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Léonce et Lena
Büchner Georg ; Chartreux Jean-Pierre ; Spreng Ebe
L ARCHE
9,50 €
Épuisé
EAN :9782851815729
Ah, Valerio, Valerio, j'ai compris ! Ne sens-tu pas le souffle du sud ? Ne sens-tu pas onduler l'éther bleu profond, la lumière étinceler sur la terre dorée de soleil, sur les saintes étendues salées et les colonnes et les corps de marbre ? Le grand Pan est endormi et, dans l'ombre, au-dessus des flots mugissants, les silhouettes de bronze rêvent du vieux magicien Virgile, de tarentelles et de tambourins, de nuits profondes et folles, pleines de masques, de flambeaux et de guitares. " Au printemps 1836, le fameux éditeur allemand Cotta annonce un concours de la meilleure comédie en un ou deux actes. Prix : 300 gulden. Büchner se met au travail. Malheureusement pour ses finances il remet sa copie, Léonce et Léna, trop tard. L'événement fondateur de cette comédie est le mariage tonitruant, en avril 1833, du prince Louis de Hesse et de la princesse Mathilde de Bavière. Dans sa feuille révolutionnaire, Le Messager hessois, Büchner avait dénoncé la situation d'injustice cristallisée par ces noces : d'un côté des festivités ruineuses, de l'autre, la misère du peuple. Il y a donc à la source même de cette comédie un geste politique. Mais cette dénonciation d'une injustice locale se déploie dans une sorte de satire cosmique, où toute la création est absurde parce qu'automate, mécanique et marionnette ; l'histoire se passe dans le royaume de fantaisie des comédies de Shakespeare : un prince mélancolique et son fou fuient la cour d'un roi gâteux et trouvent en chemin une princesse vagabonde. L'homme n'est rien, et les pouvoirs sont grotesques. Chez Büchner, on trouve une sorte d'acceptation sereine du néant. Refus catégorique de tout " romantisme de lieutenant ". Dans une lettre de juillet 1835, il dénonçait ces " soi-disant poètes idéalistes [qui] ne nous ont guère donné que des marionnettes aux nez barbouillés d'azur et au pathos affecté, mais non des êtres humains de chair et de sang dont je puisse partager les souffrances ".
Ce poète révolutionnaire, ce shakespearien démocrate a aussi laissé des essais philosophiques et des commentaires sur Spinoza et Descartes, qui éclairent de façon passionnante ses positions matérialistes. Enfin, cet écrivain étonnamment moderne était un spécialiste (déjà reconnu) de ce qui ne s'appelait pas encore la biologie. C'est la première fois au monde que se trouvent réunis et commentés tous les textes de Büchner : qu'on peut donc apprécier et comprendre la cohérence profonde des travaux si divers qui occupèrent la courte vie de ce véritable génie.
Mourir de la guillotine, de la fièvre ou de la vieillesse ? Il vaut encore mieux se retirer dans la coulisse d'un pied agile, accompagner sa sortie de quelques gestes gracieux et écouter les applaudissements des spectateurs. [...]. C'est bien que la durée de notre vie soit un peu réduite, l'habit était trop grand, nos membres ne pouvaient pas le remplir. La vie tourne à l'épigramme, tant mieux. Qui aurait assez de souffle et d'esprit pour une épopée en cinquante ou soixante chants ? [...]. La vie ne vaut pas la peine qu'on prend pour la conserver.".
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?