Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Allen Ginsberg. Le chant de l'Amérique
Bulteau Michel
DIFFERENCE
12,15 €
Épuisé
EAN :9782729116019
Allen Ginsberg fut le plus célèbre des poètes de sa génération mais aussi un phénomène littéraire et un " perturbateur " de l'ordre social. Ses premiers recueils de poèmes choquèrent l'Amérique d'Eisenhower à cause de la célébration des drogues et de l'homosexualité. Adversaire de la guerre du Vietnam et de la CIA, connu dans le monde entier comme un " maître de l'outrage ", il fut chassé de Cuba et de Tchécoslovaquie. Né en 1926 dans le New Jersey, étudiant à Colombia University où il rencontra Jack Kerouac, ce n'est que trois ans après la mort de sa mère, Naomi Levy (1894-1956), une Russe émigrée marxiste convaincue, qu'il écrivit Kaddish, l'élégie que l'on s'accorde à considérer comme son plus grand poème. Très lié avec des musiciens (Bob Dylan, The Clash et Paul McCartney l'accompagnèrent lors de la lecture de ses poèmes en public), Allen Ginsberg mourut d'un cancer du foie à New York, en 1997 à soixante-dix ans. Michel Bulteau a rencontré Allen Ginsberg à Paris en 1976 par l'entremise d'Henri Michaux. C'est Ginsberg qui l'a encouragé à s'expatrier à New York. L'admiration du jeune poète pour son aîné ne s'est jamais démentie. " Ginsberg est à la fois tragique et énergique, un génie lyrique, un écumeur d'aventures extraordinaire et il est probablement le poète qui a le plus influencé la poésie américaine depuis Walt Whitman. " Bob Dylan
Les villes ont le visage de ceux que l'on a aimés. Le New York de la fin des années 70, où Michel Bulteau croisa Lou Reed et Alan Vega, fréquenta Andy Warhol et Robert Mapplethorpe, n'est plus. À chaque détour de rue s'agitent des fantômes, ceux de Burroughs et de Ginsberg, de Kerouac et de Lindner. Souvenirs, anecdotes, poèmes donnent à la ville une réalité fantasmatique. Quelles autres bouées devant la mort et le vide que la poésie, la musique, la peinture ? La drogue ? " Naturellement, écrit Bulteau, il n'y a pas de sainteté de la drogue sans sainteté de la poésie. "
Voici enfin réunis les trois volumes de ce qu'on a appelé la trilogie new-yorkaise: Flowers, New York au milieu des spectres et La Reine du pop. C'est grâce à Allen Ginsberg que le jeune poète Michel Bulteau, hanté par la mythologie warholienne, se retrouve à New York. Il ne sait cependant pas qu'il va être amené à participer à la naissance du punk, dont tant de futurs héros deviendront ses amis. William S. Burroughs vient lui aussi de s'installer à Manhattan. On trouve dans ce livre des situations abracadabrantes, des destins brisés, des portraits percutants. Il s'agit d'un ouvrage essentiel pour la compréhension d'une période emblématique d'un New York définitivement disparu.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Colette (1873-1954) qui signa d'abord "Gabrielle Colette", puis "Colette Willy", puis "Colette Jouvenel", puis "Colette", qui aurait pu signer "Colette Goudeket" et ne le fit jamais, a été l'un des écrivains les plus célèbres et les plus admirés de son temps. Elle a séduit les publics les plus simples comme les plus raffinés. Auteur de nombreux romans et nouvelles, elle fut aussi mime, danseuse nue, actrice, journaliste, rédactrice de journaux à scandale, conférencière, esthéticienne. Sa vie privée, une fois débarrassée de ses légendes, de ses maris, de ses amants et de ses amantes, vaut bien un roman: celui d'une "écrivaine" éprise avant tout de liberté.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.