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L'opinion et ses publics. Une approche pragmatiste de l'opinion publique
Brugidou Mathieu ; Mayer Nonna
SCIENCES PO
22,50 €
Épuisé
EAN :9782724610185
Pour de nombreux sociologues, l'opinion publique n'existe pas, il s'agit d'un artefact créé par des instruments, les sondages. Et pourtant, si l'opinion publique n'existe pas, les controverses se multiplient et créent leurs propres publics. Les dispositifs d'enquête doivent donc changer de perspective pour rendre compte, moins d'une opinion publique une et indivisible, que de la dynamique des arguments et de la plasticité des publics. Il s'agit aujourd'hui de restituer la parole des "agents ordinaires", leurs images, leurs récits et leurs arguments, qui forment des "lieux communs" sur un problème qui les concerne, et d'identifier ainsi des publics, grâce à des sondages expérimentaux considérés comme des scènes publiques, ou des formes de coordination collective qui peuvent comporter trois dimensions: le partage d'une identité, l'accord sur un diagnostic (cause, responsabilité, solution) et l'engagement dans une action collective. Un ouvrage qui renouvelle la réflexion sur le râle des sondages à l'heure d'Internet, des jurys citoyens et de la démocratie participative. Biographie: Mathieu Brugldou, après avoir travaillé une dizaine d'années en instituts de sondage, est chercheur à EDF R & D au sein du Groupe de recherche Energie, technologie et société, et directeur de recherche associé CNRS au laboratoire Pacte. Il enseigne à Sciences Po Paris et Grenoble et à l'Université Paris-l-Panthéon-Sorbonne.
Ce sont deux tempêtes successives qui marquent la fin de l'années 1999. Pour tirer les enseignements de cette épreuve, EDF engage un " retour d'expérience national ". les auteurs restituent de l'intérieur les conditions de déroulement de cet événement et s'attachent à en exposer les implications et les enjeux. Ce voyage au centre et à distance de la tempête s'appuie sur des témoignages d'acteurs, des points de vue de gestionnaires d'entreprise et des interprétations de spécialistes en sciences humaines.
« Comment expliquer que les moustiques rêvent aussi ? »« La pointe de la Sibérie orientale recule à mesure que le reflux diminue et que remonte la mer. Encore quelques centimètres et toute cette toundra sera salée. Tout ce qu'elle contient de trésors enfouis sera dévoré par l'indifférence marine. En attendant on profite des quelques degrés supplémentaires pour percer la glace. L?industrie de dragage des dégels bat son plein et j?ai fait jouer la concurrence pour acquérir ce merveilleux système hydraulique. Les pompes envoient une eau à très haute pression pour briser les masses de permafrost décompactées et la succion fait le reste. La boue est rejetée et forme une petite péninsule de bouse qui prolonge la falaise. On peut extraire jusqu?à quatre-vingt tonnes par heure dans ce sol de glace et de roche et de comètes argileuses. Aux abords de la zone de fouille on abaissait la pression et progressivement la lance à eau faisait place aux brosses et au souffles de nos bouches. Agenouillée avec les autres sur une terre surprise de sa mise à jour soudaine, nous marchions indélicatement sur des rêves. »4e de couverture : « Comment expliquer que les moustiques rêvent aussi ? »« La pointe de la Sibérie orientale recule à mesure que le reflux diminue et que remonte la mer. Encore quelques centimètres et toute cette toundra sera salée. Tout ce qu'elle contient de trésors enfouis sera dévoré par l'indifférence marine. En attendant on profite des quelques degrés supplémentaires pour percer la glace. L?industrie de dragage des dégels bat son plein et j?ai fait jouer la concurrence pour acquérir ce merveilleux système hydraulique. Les pompes envoient une eau à très haute pression pour briser les masses de permafrost décompactées et la succion fait le reste. La boue est rejetée et forme une petite péninsule de bouse qui prolonge la falaise. On peut extraire jusqu?à quatre-vingt tonnes par heure dans ce sol de glace et de roche et de comètes argileuses. Aux abords de la zone de fouille on abaissait la pression et progressivement la lance à eau faisait place aux brosses et au souffles de nos bouches. Agenouillée avec les autres sur une terre surprise de sa mise à jour soudaine, nous marchions indélicatement sur des rêves. »
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.