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L EXPERIENCE DE LA BEAUTE ESSAI SUR LA BANALISATION DU BEAU AU XVIIIE SIECLE
BRUGERE
VRIN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782711618101
Pourquoi la philosophie a-t-elle pris sur elle, à un moment donné, de libérer le beau d'idéaux et de règles qui le maintenaient dans une recherche métaphysique ? Au XVIIIe siècle, dans le registre de l'art, ont lieu de nouvelles expérimentations anthropologiques qui dissolvent les présupposés platoniciens de la beauté absolue. Les phénomènes esthétiques basculent dans une valorisation sans précédent du relatif. D'une part, la beauté est affaire d'expérience perceptive. D'autre part, son contenu dépend de l'époque, des institutions politiques, des coutumes et des modes. Le dispositif théorique qui contribue à ce renversement de perspective peut être nommé en philosophie l'empirisme. A l'intérieur de ce nouveau regard sur la beauté, les positions de philosophes comme Hutcheson, Hume, Smith ou Reid s'avèrent profondément novatrices. Ces pensées, à travers le souci d'une enquête sur la nature humaine, dressent un portrait de l'homme esthétique dans lequel percepts et affects déterminent une appréciation subjective de l'art. La beauté est une modalité essentielle de la tonalité affective de l'homme et indique un nouveau rapport à soi. Elle est aussi un instrument de la distinction sociale car elle participe d'un questionnement sur le progrès de la civilisation, le degré de raffinement, et le développement d'une société marchande qui l'intègre dans le tableau de la prospérité, du luxe et de la puissance.
Cet ouvrage s'adresse en priorité aux étudiants en informatique qu'ils soient en DUT, second cycle ou écoles d'ingénieurs, mais également aux praticiens qui souhaitent retrouver les fondements de leur discipline. Chacun pourra y trouver, selon ses besoins, les outils mathématiques fondamentaux qu'il sera amené à utiliser tout au long de son cursus. Sont ainsi développés la plupart des concepts sur lesquels reposent les différents secteurs de l'informatique que sont les méthodes de spécifications formelles, les bases de données, les réseaux, les structures de données, l'architecture des machines... Ce cours expose en détail la théorie des ensembles et des relations, le calcul booléen, la logique des propositions et des prédicats, les langages et les automates, une initiation à la théorie des graphes, le calcul matriciel et l'algèbre linéaire, les polynômes et l'arithmétique ainsi que les codes correcteurs et des éléments de cryptographie. Les auteurs se sont attachés, lors du traitement de notions parfois difficiles, à les introduire de façon claire et originale sans sacrifier à la rigueur. Des annexes permettent au lecteur d'accéder rapidement à des résultats classiques qui ne font pas l'objet d'un développement dans le corps du texte.
La philosophe américaine Judith Butler est connue en France pour avoir relancé la problématique féministe à partir d'une relecture des relations de pouvoir chez Michel Foucault. Mais son travail peut aussi être étudié sous l'angle des rapports entre sujet et normes. Comprendre l'action des normes dans la vie humaine et la vie des normes dans les actions humaines, c'est s'engager dans une double réflexion sur le pouvoir de la norme dans la vie et sur le pouvoir de la vie dans les normes. Tel est le centre de la philosophie de J. Butler. D'un côté, la norme a une efficacité pratique particulière dans la régulation des vies et des comportements, d'un autre côté, une norme n'est posée que parce qu'elle peut être contestée par la vie. L'un des enjeux de cette étude est de souligner combien, en posant des questions radicales, J. Butler s'inscrit dans la tradition philosophique d'une "'relecture'" comparée - ici, Hegel, Freud, Foucault. Biographie de l'auteur Fabienne Brugère est professeur de philosophie à lUniversité de Bordeaux III, codirectrice de la collection «Lignes dart » aux PUF. Elle est notamment l'auteur de Le goût. Art, passion et société (PUF, 2000), L'expérience de la beauté (Vrin, 2006) et Le sexe de la sollicitude (Seuil, 2008). Guillaume LE BLANC est professeur de philosophie à lUniversité de Bordeaux III, codirecteur de la collection « Pratiques théoriques » aux PUF, membre du comité de rédaction des revues Esprit et Raison publique. Il est l'auteur aux PUF de Canguilhem et les normes (1998) et de La vie humaine (2002).
Résumé : Simone de Beauvoir disait : "On ne naît pas femme : on le devient". Puisant dans sa propre expérience et avec un regard sur le monde, Fabienne Brugère décline cette phrase à travers les différents âges de la vie, de la naissance, la jeunesse, l'âge adulte à la vieillesse, en montrant comment la femme est à la fois piégée et cependant en mesure de se libérer. Cette défense d'un féminisme ordinaire cherche non pas à victimiser les femmes mais à expliquer qu'elles peuvent changer leur quotidien et le cours de leur vie. Ce livre est un plaidoyer pour la liberté, écrit par une philosophe engagée, qui travaille aussi sur le droit à l'hospitalité.
Résumé : Depuis l'Antiquité, l'hospitalité est l'une des valeurs traditionnelles de l'Europe. Aujourd'hui, pourtant, devant l'arrivée d'exilés fuyant des conditions de vie insupportables, le continent se mue en forteresse. Une vertu fondatrice de notre humanité est-elle en train de disparaître ? Pour la première fois, deux philosophes s'emparent de la question de l'hospitalité. Ils associent la réflexion à l'enquête de terrain, défendant le principe d'un "reportage d'idées" qui les mène dans la "jungle" de Calais, à l'aéroport de Tempelhof à Berlin, dans les nombreux camps de réfugiés présents dans toute l'Europe. Refusant l'idéalisme comme le cynisme, ils posent les jalons d'un "réalisme de l'hospitalité": parce qu'elle est une épreuve existentielle pour les hôtes comme pour les arrivants, celle-ci ne peut être que collective, donc politique.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.