Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les ciels de Tiepolo
Buisine Alain
GALLIMARD
12,11 €
Épuisé
EAN :9782070744749
Toute notre modernité a pris la fort mauvaise habitude de systématiquement dramatiser la création, de la penser comme nécessairement dramatique. Tout devrait toujours mal finir, très mal finir quand on est un créateur. Depuis le poète maudit du XIX ? siècle, clochard et alcoolique, jusqu'au romancier contemporain mort du sida, depuis l'automutilation et le suicide du peintre jusqu'à la folie du peintre interné, tout doit toujours en passer par la souffrance et le tragique, qui confirment et signent l'authenticité de l'oeuvre d'art. Nous n'imaginons plus la création que traversée par la fêlure, travaillée par la perte et la négativité. Créer pour s'anéantir, s'anéantir pour créer. Un artiste heureux apparaît toujours vaguement soupçonnable et coupable, et, pour tout avouer, peu crédible. Il manque de profondeur. Dans cette perspective, le Vénitien Giambattista Tiepolo est le pire artiste qu'on puisse imaginer". Alain Buisine.
La passion de l'art culinaire et le goût de la peinture peuvent parfois se rejoindre à merveille. Ainsi, de la Renaissance au XIIIe siècle, Venise a pris autant de plaisir à organiser de fabuleux banquets qu'à les voir représentés par ses plus grands peintres: Véronèse, le Tintoret, Tiepolo et bien d'autres. Au début du XVIe siècle, la peinture privilégie le caractère religieux et austère de la Cène à Emmaüs. Puis elle s'oriente vers des représentations plus laïques et profanes. La bonne chère l'emporte vite sur les préoccupations sacrées. Avec une prédilection pour les Noces de Cana, miracle de la métamorphose de l'eau en vin. Les peintres vénitiens font ainsi du premier miracle du Christ une opulente et prosaïque tablée. Jusqu'a la Dernière Cène qui se transforme en véritable banquet. Dans ce parcours pictural et gourmand, Alain Buisine affiche l'effective présence du promeneur qui goûte et savoure les richesses de la Sérénissime comme un de ces plats typiques que proposent encore les trattoria des quartiers populaires.
Du peintre vénitien dit le Canaletto (1697-1768), on connaît les célèbres vues urbaines de Venise. Mais on ne sait presque rien sur sa vie, sa démarche créatrice, ses bonheurs et tristesses d'artiste. Dans ce quatrième ouvrage consacré à Venise, Alain Buisine opte pour un livre à deux voix. D'une part, il retrace les scènes majeures de la vie du peintre, à partir des quelques éléments biographiques connus, de l'autre, il réagit, avec érudition et passion, face à sa peinture et à Venise, telle qu'elle était et telle qu'elle est devenue. Un Vénitien dit le Canaletto donne ainsi à l'histoire de l'art une véritable dimension romanesque.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.