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Le Grand amour de Jérôme Dieu
Burguet Frantz-André
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246009375
Jérôme Dieu : un nom pas comme les autres, celui d'une grande vedette de l'écran, mais aussi un homme de quarante ans, désabusé, aimé des femmes, qui inspire l'amour sans parvenir à le partager. Le voici au centre d'un tumulte où l'on rencontre Nathalie Blue, la comédienne jalouse, Emilie Garry, la starlette un peu vénale, Tatiana, la danseuse étoile promise au suicide, Jane Wilson, la star en blue-jean, Virginia Ask, la beauté noire {made in Hollywood}. C'est l'amour au pluriel, le désir conjugué au futur immédiat. C'est aussi le passé au coeur pur avec Françoise, la soeur de Jérôme, sa mère Léa, son père cheminot, Dorothée, l'écolière du lycée de Dijon... Jérôme va tourner un film aux Antilles. Il y rencontre Laurence, une sauvageonne de quinze ans pour laquelle il délaissera la bande des quatre : Emilie, Jane, Nathalie et Virginia. Laurence sera-t-elle l'amour enfin trouvé ou le naufrage de ses dernières ambitions sentimentales ? Dans ce roman, où il a voulu, comme Balzac, raconter une "histoire simple", Frantz-André Burguet nous entraîne à la poursuite de l'absolu dans un monde qui le refuse : celui du cinéma, cette illusion industrielle, des ratés de luxe, des Bovary d'outre-mer ; des bistros de Villejuif aux grands hôtels internationaux. Un monde où l'on s'endort avec des barbituriques, où l'on se réveille avec du champagne et d'où l'on risque de rentrer bredouille.
Marseille, l'année 1962. Deux mignonnes de quinze ans. Il y a Dominique, dont la famille, déjà à l'étroit, doit héberger des parents rapatriés d'Algérie, et il y a Claude, dont la famille, qui habitait Alger, ne trouve à se reloger que dans un H. L. M. de banlieue. Ce décor aurait pu fournir le point de départ d'une chronique de moeurs réaliste. Mais au lieu de la triste rengaine du populisme de terrains vagues, F-A Burguet fait entendre une alerte, acide petite musique bien personnelle. Les deux jeunes héroïnes ne sont pas filles à moisir entre papa et maman dans les quatre-pièces surpeuplés où les a jetées le sort. Elles ont du toupet, de l'abattage, des rêves, une conscience délurée de leurs charmes et l'instinct que la vie est ailleurs. Elles ont aussi un revolver, que Claude a rapporté de la guerre. Et les voilà parties sur les routes du Midi. Des fugueuses, quoi, avec tout ce qui s'ensuit d'habitude : le stop, les rencontres, et même ce qui sort de l'habitude... Qu'il suffise de dire que ce roman, libertaire plus que libertin, n'est ni un pamphlet contre la société ni une exaltation inconditionnelle de l'aventure, mais le portrait, très dur et très doux à la fois, de deux gamines de notre temps, ni meilleures ni pires que les autres. Un style rapide, sans prétentions, qui ne s'attarde pas en analyses mais court son chemin au petit trot, des observations tour à tour malicieuses, satiriques, attendries, une feinte désinvolture qui cache une profonde compassion : le lecteur retrouvera ici les qualités habituelles de F. -A Burguet. Le ton est si léger, si badin, les effets si adroitement ménagés, qu'il faut refermer le livre pour s'aviser qu'on vient de fouler un terrain scandaleux et d'assister à une tragédie.
Résumé : Un célèbre tableau de Balthus, La Leçon de guitare, est la clef secrète de ce récit où se mêlent l'érotisme et la poésie dans un paysage de Camargue. On retrouve ainsi un des principaux thèmes d'inspiration de Frantz André Burguet : l'amour et la mort se disputent un enfant face à l'immensité du sable, de l'eau et du rêve.
Résumé : Le héros de ce livre a le singulier privilège de conserver indéfiniment les fiévreux délires de son cerveau d'enfant. Il ne veut rien faire d'autre que battre la campagne, garder ce droit primaire auquel l'adulte renonce pompeusement, et qui est l'école buissonnière de l'imagination. Sa singularité est de subsister hors du temps, privé d'une liberté qui signifie événements, accidents, contraintes, souffrances, succession de hasards. Une panique incessante, éternelle terreur d'enfant, le menace. C'est l'attaque de monstres que l'on n'a pas impunément lus et rêvés. Il ne peut trouver son buisson d'écolier absent que protégé par des espaces clos qui restituent la quiétude effrayante mais feutrée de sa chambre d'autrefois, peuplée d'êtres imaginaires, mieux, comme l'écrit Rousseau, d'êtres selon son coeur. Survivrait-il, s'il souhaitait de quitter son invisible forteresse et s'il y parvenait ?
Geneviève Dieulefit, vingt-deux ans, découvre Venise sous la pluie avec son frère, François, et avec son professeur d'université qui est aussi son amant. Un jour, son frère disparaît sans laisser d'adresse. Geneviève se consacre à sa recherche et la société vénitienne qui l'a adpotée va l'aider à le retrouver. C'est un jeu et Geneviève a l'impression de commencer à vivre. Elle aime tout le monde, hôteliers, cinéastes, obsédés des deux sexes, écrivains, bateliers, acteurs. Elle aime la lagune et les îles. Elle aime surtout Véra qui l'héberge dans son palais. Elle se laisse transformer par Venise. Qui pourrait reconnaître en elle l'étudiante morose après les nombreuses aventures qu'elle vient de connaître ?
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.