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Symbolisation et environnement
Brun Anne ; Roussillon René ; Chouvier Bernard ; D
DUNOD
27,15 €
Épuisé
EAN :9782100795987
Ce nouvel ouvrage correspond à l'anniversaire des vingt ans des colloques et ouvrages du CRPPC (Centre de recherche en psychopathologie et psychologie clinique) sur la thématique de la symbolisation, sa clinique et ses psychopathologies. Il propose d'aborder les "environs" singuliers qui façonnent le rapport à la symbolisation d'un sujet : comment la virtualité symbolisante ou les enjeux désymbolisants des contextes participent-ils à la subjectivation ou, au contraire, produisent-ils des effets désubjectivants ? L'ombre de l'objet, selon la célèbre formulation freudienne, tombe aussi sur les processus de symbolisation, et il importe de traiter de ses effets subjectivants ou désubjectivants dans le rapport à la symbolisation de tout sujet. Un des enjeux essentiels de ce travail de symbolisation concerne la transformation et l'appropriation des expériences premières, en lien avec les objets premiers de l'environnement. La symbolisation comme la désymbolisation ne s'effectuent jamais de manière solipsiste, mais elles sont liées à la réflexivité potentielle de l'objet pour le sujet, à la groupalité psychique et aux cadres métasociaux. Les environnements concernés à ce niveau sont multiples, depuis la contextualisation familiale des origines jusqu'à la configuration socioculturelle dans laquelle le sujet se situe et symbolise, c'est-à-dire transforme, métabolise et donne forme à ses expériences, se créant lui-même et le monde qui l'entoure dans cette mise en forme symbolisante. Les symbolisations entendues comme processus de transformation impliquent l'inter-subjectivité ainsi que les parts archaïques de la psyché. Cette symbolisation s'effectue à partir de la transformation et de l'appropriation des objets premiers de l'environnement qui vont de la contextualisation familiale des origines jusqu'à la configuration socio-culturelle. Cette thématique réunit les principaux théoriciens de cette clinique de la symbolisation et clôture ainsi les 20 ans de travaux du laboratoire de psychopathologie Lyon 2. V. DI ROCCO, N. DUMET, R. KAES, R. MINIARD, S. MISSONNIER.
La symbolisation en psychanalyse est une représentation psychique qui permet au sujet de se penser comme tel. Les formes de psychopathologies témoignent d'atteintes à la fonction de symbolisation et donc à un échec de l'articulation réalité interne/réalité externe. Cet échec provoque des souffrances psychiques intolérables, un intense sentiment de culpabilité primaire, ou encore une rage destructrice. En rendre compte permet d'adapter les processus thérapeutiques. Ainsi cet ouvrage sur la désymbolisation et l'asymbolisation ouvre des perspectives nouvelles sur la thématique de la symbolisation, à partir de cliniques de l'extrême, les pathologies narcissiques identitaires, les autismes, la criminalité et les pathologies somatiques : c'est dire à quel point ces travaux sont précieux afin de tenter de traiter des cliniques réputées inaccessibles ou périlleuses pour les soignants.
Quels sont les processus en jeu lorsqu'une relation amicale se transforme en relation amoureuse, et, inversement, lorsqu'une relation amoureuse se transforme en amitié ? Une telle question suppose de réinterroger la différence entre amour et amitié. Elle semble une évidence pour chacun, avec une distinction fondée sur la prise en compte de la dimension sexuelle de la relation et de l'intensité des sentiments, voire de l'impact passionnel. De nos jours, il devient plus fréquent que dans le passé qu'après une relation amoureuse, les amants d'autrefois tentent de devenir, voire de redevenir amis, et qu'une séparation s'efforce de déboucher sur une amitié purgée des anciennes passions. A la haine première et aux orages passionnels de la séparation, peut succéder une longue période d'accalmie amicale. On peut aussi s'interroger sur le rôle joué dans ces processus par la parentalité partagée. Cet ouvrage déclinera aussi différentes modalités de transformation entre amour et amitié, à partir de situations cliniques d'une riche diversité, de l'adolescence au grand âge.
Dans une approche psychanalytique du processus créateur, l'auteure confronte la création artistique à la clinique des médiations thérapeutiques par l'art. Elle explore l'infigurable, transformé en oeuvre par l'artiste ainsi que la résonance universelle des différentes figures du processus créateur. Elle s'appuie sur l'histoire de la psychanalyse et sur des artistes contemporains comme Artaud, Michaux ou Almodóvar qui mettent en scène des corps extrêmes ou encore sur l'oeuvre autobiographique de Michel Leiris, Thomas Bernhard, Hervé Guibert. Le processus créateur révèle le lien passionnel de l'artiste à son oeuvre, ainsi que des liens entre maladie et création. Selon le fil d'une écriture personnelle, Anne Brun met l'accent sur l'importance de la sensorialité. "Tout se passe comme si l'oeuvre créait son créateur et permettait à l'auteur de se produire lui-même. La création dans cette perspective ne saurait être que création de soi et appropriation des expériences en souffrance, tant pour le créateur que pour le récepteur de l'oeuvre, tout comme pour les patients accueillis dans un cadre référé à la théorie et à la pratique psychanalytique."
Brun Anne ; Roussillon René ; Ciccone Albert ; Dum
Cet ouvrage vise à renouveler l'intérêt de ces modélisations dans la psychopathologie contemporaine. Il se situe dans la continuité des travaux sur la symbolisation de ce qu'on a coutume d'appeler désormais l'Ecole lyonnaise. L'exploration des formes primaires de symbolisation permet de prendre en compte les aspects les plus primitifs de l'expérience subjective, dans toute rencontre clinique quelle qu'elle soit, et elle s'avère particulièrement féconde pour comprendre les cliniques de l'extrême. En renouvelant la théorisation des formes primaires de la symbolisation, les différents auteurs de ce livre proposent des approches de différentes cliniques, clinique de la périnatalité, des bébés et de l'enfant, clinique dite "psychosomatique", clinique de la maladie grave, clinique de la criminalité, clinique des autismes, clinique des agirs sexuels violents...
Résumé : La neuropsychologie connaît actuellement un développement rapide en psychiatrie, domaine où elle était encore peu présente il y a quelques années. Cet ouvrage donne des points de repères concrets aux cliniciens sur la prise en charge neuropsychologique de la schizophrénie, selon deux axes : l?évaluation neuropsychologique et la remédiation cognitive. L?ouvrage s?appuie sur une synthèse actualisée de la littérature internationale et d?autres travaux en cours dans les milieux francophones spécialisés, ainsi que sur l?expertise clinique des auteurs.
Résumé : Cet ouvrage se propose d?accompagner l?étudiant en Licence ou en IUT de Chimie ainsi qu?en PAES dans son assimilation des connaissances. Dans chaque chapitre, l?étudiant trouvera : un rappel de cours ; des énoncés d?exercices classés par ordre de difficulté croissante ; une rubrique " Du mal à démarrer ? ". Pour chaque question, une indication est proposée afin d?aider l?étudiant à bien commencer la résolution de l?exercice ; les solutions détaillées des exercices.
Destiné aux étudiants et professionnels du secteur du froid, du chauffage ou de la climatisation, cet ouvrage est une véritable base de données techniques regroupant toutes les connaissances utiles depuis les bases mathématiques jusqu'aux techniques d'installation. De nombreux schémas, formules, chiffres, courbes, tables de données et normes offrent une approche "terrain" à tous ceux qui travaillent ou se destinent à travailler dans le domaine du génie climatique.
Quelles traces les expériences ludiques laissent-elles dans la personnalité ? Quelle place le jeu a-t-il dans le travail auprès de tout patient, quel que soit son âge ? Comment et à quelles conditions les caractéristiques ou les ingrédients du jeu (plaisir, humour, surprise, étonnement, métaphore, faire semblant, théâtralisation...) sont-ils utiles dans les pratiques ? Cet ouvrage traite la question du devenir et des traces des expériences ludiques infantiles dans la subjectivité. Les auteurs explorent les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l'enfant, et tout au long de la vie. Ils mettent en évidence la façon dont le jeu est essentiel à la vie et à la croissance mentale. Le "moi ludique" est à la source de la créativité en général, permet d'affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, il est le garant de l'espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l'éducateur, du pédagogue, de tous ceux qui ont la responsabilité d'aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. Différents contextes psychopathologiques, différentes formes de souffrance psychique, à tous les âges, sont issus d'expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées. Le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
Résumé : La sublimation ? la dérivation des pulsions vers des objets non sexuels, socialement valorisés ? est un concept psychanalytique insatisfaisant : depuis 1905 que Freud l'a décrite, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le "personnage" en question est donc d'abord l'auteur, en quête du concept. Mais c'est aussi, c'est surtout, le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, sans oublier ces femmes "à passions élémentaires, enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique" : autant de personnages vivant d'une vie intermédiaire, mi-héros de papier, mi-personnes réelles. Mathilde Girard fragmente ainsi le concept de sublimation en petites quantités ? rencontres, parcours croisés, passions discrètes, dérives nouvelles. Elle en étudie la survenue, l'activité : quand ? de quelle manière ? Pourquoi chez l'un et pas chez l'autre, pourquoi chez ce personnage qui est "souvent un homme, et même un homme génial"? "Dans son génie, il ressemble à l'enfant qu'il était, qu'il a gardé en lui. Il fait des projets, des croquis d'espaces, des dessins d'oiseau. Parfois il part dans ses pensées pendant longtemps. Il s'abstrait. Il s'excepte du monde." Ce livre est l'histoire d'un personnage passionnel qui se heurte exemplairement à nos raisons culturelles.