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Un abbé en Mayenne. Ou le prêtre aux deux visages
Bruneau René
AMANUENSIS
25,10 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 19 février 2026
EAN :9782387160201
30 août 1894. L'abbé Bruneau est guillotiné à Laval, reconnu coupable de l'assassinat de son curé, accusé en outre d'un autre meurtre ainsi que de vols répétés et même d'incendies volontaires. Il est condamné à mort au terme d'une instruction et d'un procès diligentés totalement à charge, tant la vie dissolue de ce prêtre a, dans cette région très catholique, dressé contre lui la population, la presse et les institutions. La condamnation à mort puis l'exécution donneront lieu à un véritablement débordement d'hystérie collective. Or, en 1943 d'abord, puis en 2001, deux anciens magistrats reprenant l'enquête ont dénoncé le manque flagrant d'objectivité de la procédure et émis la possibilité d'une erreur judiciaire. Telle est l'autre hypothèse... C'est au hasard d'une recherche que l'auteur est tombé sur cette étonnante histoire. Le fait de partager avec cet abbé le même patronyme n'est sans doute pas étranger à la curiosité qui l'a poussé à vouloir mieux connaître ce personnage hors du commun.
Résumé : Cet ouvrage fait le point sur les aspects juridiques liés à l'évolution du crédit-bail mobilier. Il analyse en profondeur les obligations de l'établissement de crédit et celles de l'utilisateur en prenant en compte la jurisprudence récente. Ce marché a beaucoup changé au cours des dernières années. A côté du crédit-bail mobilier régi par la loi du 2 juillet 1966, se sont développées de nouvelles conventions tendant au financement d'un bien, soit dans le domaine professionnel (location de longue durée), soit en droit de la consommation (location avec option d'achat). La lecture de cet ouvrage, très complet mais très clair, est indispensable non seulement aux professionnels de la banque et aux entreprises qui ont recours à ces techniques de financement mais encore aux magistrats et avocats, car ces contrats génèrent un abondant contentieux.
Vers 1900, une demoiselle de province très cocardière hérite, à Paris, d'un orphelinat pour jeunes filles : plutôt mélo ! En réalité, l'orphelinat est une maison... très spéciale, un "claque" réputé, fréquenté par les officiers de l'Etat-major et des diplomates. Déjà plus drôle ! Si d'aventure, notre provinciale décide de visiter son orphelinat et que, du coup, les demoiselles de petite vertu sont contraintes, pour conserver leur maison, de jouer les pathétiques orphelines (alors que, bien sûr, les "messieurs" , eux, ignorent tout) ça vire rapidement à la plus joyeuse pagaille...
A Chicago, on ne connaît que trop Ma Grafton, la mère fracassante des terribles frères Grafton. En liberté, c'est une calamité ; en prison, c'est un ouragan de truculence et de jovialité. Comme ses compagnons de cellule ne sont pas tristes non plus, pour l'administration du pénitencier, c'est carrément la galère !
Les paysans de Sologne se sont si fort attroupés, qu'ils sont aujourd'hui une armée de sept mille hommes (...) Ce désordre irait bien loin s'ils avaient un chef de remarque." Ainsi écrivait, en 1658, le docteur parisien Guy Patin, observateur attentif de son temps, à propos de la Guerre des Sabotiers. Cette révolte de la paysannerie et de la petite noblesse solognote contre l'oppression fiscale, devenue insupportable, contre aussi une manipulation monétaire sur le liard qui achevait de les ruiner, allait défier l'autorité du jeune Louis XIV et du ministre Mazarin. Le premier tome s'attachait à conter les prémices de cet épisode peu connu de notre histoire, ultime sursaut des désordres de la Fronde qui, cinq années durant, venaient de déchirer le royaume. Ce second tome est celui de la révolte, de l'épopée des "sabotiers", effarante cohorte des humbles dressée contre misère et oppression, le temps d'une errance enragée, désespérée, à travers Beauce, Vendômois, Sologne et Orléanais. On verra cette armée en guenilles braver les troupes lancées contre elle, assiéger en son formidable élan une ville fortifiée, avant de faire face à la puissante armée du roi. On pénétrera les arcanes d'un pouvoir où s'affrontent ambitions et cupidités. On découvrira les intrigues, souvent mortelles, d'une noblesse vaniteuse et parasite, capable des pires vilenies comme des exploits les plus insensés. Plongée brutale dans cette France du XVIIe siècle en pleines convulsions, avant que le roi ne parvienne à imposer son absolue volonté. C'est un voyage aussi jusqu'en Nouvelle-France. Il s'agit là d'une histoire empreinte d'humanité, où se côtoient misère et grandeur, foi en l'homme et désespérance, au travers d'un récit riche en péripéties.
Interlope rassemble des textes où François Bégaudeau s'amuse à démonter les automatismes du langage et les clichés de notre époque. Digressif, ironique, parfois tendre, il scrute la parole et interroge les concepts, oscillant entre la comédie du quotidien et la gravité du monde. Il explore tout autant les secousses politiques et culturelles que les fragments singuliers, dans une écriture vive et enjouée.
La Falsification du monde est un essai où Sergio Ghirardi Sauvageon démonte, avec rigueur et passion, les mécanismes de l'aliénation contemporaine. Héritier des penseurs critiques de Reich à Debord, il décrit comment la société du spectacle a glissé vers une technocratie totalitaire qui falsifie le vivant jusque dans nos corps, dans nos émotions, dans notre intégrité. Penseur inclassable, il interroge l'histoire longue des dominations, dévoile les impasses du productivisme et ouvre la voie à une autre conscience, émancipée, sensible et créatrice. Entre analyse historique et souffle poétique, ce livre déploie une pensée vigoureuse et lumineuse qui appelle à défendre la vie contre toutes ses réductions marchandes.
Depuis deux siècles, les revues littéraires accompagnent le mouvement de la création, l'observent, la commentent, parfois la devancent. Témoins et éclaireurs, elles saisissent l'état d'une époque, ses tensions, ses manières singulières d'habiter le langage. A son tour, Littératures & Cetera s'inscrit dans cette tradition de veille et de transmission. Quatre fois l'an, elle proposera des entretiens approfondis avec des écrivains, des chroniques sur la création littéraire et artistique, des textes inédits, des études d'ensemble, des redécouvertes d'auteurs oubliés ou négligés, ainsi que des réflexions critiques sur le sens et les enjeux de l'écriture. Plus qu'une tribune, elle se veut un espace où la littérature se discute, se confronte, se renouvelle, se contredit et se prolonge sans jamais s'enfermer dans des certitudes. Car écrire n'est jamais neutre : c'est répondre à une voix ancienne, anticiper celle d'un lecteur à venir, dialoguer avec les morts, parler aux vivants. C'est essayer de transformer l'émotion en forme, l'instant en phrase, l'expérience en signe durable. Lire, à son tour, revient à se mesurer à cette voix, trouver dans les mots une manière de mieux habiter le monde. Littératures & Cetera aspire à être tout à la fois miroir et passeur : miroir de la diversité littéraire contemporaine, passeur entre les générations, reliant auteurs et lecteurs dans la conviction profonde que les livres ne se contentent pas d'éclairer d'autres livres, mais traversent et éclairent aussi nos vies. Joseph Vebret - Directeur de la rédaction.
Sensibilisé au jeu de la psychogéographie au commencement d'une époque qui baignait dans le liquide amniotique euphorisant de Mai 68, je me retrouve comme tous, aujourd'hui, en plein naufrage d'une civilisation. Un totalitarisme économique sans partage a décrété le triomphe absolu de la valeur marchande dans un monde de plus en plus artificiel, transformant en prophétie cette réflexion de Marx à Proudhon : "Dans une société fondée sur la misère, les produits les plus misérables ont la prérogative de servir à l'usage du plus grand nombre" . Je crains que la misère ait été ultérieurement corrompue en nuisance rentable, mais trop c'est trop. Je décèle dans l'air du temps, les signes d'une rage perçant les nuages orageux pour annoncer le cri tant attendu : "... terre, terre, terre ! " .