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VINCENTE MINNELLI
BURDEAU EMMANUEL
CAPRICCI
22,30 €
Épuisé
EAN :9782918040316
[Le festival du film de] Locarno porte aussi une tradition de grande rétrospective: cette année, Vincente Minnelli, dont l´intégrale s'accompagne d'une monographie écrite par Emmanuel Burdeau (éditée par Capricci), qui sort le personnage du cliché du metteur en scène de comédie musicale (Un américain à Paris, Tous en Scène) sans non plus opposer cette part enchantée de l"oeuvre à son revers plus sombre, le mélo blessé (Comme un torrent, les Ensorcelés...). Il les rassemble sous un même signe, ne négligeant au passage ni la comédie (Il faut marier papa) ni les films pour la télévision encore balbutiante, écrivant le portrait d'un cinéaste hollywoodien venu au cinéma en 1942 avec une vision du monde où l'univers était comme une scène naturelle, avant d" en ressentir la division (historique notamment), jusqu'à ne plus filmer, sur le tard, que des représentations soumises au temps et à sa douleur. C'est cette aventure artistique, intellectuelle, politique même, que Burdeau redessine, dans sa cohérence, son génie, sa cruauté, repassant pour cela par la description au plus près des films: la meilleure façon de faire danser la pensée au pas de Minnelli. Les festivals produisent en général des commentaires. Locarno vient déjà de produire un grand livre. Philippe Azoury, Next, sup. de Libération. --http://next.liberation.fr/cinema/01012352552-locarno-espere-jouer-gagnant-sur-tous-les-ecrans
En 2003, Wang Bing réalise A l'Ouest des rails, documentaire de neuf heures consacré à la fin d'une immense zone industrielle de la Chine. Ce film est aujourd'hui considéré à la fois comme un chef-d'oeuvre et comme un emblème des possibilités offertes par l'avènement du numérique. Wang Bing n'a cessé ensuite de travailler de la même façon, clandestinement et en s'attachant à des sujets pour le moins difficiles : la répression " antidroitière " (Fengming, chronique d'une femme chinoise et Le Fossé), l'extrême pauvreté (L'Homme sans nom et Les Trois Soeurs du Yunnan), la vie au sein d'un hôpital psychiatrique ('Til Madness Do Us Part). Dans cet entretien, le cinéaste chinois raconte son enfance, sa découverte de la politique au moment des événements de Tian'anmen, ses études, l'aventure d'A l'Ouest des rails, sa rencontre avec Fengming, les difficultés du Fossé... Il parle longuement de sa conception du cinéma, de sa méthode et des expériences partagées auprès de ceux qu'il filme. Publié à l'occasion de la rétrospective intégrale que lui consacre le Centre Pompidou, Alors, la Chine livre un témoignage incomparable sur la vie et le travail d'un cinéaste majeur. Il comporte également un essai critique d'Eugenio Renzi.
Extrait: Il se peut qu'un jour tout soit oublié, passé à la trappe; ce jour-là, nous nous souviendrons encore de Tony-Gandolfini luttant contre l'absence de face et le défaut de souffle. Est-il seulement possible de ne pas étouffer, à la télévision, quand on a son envergure? Envisageable d'y montrer un visage? L'usure des naseaux et les chavirements de l'expression trahissent une peine. Ça ne va pas. Je suis épuisé. Je vais continuer. Je n'en peux plus. --http://capricci.fr/editions.php?id_edition=45&type=1
Résumé : Sorti début 2016, Les Huit Salopards, huitième long métrage de Quentin Tarantino, renoue avec la logique du huis-clos de son premier film, Reservoir Dogs, et se mesure à nouveau au western, trois ans après Django Unchained. Les deux mots composant ce titre indiquaient un tiraillement entre dette et liberté. Le premier a une résonance cinéphile. Le second renvoie à une histoire d'esclave affranchi. On pouvait toutefois entendre déchaîné comme une invitation à parler de Tarantino différemment. Une invitation à libérer son cinéma des chaînes de la cinéphilie et de la citation pour l'aborder enfin de front : comme un art du recommencement à neuf et non de la reprise. C'est en tout cas le pari de cet ouvrage collectif, qui reparaît aujourd'hui dans une nouvelle édition augmentée, à l'occasion de la sortie des Huit Salopards. Film par film, des critiques de cinéma, des philosophes et des anthropologues décrivent l'évolution et la nouveauté formelle, mais aussi historique et politique, de l'un des plus grands cinéastes de ces vingt dernières années.
La comédie américaine suscite aujourd'hui un fort intérêt public et critique, notamment lié à l'ensemble des productions réunies sous le nom de Judd Apatow. Une quinzaine de chapitres de longueur et de registre variés dessinent ici la situation d'un genre désormais omniprésent, au cinéma et à la télévision, sur scène comme dans les vies. Ce sont des fragments et des notes, des légendes et des portraits, des lectures de scènes et parfois de textes. Certains s'attachent s à un motif, la honte, la citation ou la métaphore... D'autres proposent des essais de monographie, Ben Stiller, Will Ferrell ou Louis C K. Traversées d'une culture liée comme nulle autre à l'air du temps ; survols retraçant le chemin d'une inspiration ; aperçus d'Histoire, aussi, où Billy Wilder, Serge Daney et Woody Allen croisent et éclairent Ricky Gervais, Danny McBride et Seth Rogen. Se lève ainsi une série d'hypothèses ? critiques, politiques ? sur l'actualité et les généalogies de la comédie des années 2000.
Il a publié son premier poème à 8 ans, été condamné aux travaux forcés à 15, a dormi avec des cochons, volé des sèche-cheveux, été arrêté pour possession de stupéfiants. Il a giflé Otto Preminger, chanté avec Elvis Presley, joué dans plus de 130 films et enregistré une poignée de disques dont au moins un sublime. Eternel vagabond qui se considérait toujours entre deux trains, Robert Mitchum a posé ses valises à Hollywood au beau milieu des années 1930, acceptant sans trop y croire ce métier d'acteur auquel il attachait si peu d'importance, au point d'aller parfois pêcher entre les prises. Comme si, malgré le bruit, la gloire et l'agitation, il n'avait jamais été vraiment là. Lelo Jimmy Batista est auteur, scénariste, traducteur et journaliste (Libération, Sofilm, Binge Audio).
Résumé : Sorti quelques mois après la mort de Kubrick, Eyes Wide Shut est depuis nimbé d'une aura de mystère et de démesure : un tournage homérique de presque deux ans, le couple Tom Cruise-Nicole Kidman dans la tourmente, des acteurs qui quittent le projet, un réalisateur mythique connu pour ses méthodes hors du commun... Le cocktail est explosif, encore agrémenté d'un parfum de scandale lorsque surgit la rumeur d'un film toujours en cours de montage à la mort de Kubrick, et donc terminé in extremis par sa garde rapprochée. Vingt ans plus tard, cet ouvrage nourri d'une soixantaine d'entretiens revient sur la conception d'une oeuvre à part, peut-être la plus personnelle et hypnotisante du cinéaste. Avec en ligne de mire cette question clé : que nous apprend Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick ?
A peine dix ans et une poignée de rôles. Voilà ce qu'il a fallu à Bud, un gamin du Nebraska, pour devenir Marlon Brando, détrôner Laurence Olivier et se faire une place dans le grand récit américain. Puis quasiment plus rien. Une carrière déclinante, un comportement de plus en plus erratique, une résurrection magnifique mais éphémère (Le Parrain, Apocalypse Now). Comme s'il était arrivé trop tôt au sommet, avant de se laisser inonder par la mélancolie, un sentiment de l'absurde et une envie de disparaître. Réfugié sur son atoll du bout du monde, Marlon Brando posait cette question : combien de temps une star dure-t-elle ?
Résumé : Au début des années 1970, le monde entier observe, fasciné, un jeune Chinois jongler avec un nunchaku. Le fléau danse autour de son corps à moitié nu, il souffle, pousse des cris féroces, avec au fond du regard une étincelle de folie. Big Boss, La Fureur de vaincre, La Fureur du dragon, Opération Dragon... En quatre films vite moulinés, Bruce Lee réinvente les arts martiaux et sculpte sa légende. A 32 ans seulement, il est à la veille de sa mort. Des rues du Hong Kong de l'après-guerre à la Californie des sixties, voici le destin fulgurant du plus grand artiste martial de tous les temps, raconté comme un combat.