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La Villa Sayer. Marcel Breuer à Glanville
Brulé Cyril - Lecoeur Christelle
B CHAUVEAU
28,01 €
Épuisé
EAN :9782363063083
Marcel Breuer en France, c'est, bien sûr, le siège de l'Unesco à Paris, la station de ski de Flaine en Haute-Savoie et la cité des Hauts-de-Sainte-Croix à Bayonne, des projets puissants, à l'échelle d'une ville ou d'un territoire. Fleurons d'une modernité forgée au cours de ses années de formation au Bauhaus, de ses collaborations diverses, de ses migrations européennes et américaine, ces expérimentations autour de la matière et des formes ont marqué l'histoire de l'architecture du XXe siècle. Moins connue, occupant une place à part dans la généalogie des maisons américaines de Breuer, la villa Sayer, édifiée dans la campagne normande, dans les années 1970, à la fin de la carrière de l'architecte, syncrétise pourtant, par sa prouesse technique, par son histoire singulière et l'engagement de ses commanditaires, bien des aspects de son oeuvre. Recherche d'équilibre associée à une matérialité sobre de béton et de verre, la villa traduit aussi bien l'ancrage que l'envol, l'expérimentation que la tradition. Sa conception, menée par rebonds entre les Etats-Unis, la Suisse et la France, sur plusieurs décennies, se voit concrétisée à Glanville grâce à la volonté et la pugnacité unique d'un jeune couple, Louis et Babette Sayer. L'ouvrage se fonde sur les archives de la famille Sayer et de Marcel Breuer et sur la correspondance entre son agence française et son chef, Mario Jossa, l'agence américaine et ses commanditaires. De nombreux entretiens inédits de la famille, de proches et de témoins complètent ce livre.
Sujet: Lorsque sa mère meurt, plutôt que de se plier à la loi du plus fort qui règne dans la « favela », Nino, 12 ans, préfère partir mendier en ville, à Rio de Janeiro. Venu grossir les rangs des « enfants des rues », confronté quotidiennement à la soif et à la faim, il ne parvient à dormir que lorsque son corps est rassasié. C'est alors l'occasion pour lui de s'évader par l'entremise du rêve. Sa vie dans la rue est aussi l'occasion de nombreuses rencontres, heureuses et malheureuses, qui le font grandir en sagesse et gagner en maturité. Commentaire: Ce récit d'un enfant des rues de Rio transporte le lecteur dans un autre monde, où se côtoient quotidiennement richesse et pauvreté. Un univers difficile, entre la faim et la solitude mais dans lequel l'espérance, alimentée par des rencontres avec des personnes au coeur généreux, n'est pas absente. Ecrit en langage courant, ce roman fort et profondément humain se lit avec facilité. Il témoigne la présence de lumière dans une vie démunie de tout confort matériel, l'importance que peut prendre un acte apparemment anodin, don d'argent mais surtout sourire et accompagnement, pour un être dans le besoin. La fin, très belle, montre que l'on peut se sortir de situations difficiles en étant ouvert et réceptif au monde extérieur. Un roman à recommander aux jeunes en phase de construction.
Brulé Cyril - Héritier Thomas - Lecoeur Christelle
Construit entre 1968 et 1972, le carmel de la Paix est l'oeuvre de l'architecte d'origine espagnole, José Luis Sert, éminente figure du mouvement moderne, qui présida notamment les Congrès Internationaux d'Architecture Moderne de 1947 à 1956. L'engagement passionné des maîtres d'ouvrages et l'attachement de Sert à ce projet ont permis cette réalisation d'architecture exceptionnelle, la deuxième en France de cet architecte après la fondation Maeght à SaintPaul de Vence. Ce livre retrace l'aventure humaine et architecturale, assortie d'une iconographie riche et inédite ainsi que des témoignages des acteurs de l'époque.
Dans l'entre-deux-guerres, les conceptions radicales de Le Corbusier s'incarnent dans ses "villas blanches", marquant l'apogée d'un modernisme puriste, issu des commandes d'une clientèle fortunée qui lui fera cruellement défaut à compter de 1930 alors qu'éclate la crise économique mondiale. C'est dans ce contexte d'expérimentations urbaines, sociales, mais aussi constructives, qu'intervient la commande d'Albin Peyron. Père de famille disposant d'un faible budget, il sollicite Le Corbusier pour réaliser une simple maison de vacances sur le littoral atlantique, près de Royan, prétexte idéal permettant à l'architecte de concrétiser ses recherches sur les maisons à bas coût pour la classe laborieuse. L'insistance et la recherche de praticité du commanditaire vont ainsi aboutir à un concept d'habitation inhabituel ; la maison sera érigée par des entrepreneurs locaux, l'architecte ne s'étant jamais rendu sur place. C'est ainsi que nous découvrons un Le Corbusier inattendu, qui manie la pierre et le bois du pays, répondant à un programme fondé sur l'hédonisme et les bains de mer, qui entre en résonance avec sa propre sensibilité, lui qui est un amoureux des plages et de la nature. Très actuelle dans son approche locale d'une "frugalité heureuse" avant l'heure, elle demeure un point d'ancrage pour la famille qui y séjourne toujours plusieurs fois par an, l'entretient soigneusement et se la transmet depuis quatre générations.
Comment peut-on être grec à l'époque d'Homère ou d'Alexandre? Certainement pas comme on est aujourd'hui français, américain ou italien. Les Grecs ne se pensaient pas comme nous nous pensons. Pas plus qu'ils ne pensaient l'univers comme nous le pensons, ni leur cité, leur politique ou leurs rapports humains. C'est à l'autopsie d'une culture que nous convie Pierre Brulé, l'autopsie d'une culture lointaine, menée à l'aide d'une matière vivante: des textes d'une actualité et d'une modernité étonnantes (niveau **), qui ne nous donnent pas seulement à voir le monde des Grecs, mais à le comprendre de l'intérieur.
Résumé : "S'ils ne disposent pas des moyens illimités qu'offre l'industrie du septième art, Pierre et Gilles ont loisir de vagabonder où les mène leur humeur. Un péplum, un héros de la lointaine, très lointaine galaxie, les brumes d'avant-guerre, le brouillard normand, les néons d'une métropole asiatique, les dieux de l'Olympe et celui du Golgotha, les nymphes et les saintes, l'angoisse de la guerre, l'évidence du désir, et même la beauté du quotidien." Numa Hambursin.
Depuis le XIXe siècle, le Japon fascine l'Occident. Missions scientifiques et voyages de découverte explorent sa culture complexe, nourrie par un syncrétisme et une nature impétueuse. Perpétuant cette quête de découverte et d'ouverture à tous les horizons, le musée des Confluences de Lyon propose une rencontre inédite, entre sa collection japonaise et les photographies de Charles Fréger. En dialoguant, le Japon d'hier et celui d'aujourd'hui rendent sensibles les liens entretenus entre monde des hommes et monde des esprits.
La construction de lattes fabriquées par une machine renvoie a son origine matérielle, et, en même temps, le noir de sa surface brulée a la prochaine phase inévitable d'un cycle éternel: naissance, croissance, appropriation pour l'utilisation par l'homme, destruction et désintégration. L'intervention de Rainer Gross envisagée en extérieur au manoir de Kernault, entre dans la logique d une réinterprétation du lieu, et cherche un dialogue entre l'enceinte du Manoir et son parc. « Mon projet pour Kernault est inspiré par le caractère « transitoire » de ce site historique, oscillant entre nature et architecture, entre « le sauvage » et « la culture ». Avec l'aide d'éléments existants et la métaphore de l'eau, les deux installations marquent une zone de transition entre l'extérieur et l'intérieur, entre l'éphémère et le durable. La première structure est placée au-dessus de l'ancien lavoir dans le parc du manoir. Ce bassin, qui s'intègre dans un système de régulation indispensable à l'agriculture, utilise un ruisseau canalisé en contrebas. La construction en lattes de bois, telle qu'elle est pensée, est une installation-objet qui par sa forme et sa couleur se détache de son milieu tout en lui faisant écho. Cette « sculpture », qui reprend le plan du lavoir (en sens inverse), est placée en oblique sur le muret du petit pont. L'arrondi et les murs rectilignes à sa base se transforment vers le haut en contours ondulatoires. Le volume ainsi créé surplombe le lavoir et dépasse légèrement sur le chemin du pont. Le spectateur qui se penche en avant pour y entrer se retrouve dans un espace isolé qui dirige le regard à l'horizontale vers le ruisseau a travers champs et, en haut, vers le ciel qui se reflète dans l'eau courante du bassin. Ce projet offre une expérience sculpturale tout en activant la charge mémorielle du lieu. Il joue avec une inversion de notre perception spatiale et invite le spectateur a un voyage contemplatif. » Rainer Gross