se sont trouvés au c?ur de tous les grands débats. En Nouvelle-Calédonie, c'est parce qu'ils étaient tous deux initiés que Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou sont parvenus à un accord. Les loges ont ici contribué à ramener la paix. À l'inverse, Michel Reyt, principal inculpé dans le scandale politico-financier de la SAGES, n'aurait pas pu prétendre à la même efficacité sans ses très fraternels appuis: c'est bien grâce au réseau maçonnique qu'il produisait les fausses factures destinées à alimenter les comptes des élus du PS.Les auteurs sont partis à la recherche des héros et des témoins de la franc-maçonnerie des années Mitterrand. Ils ont découvert une société d'hommes, avec ses saints laïcs et ses moutons noirs. Ils vous la racontent ici.
Vous et Poèmes troubles ont recours à la forme brève, épistolaire ou poétique, pour dire à nouveau le désir d'autrui et l'amour blessé. Sur le ton du souvenir et de la confidence, celle qui dit je s'adresse, ici comme là, à un énigmatique interlocuteur, dans l'attente de rompre le cercle de sa solitude. On retrouve dans ces deux textes, publiés en 1920 chez Sansot, l'ardeur et la sensualité qui animaient, dix ans auparavant, Le Livre pour toi et Cantique d'été, qu'Infolio vient de rééditer : ces quatre recueils forment un ensemble très émouvant. Marguerite y transpose, toujours avec cette ferveur qui la caractérise, ses peurs intimes et ses secrets espoirs. Le temps qui passe n'apaise ni sa fougue ni sa foi en une vie intense.
Ce livre propose des clés simples et puissantes d'intelligence émotionnelle en management.... Il donne des outils pratiques, pour analyser et agir dans des situations humaines complexes (engagement, coopération... Ou souffrance au travail, hyper-stress, burn out, mal-être...). Vrai "couteau suisse" du manager psy, il s'accompagne de nombreux cas et exemples.
Stuttgart, 1927 : Le Corbusier énonce le concept de plan libre dans le cadre de son célèbre manifeste des Cinq points d'une architecture nouvelle. Très rapidement, ce "mot-force" gagne son indépendance et s'impose comme un concept central de l'architecture moderne. En même temps, il s'ouvre à de nouvelles significations et devient ... rien moins qu'"indicible". Dans le présent essai, l'auteur établit les déclinaisons sémantiques de ce concept et interroge ce qu'elles apportent à la compréhension de l'architecture corbuséenne, que ce soit au niveau des intentions, des processus de conception ou encore des expressions formelles et spatiales. Au-delà de cet objectif de clarification, l'étude est aussi guidée par une optique particulière : Le Corbusier voyait dans la nouvelle architecture le moyen par excellence d'une nécessaire réforme sociétale. Le terme "plan" en exprime à la fois le dessein et le dessin - tout autant qu'un motif d'ordre -, tandis que l'épithète "libre" renvoie bien évidemment à l'objectif d'émancipation qui l'anime. L'étude appréhende dès lors le plan libre dans sa dimension d'oxymore, comme expression métaphorique du regard que Le Corbusier porte sur le monde et des méthodes de conception qui en découlent, ouvrant ainsi une voie originale, voire inédite, pour revisiter son architecture et sa propre posture face à la modernité.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.