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Je et tu
Buber Martin
AUBIER
16,00 €
Épuisé
EAN :9782700704297
Martin Buber (1878-1965) est essentiellement le philosophe de la réciprocité. Il est en effet à l'origine de l'attention toute particulière accordée à la problématique de l'autre dans les philosophies existentielles du XXe siècle. Publié à Heidelberg en 1923, le Je et tu (Ich und Du) suscita, influença ou accompagna les réflexions de Husserl sur la coexistence des intentionnalités, celles de Scheler sur la "sympathie", celles de Jaspers sur la "communication", de Heidegger sur le "mit sein", de Sartre sur le "pour-autrui" et de Lacan sur "l'autre". Si tous n'ont pas forcément lu ou médité Martin Buber, chacun au moins, par son cheminement autonome, exprime l'importance primordiale de la réflexion sur l'autre. Notamment Levinas, chez qui la philosophie du visage comme signe divin fait écho à la doctrine bubérienne du Face-à-Face. Gaston Bachelard exprime le centre incandescent de l'oeuvre de Buber, dans sa Préface au Je et tu: "Il faut avoir rencontré Martin Buber pour comprendre dans le temps d'un regard la philosophie de la rencontre, cette synthèse de l'événement et de l'éternité. Alors on sait d'un seul coup que les convictions sont des flammes et que la sympathie est la connaissance directe des âmes. C'est ici qu'intervient la catégorie bubérienne la plus précieuse: la réciprocité".
Reconnu comme l'un des philosophes juifs les plus importants du XXe siècle, Martin Buber a su traduire en termes universels l'essentiel de la tradition juive. Pionnier du dialogue entre le judaïsme, le christianisme et le monde arabe, il n'a cessé, tout au long de sa vie et de son j oeuvre, d'élaborer une pensée de la rencontre fondée sur la reconnaissance de l'altérité. La Foi des prophètes, l'un de ses livres majeurs, demeuré inaccessible au public français jusqu'à aujourd'hui, relève de cette philosophie de la relation.Ce qui intéresse Buber au premier chef, dans cette somme rédigée juste avant la Shoah et reprise dans les années qui l'ont suivie, c'est la relation de dialogue tout à fait originale qui existe entre Israël et son Dieu. Le prophète, qui n'est ni un sage ni un saint, mais le porte-voix du Tout-Autre dans le monde des hommes, constitue le vecteur par excellence de cette relation singulière. A travers lui, la parole divine s'introduit comme par effraction dans l'histoire d'une communauté, et tente de bouleverser le destin de l'humanité. A mi-chemin entre une exégèse très savante et une pensée du sens ultime, Buber nous livre, dans ces pages qui n'ont pas pris une ride, le c?ur de sa philosophie.
La tradition est la plus noble des libertés pour la génération qui l'assume avec la conscience claire de sa signification, mais elle est aussi l'esclavage le plus misérable pour celui qui en recueille l'héritage par simple paresse d'esprit." À travers ces textes, dont la publication s'échelonne entre 1909 et 1952, Martin Buber s'efforce de penser le judaïsme et, plus précisément, "le processus spirituel du judaïsme qui s'accomplit dans l'histoire comme un effort vers la réalisation toujours plus parfaite de trois idées connexes: l'idée d'unité, l'idée d'action, l'idée d'avenir"; l'idée n'étant pas entendue comme concept abstrait, mais comme force de manifestation de l'être au monde.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.