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La guerre des sabotiers Tome 2 : La révolte
Bruneau René
MARIVOLE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782365754606
Les paysans de Sologne se sont si fort attroupés, qu'ils sont aujourd'hui une armée de sept mille hommes (...) Ce désordre irait bien loin s'ils avaient un chef de remarque." Ainsi écrivait, en 1658, le docteur parisien Guy Patin, observateur attentif de son temps, à propos de la Guerre des Sabotiers. Cette révolte de la paysannerie et de la petite noblesse solognote contre l'oppression fiscale, devenue insupportable, contre aussi une manipulation monétaire sur le liard qui achevait de les ruiner, allait défier l'autorité du jeune Louis XIV et du ministre Mazarin. Le premier tome s'attachait à conter les prémices de cet épisode peu connu de notre histoire, ultime sursaut des désordres de la Fronde qui, cinq années durant, venaient de déchirer le royaume. Ce second tome est celui de la révolte, de l'épopée des "sabotiers", effarante cohorte des humbles dressée contre misère et oppression, le temps d'une errance enragée, désespérée, à travers Beauce, Vendômois, Sologne et Orléanais. On verra cette armée en guenilles braver les troupes lancées contre elle, assiéger en son formidable élan une ville fortifiée, avant de faire face à la puissante armée du roi. On pénétrera les arcanes d'un pouvoir où s'affrontent ambitions et cupidités. On découvrira les intrigues, souvent mortelles, d'une noblesse vaniteuse et parasite, capable des pires vilenies comme des exploits les plus insensés. Plongée brutale dans cette France du XVIIe siècle en pleines convulsions, avant que le roi ne parvienne à imposer son absolue volonté. C'est un voyage aussi jusqu'en Nouvelle-France. Il s'agit là d'une histoire empreinte d'humanité, où se côtoient misère et grandeur, foi en l'homme et désespérance, au travers d'un récit riche en péripéties.
Vers 1900, une demoiselle de province très cocardière hérite, à Paris, d'un orphelinat pour jeunes filles : plutôt mélo ! En réalité, l'orphelinat est une maison... très spéciale, un "claque" réputé, fréquenté par les officiers de l'Etat-major et des diplomates. Déjà plus drôle ! Si d'aventure, notre provinciale décide de visiter son orphelinat et que, du coup, les demoiselles de petite vertu sont contraintes, pour conserver leur maison, de jouer les pathétiques orphelines (alors que, bien sûr, les "messieurs" , eux, ignorent tout) ça vire rapidement à la plus joyeuse pagaille...
Résumé : Cet ouvrage fait le point sur les aspects juridiques liés à l'évolution du crédit-bail mobilier. Il analyse en profondeur les obligations de l'établissement de crédit et celles de l'utilisateur en prenant en compte la jurisprudence récente. Ce marché a beaucoup changé au cours des dernières années. A côté du crédit-bail mobilier régi par la loi du 2 juillet 1966, se sont développées de nouvelles conventions tendant au financement d'un bien, soit dans le domaine professionnel (location de longue durée), soit en droit de la consommation (location avec option d'achat). La lecture de cet ouvrage, très complet mais très clair, est indispensable non seulement aux professionnels de la banque et aux entreprises qui ont recours à ces techniques de financement mais encore aux magistrats et avocats, car ces contrats génèrent un abondant contentieux.
Histoires de grands ou petits gibiers, histoires de bêtes à plumes ou de bêtes à poils... Main Philippe, journaliste cynégétique, nous livre ici une soixantaine de nouvelles qui rapportent des personnages hauts en couleur, des aventures surprenantes, insolites comme par exemple Johnny Hallyday croisé à la fin d'une partie de chasse en 1978. Un régal pour les chasseurs comme pour les non chasseurs, amateur d'une nature authentique.
Souvenir d'une invisible est l'histoire de Sonia, orpheline de mère, et fille de Samuel Breldzerovsky, ancien sergent du tsar Nicolas II Aleksandrovitch, exilé russe d'origine juive, venu s'installer à Belfort au début du xxe siècle. Sonia traverse le demi-siècle et ses deux guerres en faisant les mauvais choix, persuadée pourtant qu'elle faisait les bons. On suit son parcours social chaotique, entre son amie Mathilde Grunbaum qu'elle envie, le pâle Joseph Lentz qu'elle épouse à défaut de son frère le brillant Victor, et leurs enfants Boris et Mathilde, alias Hélène. Elle place en Boris les espoirs de réussite sociale qu'elle n'a pu réaliser. Boris entre au conservatoire et devient violoniste, mais à une carrière de virtuose, il préfère la sécurité d'un simple musicien d'orchestre. Une fresque familiale et sociale, acide et sans concession, où sont évoqués au passage les petits métiers et les grandes ambitions déçues, dans cette ville de Belfort que l'auteur connaît bien, pour y être né.
Chaque jour, les journaux regorgent d'histoires concernant les êtres que nous sommes. Elles sont a priori anodines mais elles recèlent en elles-mêmes les aléas de nos propres existences. Elles paraissent ordinaires et pourtant, par on ne sait quelle volonté d'un mystérieux et puissant maître du destin, elles basculent souvent dans l'extraordinaire. Ces faits divers, puisqu'il s'agit de cela, expriment, selon le poète Charles Baudelaire, "l'absurde qui s'installe dans l'intelligence pour la gouverner avec une épouvantable logique". Et puis, il y a la réalité : ils relatent tous la magie des exceptions de la vie ! Dramatiques, tragiques, burlesques, étonnantes, magnifiques et poétiques, ces contingences offrent à celui et à celle qui sait s'émerveiller des choses de la vie l'occasion de méditer sur la fragile condition humaine. Dans son étude sur le fait divers (Essais critiques), le philosophe et sémiologue Roland Barthes démontre que celui-ci, "en dépit de son aspect futile et souvent extravagant, porte sur des problèmes fondamentaux, permanents et universels : la vie, la mort, l'amour, la haine (...) la destinée". C'est dire si ce genre d'information, que Barthes qualifie "d'immanente", s'apparente à la nouvelle et au conte. Ainsi, dans ces Archives de l'insolite, Eric Yung a puisé l'inspiration dans des centaines d'articles de la presse nationale et régionale et, par la force du récit, les a présentés sous forme de chroniques dont les sujets dépassent l'entendement. Certaines d'entre elles paraissent même incroyables. Pourtant, toutes ces histoires sont vraies.
La barqueNeuf heures sonnaient au timbre fêlé de l'église quand Urbain Coët sortit de chez Goustan. Sur le seuil, que la lampe teinta de lumière rouge, le vieux Mathieu l'assura de nouveau en lui serrant la main:- Et tu seras content, mon gars, ta barque sera belle!Urbain partit, emporté doucement, comme à la voile, par son coeur et roulant dans le bonheur. Ses galoches fouettaient le pavage inégal du quai, dominé de mâtures à demi effacées par la nuit. Il savait que sa barque reposait là-bas de l'autre côté du port, sous un hangar indistinct, mais vers lequel il regarda par habitude et par plaisir.Il crut rêver et s'arrêta court. Une lueur a fulguré dans les ténèbres et l'eau lui apporte un craquement de planches, un froissement de copeaux. D'instinct, il s'immobilise, en arrêt, sondant la nuit de tous ses sens. Et il devine les mouvements d'une ombre sous l'enclos du chantier.Silencieusement Urbain tire ses galoches, se trousse et descend à la yole qui flotte au bas de l'escalier. Il déborde sans bruit, glisse à coups étouffés de godille, accoste. Mais à peine arrive-t-il au coin du baraquement qu'une flambée lui brûle les yeux.D'un saut, Coët tombe sur un homme accroupi, l'enlève et d'un effort énorme le culbute en plein port. Un choc sur la mer. Coët s'est jeté vers le feu qu'il étouffe sous sa vareuse, sous ses pieds, follement. Les flammes s'affaissent, s'écrasent, et il poursuit, le béret au poing, celles qui rampent.D'un lougre une voix hèle à trois reprises. L'eau claque sous les coupes hâtives d'un nageur. Urbain tâte avec soin le sol autour de lui, étreint des braises, écoute. La nuit est immobile comme un bloc que le feu tournant du Pilier tranche ainsi qu'une lame.(...)