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Israêl après le 7 octobre. Une société fragmentée
Bulle Sylvaine
PUF
17,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 12 février 2026
EAN :9782130890201
Une sociologie politique d'Israël et des Territoires occupés au plus près des populations et de leurs transformations Les massacres du 7 octobre 223 en Israël, suivis de la guerre extrême menée par Israël à Gaza et contre les Palestiniens, ont des conséquences majeures sur l'opinion publique et sur le militantisme antisioniste. Mais les émotions face à l'horreur bien réelle de Gaza semblent avoir pour effet de simplifier considérablement la connaissance empirique de la société israélienne dans son rapport aux Palestiniens. Cet ouvrage vise à montrer la diversité et la complexité de la société et de la politique israéliennes, alors qu'une grande partie de l'opinion publique internationale les réduit à un miroir inversé de la situation palestinienne. Qu'est-ce que le sionisme réel en Israël ? Quel est le rôle exact des inégalités, de la race et de la religion dans la construction actuelle de la nation ? Qu'est-ce qu'être Israélien après le 7-Octobre, alors que le pays est en proie à des tensions entre nationalisme extrême et sentiment d'effondrement ? La réalité palestinienne connaît elle-même des transformations passées sous silence. En mobilisant les enquêtes de terrain et les sciences sociales, cet ouvrage entend nuancer les visions binaires simplistes, et donner à voir un hors-champ des représentations, au plus près des sociétés réelles.
Toute société est traversée par de multiples conflits, et c'est cette conflictualité irréductible, qui permet aux sociétés de changer dans le temps. C'est ce que démontre ce livre en confrontant les travaux classiques de la sociologie du conflit aux analyses les plus récentes. Comment et pourquoi des conflits sociaux naissent dans une société donnée ? Quels effets produisent-ils sur l'organisation sociale et sur les liens sociaux ? Comment les analyser ? Ce panorama prend en en compte la diversification extrême des conflits sociaux contemporains (de classe, de race, de genre, post-coloniaux, urbains, au travail, dans les organisations, etc.) et distingue plus particulièrement trois grandes familles de conflit : les luttes autonomes, les luttes subalternes et les nouvelles luttes démocratiques.
L'individualisme méthodologique est sans doute aujourd'hui l'approche la plus mal traitée dans les sciences sociales, et la plus mal comprise. L'ampleur des erreurs commises à son endroit dans la littérature, où il est souvent renvoyé à une forme ou une autre de réductionnisme, est préoccupante. Pourtant, les travaux qui lui sont rattachés s'appuient sur une tradition théorique et méthodologique importante, développée autour de questions fondamentales, portant notamment sur la causalité, l'explication et la rationalité de l'acteur social. Les divergences relatives entre experts sont, par elles-mêmes, instructives et peuvent participer aussi de l'explication de la confusion qui règne dans la littérature à son sujet. En réalité, le seul consensus véritable que révèle ce volume, est l'opposition des contributeurs sociologues à l'interprétation réductionniste qui domine la philosophie anglo-saxonne contemporaine. L'ampleur prise par cette interprétation dans la communauté scientifique constituerait un sujet de recherche à lui seul que plusieurs des contributions aident ici à éclaircir.
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.