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Sociologie de Jérusalem
Bulle Sylvaine ; Scioldo-Zürcher Yann
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348055607
Jérusalem apparaît d'abord comme le lieu où se concentrent de multiples conflits, hérités d'une très longue histoire et chargés de symboles. Mais c'est aussi une ville, avec sa sociologie, sa démographie, sa gouvernance, dont la singularité n'interdit pas que l'on en fasse un objet d'analyse. Alors que Jérusalem, trois fois Ville Sainte, proclamée capitale éternelle par l'Etat d'Israël, est au coeur d'un conflit religieux, politique et médiatique, ses transformations contemporaines montrent une image contrastée. Singulière au plan géopolitique, elle est cependant, comme d'autres villes, au coeur d'un processus de reconquête et de spéculation. Celui-ci s'effectue principalement à des fins religieuses et conforte la séparation entre Israéliens juifs et palestiniens de Jérusalem ou d'Israël, au détriment de la mixité urbaine et sociale. En appuyant l'analyse des transformations de la ville sur un socle historique, l'ouvrage aborde tour à tour la sociologie et la démographie de Jérusalem-Ouest depuis 1948, sa gouvernance et la transformation de son image urbaine tournée vers le tourisme religieux et les classes aisées. Jérusalem-Est, quant à elle, apparaît de plus en plus isolée et comme une ville périphérique. L'ouvrage montre de façon réaliste les récentes évolutions sociologiques, économiques et urbaines, et une inexorable tendance au repli, malgré la volonté politique et nationale de faire de la ville une capitale internationale.
Une sociologie politique d'Israël et des Territoires occupés au plus près des populations et de leurs transformations Les massacres du 7 octobre 223 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l'opinion publique et sur le militantisme antisioniste. Mais les émotions face à l'horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens. Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu'une grande partie de l'opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne. Qu'est-ce que le sionisme réel en Israël ? Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ? Qu'est-ce qu'être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d'effondrement ? La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence. En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.
L'individualisme méthodologique est sans doute aujourd'hui l'approche la plus mal traitée dans les sciences sociales, et la plus mal comprise. L'ampleur des erreurs commises à son endroit dans la littérature, où il est souvent renvoyé à une forme ou une autre de réductionnisme, est préoccupante. Pourtant, les travaux qui lui sont rattachés s'appuient sur une tradition théorique et méthodologique importante, développée autour de questions fondamentales, portant notamment sur la causalité, l'explication et la rationalité de l'acteur social. Les divergences relatives entre experts sont, par elles-mêmes, instructives et peuvent participer aussi de l'explication de la confusion qui règne dans la littérature à son sujet. En réalité, le seul consensus véritable que révèle ce volume, est l'opposition des contributeurs sociologues à l'interprétation réductionniste qui domine la philosophie anglo-saxonne contemporaine. L'ampleur prise par cette interprétation dans la communauté scientifique constituerait un sujet de recherche à lui seul que plusieurs des contributions aident ici à éclaircir.
Résumé : Des conceptions sur la constitution des relations entre l'individu et le monde, aux approches de la société et de l'école, des lignes peuvent être tracées. Comment ces lignes lient-elles éducation et sociologie ? Quelles en sont les fondements théoriques majeurs ? Pour y répondre, nous réalisons un examen méthodique des corpus construits autour du rôle des facteurs individuels et sociaux dans la formation de la raison humaine et du rôle de la raison humaine dans l'action sociale. Cet examen est conduit à travers les grands classiques de la sociologie, les recherches et les discussions critiques parmi les plus significatives, sans se laisser contraindre arbitrairement par les frontières entre disciplines. Partant, le présent ouvrage a pour objet de constituer une introduction scientifique aux enjeux contemporains de l'éducation et de l'école.
Cet ouvrage retrace ? des années Zerhfuss à aujourd?hui ? l?histoire d?une urbanisation laissée en souffrance et aborde la façon dont les politiques ont pris conscience de la dégradation des cités et de l?urgence d?une rénovation urbaine. À Clichy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis) - siège des émeutes de 2005 - le commissariat de sécurité et de proximité, prend un autre sens. Il est la pièce maîtresse du nouvel échiquier urbain. Dans le quartier du Plateau, à la lisière des deux communes, on découvre un étrange objet sculptural en acier, cette carapace rouille, accidentée en mouvement, joue la muraille Vauban et la peau transparente. Conjuguer ouverture citoyenne, confort des policiers et activité répressive relève de la gageure. Ouvert depuis le 30 septembre 2010 au public, le nouveau commissariat a réussi à s?imposer en symbole du renouveau.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.