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Finance verte. Marketing ou révolution ?
Bürgenmeier Beat
PU POLYTECHNIQU
29,50 €
Épuisé
EAN :9782889151110
La crise financière a conduit les banques à brader une valeur essentielle à leur bon fonctionnement, et dont elles s'étaient jusqu'alors prévalues : la confiance. En développant les investissements socialement responsables au-delà de tout marketing bancaire, celle-ci peut être regagnée. A condition toutefois d'infléchir nombre de pratiques actuellement en vigueur. Pour évaluer une entreprise, l'analyse financière doit se référer au concept de "juste prix", lequel traverse comme un fil rouge toute l'évolution de la pensée économique moderne. Mais le prix estimé n'est "juste" que s'il considère aussi les atteintes à l'environnement et à la cohésion sociale portées par l'entreprise. L'évaluation des risques et des incertitudes ne peut être laissée aux seuls acteurs financiers. A long terme, cette évaluation engage la société civile, et c'est pourquoi une finance partenariale doit être développée. Le renforcement des réformes liées au développement durable est tout aussi impératif que la réduction des risques dus au système financier. Dans cet essai clair et argumenté, Beat Bürgenmeier analyse les différents instruments à disposition pour provoquer un changement de comportements, essentiel et inéluctable, tant il est vrai que la responsabilité de la finance envers les générations futures est pleinement engagée.
La dégradation de l'environnement a ravivé un vieil antagonisme portant sur des positions controversées concernant le lien entre la pollution et la croissance économique. Cette controverse porte non seulement sur le lien causal mais encore plus fondamentalement sur le sens du bien-être économique. Pour les uns, la croissance est la cause principale de la pollution, pour les autres, elle en est le principal remède. Ce livre cherche à clarifier ce débat en explorant les limites auxquelles se heurte une expansion économique illimitée. Il est divisé en trois parties. La première examine le lien entre l'économie et l'environnement. La deuxième est consacrée à l'étude des enveloppes de viabilité et enfin la troisième partie analyse l'acceptabilité sociale de la politique environnementale. Ces aspects éclairent les limites que les ois établies en sciences naturelles imposent à l'économie. Ils flèchent donc une trajectoire qui traverse l'ensemble des arguments de ce livre exposant l'économie aux frontières de la nature. Ni l'économie, ni la nature ne se présentent à nous comme une fatalité à laquelle nous devons nous soumettre. Cette soumission a constitué en tout temps une tentative de limiter la liberté individuelle.
Pourquoi, depuis une quarantaine d'années, la plupart des pays développés voient-ils leurs performances économiques faiblir ? La faute aux innovations technologiques, à la mondialisation, aux Etats trop interventionnistes ? Les hypothèses sont nombreuses. Beat Bürgenmeier, professeur émérite d'économie, en propose ici une nouvelle : les fautifs, ce sont les parasites. Comme tout écosystème, notre économie fait les frais d'activités se développant à ses dépens. Ces parasites sont aujourd'hui multiples : bureaucratie envahissante, excès de gestion, nouvelles technologies menaçant la vie privée, finance internationale déconnectée de l'économie réelle... Par ailleurs, l'ensemble de notre économie parasite notre environnement naturel à grande échelle. Beat Bürgenmeier analyse ces freins à notre croissance et leurs conséquences, avant de dégager des solutions pour s'en débarrasser ! Un diagnostic inédit et complet de notre économie mondiale !
Dans quelle mesure la science économique peut-elle contribuer au développement durable? Cet ouvrage répond à la question, en abordant successivement les théories du marché efficient, de l'économie de l'environnement et de l'économie écologique, tout en insistant sur une combinaison optimale de plusieurs instruments issus du raisonnement économique. Résolument orienté vers ta politique environnementale, il offre une synthèse systématique des actions à entreprendre pour concrétiser te développement durable. Il présente notamment les techniques d'évaluation de l'environnement, en distinguant l'évaluation monétaire et non monétaire, discute les avantages et les inconvénients des différents instruments de la politique économique confrontée à la pollution, analyse les coûts environnementaux du transport international et explique d'une manière succincte les principaux apports de l'économie des ressources naturelles. Les dimensions sociale et environnementale du développement durable sont étudiées ici du point de vue des sciences économiques. Cette étude veut ainsi contribuer à la promotion de l'industrie écologique et à la gestion durable des entreprises. Elle se situe dans le débat sur la croissance versus la décroissance. La troisième édition actualisée et remise à jour porte également sur les changements climatiques. Destiné aux enseignants et étudiants des 2e et 3e cycles en sciences économiques, commerciales et sociales, l'ouvrage analyse donc, dans une optique interdisciplinaire, les interactions entre les dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable. Biographie de l'auteur Beat Bürgenmeier est auteur de plusieurs publications sur la politique économique, notamment dans le domaine environnemental. Il est Professeur d'économie politique à l'Université de Genève. Dans le cadre du Centre national de compétence de recherches sur le climat du Fonds national de la Recherche Scientifique ("NCCR-climate"), il dirige une recherche portant sur le lien entre les niveaux international et national des instruments économiques de la politique climatique.
Résumé : " Face au réchauffement climatique, croyez-vous que l'économie puisse continuer selon les règles et les théories issues de la science économique actuellement en vigueur ? " Voilà la question qui constitue le point de départ dans la recherche de l'auteur. Selon lui, une réaction immédiate s'impose. Il devient impératif de revoir notre modèle économique et de remettre en question nos croyances et nos certitudes face à la crise climatique. Au fil des chapitres, l'auteur analyse notre économie, son passé, ainsi que les scénarios qu'il est possible d'envisager avec les informations dont nous disposons aujourd'hui. Que se passera-t-il si nous remettons en cause notre relation avec la nature dès aujourd'hui ? Quelles sont les conditions qu'il faut respecter pour que notre monde ne connaisse pas une fin tragique ?
Résumé : Aujourd'hui, à l'évocation de l'architecture japonaise, les images d'un temple ou d'une pagode viennent assez naturellement à l'esprit. Certains auront également en tête des oeuvres plus contemporaines : les voiles de béton brut de décoffrage, massifs et modulaires à la manière d'Ando Tadao, les architectures plus légères d'Ito Toyo, Sejima Kazuyo ou les façades ouvragées de Kuma Kengo1, pour ne citer qu'eux. Un fossé générationnel, voire historique, assez surprenant, semble s'être creusé entre les images d'une architecture traditionnelle très emblématique où le bois est le matériau de prédilection, et celles plus actuelles de projets innovants où son usage se réduit. Au Japon, bien que le charpentier en ait longtemps été le maître d'oeuvre principal, la culture architecturale contemporaine semble avoir oublié ce savoir constructif accumulé durant des siècles. Une telle constatation s'applique d'ailleurs à nombre d'autres domaines de l'art comme la musique - les enfants japonais apprennent plus volontiers le piano ou le violon que le shamisen ou le koto - la peinture et la sculpture, enseignées selon les canons occidentaux depuis la réforme de Meiji à la fin du XIXe siècle. Le déclin de l'artisanat, l'industrialisation, la modernisation des savoirs et des techniques, sont des phénomènes aujourd'hui observables à une échelle globale, mais dans le cas du Japon en particulier, le contraste est saisissant, même inquiétant, entre ce qui reste d'un patrimoine ancien et ce qui se construit en majorité dans les villes japonaises.
Heinrich Tessenow publie la première édition de son Hausbau und dergleichen en 1916, en pleine Première Guerre mondiale. Et, à l'image de ses projets et édifices bâtis, cette oeuvre aussi brève que lumineuse ne manquera pas de susciter l'admiration des grands protagonistes de l'architecture européenne de l'époque. La construction de maisons dans ses déclinaisons les plus modestes (maisons ouvrières ou pour la petite bourgeoisie) lui offre un terreau fertile pour questionner les principes fondamentaux de la composition. Accompagnée de ses légendaires dessins au trait, la voix simple et claire de Tessenow s'écarte ainsi discrètement des slogans de l'avant-garde dans l'intense débat qui anime les premières décennies du XXe siècle. C'est peut-être ce qui lui a valu d'être laissé en marge des grands récits de la modernité architecturale. Or, un siècle plus tard, à l'heure où l'on se met à repenser les limites d'un concept de "modernité" souvent trop étroit, la posture originale et inimitable de cette architecture, plaçant l'habitation au centre de la réflexion, trouvera plus que jamais, dans cette première édition française, l'écho qu'elle mérite.