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Le Déjeu d'Alexandre Voisard
Buchs Arnaud
INFOLIO
12,50 €
Épuisé
EAN :9782884743310
Ce poète jurassien, dont le texte Liberté à l'aube fut déclamé par la foule du nouveau canton, est reconnu bien au-delà de ses frontières régionales et nationales pour la qualité et la diversité d'une oeuvre ample et foisonnante. Redécouvrons-la à l'occasion du 90e anniversaire de son auteur. L'oeuvre d'Alexandre Voisard frappe immédiatement par sa très grande variété : à côté des poètes, le roman y côtoie le carnet, le dessin même répond aux proses les plus diverses. Mais toujours l'écriture, quel que soit le chemin qu'elle emprunte, sonne juste ; elle se connaît à un ton qui n'est qu'à elle, et qui va à l'essentiel : la recherche d'une juste mesure entre le sujet et son objet. L'écriture d'Alexandre Voisard est donc avant tout parole, c'est-à-dire l'incarnation d'une personne dans le verbe. Aussi cette oeuvre est-elle peut-être avant tout poétique, si l'on entend par là moins l'attention à une forme particulière que le souci jamais pris en défaut de concilier esthétique et éthique. Alexandre Voisard est le poète de Liberté à l'aube (1967) - mais pas seulement, et l'on aurait tort de réduire son oeuvre à ce texte marquant, mais qui ne constitue toutefois qu'un jalon d'une écriture en perpétuel mouvement. Le Déjeu (1997) constitue un autre jalon, tout aussi important, où le poète dresse une manière de bilan de son activité. La collection Le cippe est au carrefour de toutes les littératures de langue française. Dans le but de nous faire redécouvrir des oeuvres célèbres que l'on croit connaître (Bouvier, Cendrars, Dongala, Giauque, Kourouma, Kristof, Ramuz, Schehadé, etc.), dans une vraie confrontation de regards et une mise en perspective très documentée. Pour grand public comme pour étudiants. Voir le site : www. lecippe. ch.
Présentation de l'éditeur La peinture traverse toute l'oeuvre de Diderot, et pourtant elle demeure insaisissable. Elle surgit régulièrement au détour d'une digression, puis sa trace se perd rapidement, avant de ressurgir au moment où l'on ne s'y attend plus. Diderot aime s'en détacher pour mieux y revenir, comme malgré lui. Les essais réunis ici montrent, à trois moments bien distincts, que la peinture est en fait essentielle à l'écriture et à l'esthétique de Diderot. Ces trois essais n'ont aucune visée totalisante ou synthétique ; ils proposent au contraire un regard oblique sur une oeuvre foisonnante où l'essentiel n'est jamais là où l'on croit l'avoir vu.
Esthétique et Modernité : ces deux termes veulent-ils encore dire quelque chose, à une époque où l'on ne cesse de parler de la fin de l'art ? Dans cet essai, Arnaud Buchs aborde la question à nouveaux frais. A partir de Diderot et de Baudelaire, il montre combien l'esthétique repose toujours, fondamentalement, sur une poétique. Il ne peut en effet y avoir de véritable discours critique sur les oeuvres d'art sans une réflexion sur le pouvoir et les limites du langage, les différents régimes rhétoriques et le recours aux fictions. L'écriture du regard tend dès lors à se confondre avec une description du langage, comme s'il fallait d'abord impérativement voir les mots pour réussir ensuite à percevoir et comprendre la réalité dans laquelle il nous enferme. Selon Arnaud Buchs, de la Lettre sur les sourds et muets aux Ecrits sur l'art se dessine, en filigrane, un horizon de pensée la Modernité dont nous n'avons pas fini, aujourd'hui, de mesurer la profondeur. Faut-il en conclure que pour inventer l'esthétique de la Modernité, Baudelaire devait d'abord oublier Diderot ?
Quelle sorte d'enfance Sherlock Holmes a-t-il eue? Que devient vraiment Blanche Neige après son mariage avec le Prince Charmant? Que se seraient dit Charles Bovary et M. de Rênal si leurs chemins s'étaient croisés? Ces questions, il arrive que des écrivains s'essaient à y répondre dans des oeuvres qui donnent un supplément d'existence à des personnages - les leurs ou ceux des autres. C'est à cette pratique, qu'on propose d'appeler transfictionnalité, que cet ouvrage est consacré. S'il s'interroge sur son étendue, s'il en répertorie les formes et les ramifications, c'est, chaque fois, pour examiner les enjeux d'un phénomène qui a quelque chose de proliférant. Une fiction est-elle bornée par le récit qui l'instaure? Qu'advient-il de l'autorité d'un auteur sur "ses" personnages lorsque des continuateurs s'aventurent dans les interstices de leurs histoires, jettent sur eux un nouvel éclairage ou réinventent leurs destins? Les récits transfictionnels ne répondent pas à ces questions mais, les faisant surgir, nous enjoignent de reconnaître à quel point l'exercice de la fiction nous confronte à des contradictions inextricables et fertiles.
Résumé : Goy ne bouge pour ainsi dire pas de chez lui et, en magicien plus véritablement magicien qu'aucun autre, transfigure à longueur de temps le pauvre bout de jardin qu'il voit de sa fenêtre. Il n'a besoin d'aucun adjuvant extérieur, ni d'aucune sorte de drogue. C'est l'encens du quotidien qui brûle très lentement. La poussière devenue magie. Quand je regarde les meilleures de ces oeuvres (et certes, il ne faudrait pas que toute la peinture se réduisît à cette alchimie-là), je pense à ce que Rilke a écrit des anges tels qu'il les imaginait : "pollen de la divinité en fleur" ; c'est vraiment quelque chose comme cela.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.
Ce catalogue du Musée de l'art brut de Lausanne présente l'oeuvre de Nanetti en détail, telle qu'elle était au moment de sa création aussi bien que dans son état actuel (très dégradé). Il est enrichi d'un dépliant de sept mètres, des commentaires de plusieurs spécialistes et d'un film de 20 minutes, I graffiti della mente. Chaque jour, Fernando Oreste Nannetti (1927-1994) a gravé des signes mystérieux sur les façades de l'hôpital psychiatrique de Volterra, en Toscane, réalisant en huit ans une création monumentale (70 mètres de long). A y regarder de près, ces signes apparaissent comme des lettres formant des mots et des phrases. Nannetti rapporte les nouvelles qu'il dit recevoir par télépathie, avec des extraits de journal intime, des énoncés biographiques, récits de guerre ou descriptions fantastiques, le tout accompagné de dessins. Un incontournable de l'art brut, une oeuvre fascinante. L'exposition Nannetti "colonel astral" se déroulera du 25 février au 28 août 2011.
Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel. La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition : l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras. Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait "l'hindouisme proprement dit" pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.