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Vanessa
Burguet Frantz-André
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246850748
Voici le plus pur, le plus doux, le plus fervent des romans d'amour, celui d'un père pour sa fille, née le 26 mai 1974. Mais Frantz-André Burguet ne s'est pas satisfait de contempler un petit être qui s'appelle Vanessa, comme les papillons. Il a projeté sa vie dans l'avenir. Nous sommes en 2004 ; c'est un nouveau genre, qu'on pourrait baptiser l'amour-fiction. Vanessa est une pianiste connue qui s'est rendue célèbre en publiant un livre un peu méchant sur son premier mari. Elle ne va pas tarder à divorcer du second en attendant le troisième, qui pourrait bien être un timide professeur de chinois au collège de Nemours. Indépendante et songeuse, elle habite la Tour Bourbon bâtie à l'emplacement de l'ancienne Assemblée nationale. Elle dîne chez Lipp devenue une brasserie vietnamienne, elle circule dans un oeuf japonais, elle découvre un compositeur oublié, mort à trente ans, vers 1980. En somme, Vanessa vit son époque, les yeux ouverts. Mais elle n'en est pas moins restée fidèle à son enfance bourguignonne et parisienne, aux Noëls d'autrefois, à ses parents voyageurs qui goûtent leur âge mûr dans un allègre bonheur, comme si le temps ne coulait pas. Quand on le prend d'un peu haut, le futur a soudain les couleurs d'un souvenir, et Frantz-André Burguet réussit ce tour de force avec l'aisance que donne une passion vraie.
Geneviève Dieulefit, vingt-deux ans, découvre Venise sous la pluie avec son frère, François, et avec son professeur d'université qui est aussi son amant. Un jour, son frère disparaît sans laisser d'adresse. Geneviève se consacre à sa recherche et la société vénitienne qui l'a adpotée va l'aider à le retrouver. C'est un jeu et Geneviève a l'impression de commencer à vivre. Elle aime tout le monde, hôteliers, cinéastes, obsédés des deux sexes, écrivains, bateliers, acteurs. Elle aime la lagune et les îles. Elle aime surtout Véra qui l'héberge dans son palais. Elle se laisse transformer par Venise. Qui pourrait reconnaître en elle l'étudiante morose après les nombreuses aventures qu'elle vient de connaître ?
Clarens et Sylva s'aiment d'une passion d'adolescents, longuement enrichie et prolongée. Eperdus de jouissance, infiniment unis, ils vont bientôt connaître l'ennui. Une jeune femme très belle, qui s'appelle dans le livre "la Narratrice" , est destinée à rendre à leurs rapports toujours amoureux une violence perdue. Elle est à la fois la récitante qui raconte l'histoire et la femme qui se regarde vivre dans l'intimité sensuelle du couple. Son intervention renouvelle leur amour. Ils trouveront la joie dans une union désormais hors du temps. La Narratrice est la chimère, la fiction qui, à mi-chemin entre le rêve et la réalité, suscite la joie complète et définitive de la création. Avec des rythmes enchevêtrés de temps, de lieux et de ton, au cours de ces pages d'un érotisme incessant, aigu, d'où tout libertinage est exclu, Frantz André Burguet a écrit un roman grave et profond que l'on n'est pas prêt d'oublier.
Le privilège de notre mémoire, c'est sa faiblesse, son infidélité, cette fausseté qui nous permet, en un passé formé à notre image, de vivre selon notre coeur". Cette phrase est écrite par le romancier à la recherche de ce passé que, très jeune, il avait voulu construire et qu'il ne peut désormais que sécréter sous la forme d'une narration. A dix-huit ans, c'est par un meurtre que le narrateur a inauguré sa vie d'homme. Cet acte, par lequel a disparu une très jeune fille, Elia, concluait une expérience que l'on jugera insensée, d'une innocence et d'une pureté inconcevables ici-bas, une passion dont les effets gardent l'inéluctable rigueur des tragédies antiques. Le Reliquaire est une aventure de la mémoire au cours de laquelle un homme, en proie aux événements qui l'ont constitué et le harcèlent, se débat pour sauver son passé et le justifier en composant son livre. Il s'agit d'un plaidoyer humble à la fois et hautain, d'une enquête minutieuse et partiale grâce à laquelle le romancier entend forcer sinon l'approbation, du moins l'amitié du lecteur. Le chagrin de l'adolescent, la douleur de l'adulte, l'orgueil, et l'absolue fidélité pour Elia, composent une figure, celle de l'écrivain, qui pourrait se durcir dans le désespoir mais trouve, grâce à l'écriture, la maîtrise de soi qui justifie l'exergue du livre, empruntée au duc de Saint-Simon : "Dans cette terrible affliction, rien de bas, rien de petit, rien d'indécent. On voyait un homme hors de soi, qui s'extorquait une surface unie, et qui y succombait".
Marseille, l'année 1962. Deux mignonnes de quinze ans. Il y a Dominique, dont la famille, déjà à l'étroit, doit héberger des parents rapatriés d'Algérie, et il y a Claude, dont la famille, qui habitait Alger, ne trouve à se reloger que dans un H. L. M. de banlieue. Ce décor aurait pu fournir le point de départ d'une chronique de moeurs réaliste. Mais au lieu de la triste rengaine du populisme de terrains vagues, F-A Burguet fait entendre une alerte, acide petite musique bien personnelle. Les deux jeunes héroïnes ne sont pas filles à moisir entre papa et maman dans les quatre-pièces surpeuplés où les a jetées le sort. Elles ont du toupet, de l'abattage, des rêves, une conscience délurée de leurs charmes et l'instinct que la vie est ailleurs. Elles ont aussi un revolver, que Claude a rapporté de la guerre. Et les voilà parties sur les routes du Midi. Des fugueuses, quoi, avec tout ce qui s'ensuit d'habitude : le stop, les rencontres, et même ce qui sort de l'habitude... Qu'il suffise de dire que ce roman, libertaire plus que libertin, n'est ni un pamphlet contre la société ni une exaltation inconditionnelle de l'aventure, mais le portrait, très dur et très doux à la fois, de deux gamines de notre temps, ni meilleures ni pires que les autres. Un style rapide, sans prétentions, qui ne s'attarde pas en analyses mais court son chemin au petit trot, des observations tour à tour malicieuses, satiriques, attendries, une feinte désinvolture qui cache une profonde compassion : le lecteur retrouvera ici les qualités habituelles de F. -A Burguet. Le ton est si léger, si badin, les effets si adroitement ménagés, qu'il faut refermer le livre pour s'aviser qu'on vient de fouler un terrain scandaleux et d'assister à une tragédie.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.