Par une ordonnance du roi Charles X du 17 avril 1825, la France reconnaît l'indépendance de sa colonie de Saint-Domingue. Cette reconnaissance est soumise au paiement, par la république d'Haïti, d'une somme de 150 millions de francs-or destinée à indemniser les colons français qui ont perdu les propriétés qu'ils détenaient dans la colonie, entre 1791 et 1804. En juillet 1825, accompagné d'une escadre, un officier supérieur de la marine française bien introduit à la Cour, le baron de Mackau, est chargé de remettre cette ordonnance au président d'Haïti, Jean-Pierre Boyer. A son retour de mission, en août 1825, Mackau rédige un rapport : c'est ce document exceptionnel, largement inédit, qui est au coeur de l'ouvrage. A l'initiative de l'association Haiti Patrimoine, cette publication du rapport Mackau apporte un éclairage de première importance sur la "dette de l'indépendance" imposée à Haïti par l'ancienne métropole. Source de multiples oppositions dés 1825, ce sujet historique demeure d'actualité. Il a ressurgi en Haïti au cours des deux dernières décennies, notamment lors de la commémoration du bicentenaire de l'indépendance, en 2003-2004, et aux lendemains de séismes et cyclones ravageurs, mais toujours assourdi par l'intensification des crises sociopolitiques. Les chaînes qui accompagnent cette "dette de l'indépendance" sont ici abordées dans une mise en perspective de longue durée, grace à un appareil critique et aux articles que signent les quatre co-auteurs de l'ouvrage, membres-fondateurs de l'association Haiti Patrimoine.
Résumé : Jean Capart est le fondateur de l'égyptologie belge. Contemporain d'Howard Carter, il a été parmi les premiers à visiter la tombe de Toutânkhamon. Personnage mondialement connu, il a même servi de modèle pour le professeur Bergamotte dans "Tintin et les sept boules de cristal ". L'ouvrage retrace sa vie grâce à un texte et des documents photographiques exceptionnels souvent inédits et nous "raconte" l'archéologie égyptienne.
Résumé : En 1912, lorsque paraît Abydos. Le Temple de Séti Ier, Jean Capart n'en est encore qu'à l'aube de sa fantastique carrière, mais on devine déjà dans son récit les qualités qu'apprécieront son public et ses collègues égyptologues. Il récoltera les plus grands éloges Au printemps 1909, au cours de son quatrième voyage d'études en Egypte, Jean Capart se rend pour la première fois à Abydos. Ce site majeur, voué au culte d'Osiris, est situé à environ 500 km du Caire. Là, il réalise au total pas moins de 500 plaques photographiques. Capart sélectionne une cinquantaine de photographies qu'il transforme en clichés de projection en vue d'illustrer - chose rare à cette époque - ses cours et ses conférences. Le 5 mars 1911, à la demande de son ami Emile Guimet, il s'en va donner une conférence illustrée au Musée Guimet de Paris. Il y rencontre un succès tel que, de toutes parts, on lui suggère de coucher sa conférence sur le papier. Ce sera chose faite le 27 mai 1912, par un ouvrage comprenant une trentaine de pages de texte et 50 planches d'illustrations qui s'intitule Abydos. Le Temple de Séti Ier. Etude générale. Comme il se doit, il est dédicacé à John Garstang, l'homme qui l'avait accueilli à Abydos trois ans plus tôt. En publiant cet ouvrage, Capart n'a d'autre ambition que de donner une vue d'ensemble d'un monument auquel, depuis Auguste Mariette, extrêmement peu de publications ont été consacrées. Les magnifiques photos mettent en évidence la beauté brute des pierres et les bas-reliefs et les hiéroglyphes prennent alors toute leur signification. Jean Capart est considéré aujourd'hui comme le fondateur de l'égyptologie belge
Bruffaerts Jean-Claude ; Théodat Jean-Marie ; Badi
Résumé : Le 18 novembre 1803, à Vertières, l'Armée indigène commandée par le général Dessalines inflige une cinglante défaite aux troupes du général de Rochambeau, envoyées par Napoléon pour reprendre le contrôle d'Haïti. La bataille de Vertières signe le dernier acte de la guerre de l'indépendance commencée par le soulèvement général des esclaves en 1791. L'acte de capitulation signé par Rochambeau et Dessalines témoigne de ce moment solennel. Le caractère radical de la séparation d'avec la France est illustré par le massacre des prisonniers français, malgré la promesse de les soigner et de les rendre au camp des vaincus. Ce massacre était-il nécessaire ? Dessalines aurait-il pu se montrer magnanime et accorder sa grâce aux malheureux prisonniers, blessés pour la plupart ? A travers les différentes versions de l'acte de capitulation française, l'ouvrage tente de rendre compte de la trajectoire d'un acte de guerre consigné comme un détail, mais qui marque le franchissement d'un seuil symbolique dans le conflit avec la métropole et montre que l'entrée d'Haïti dans le concert des nations se fait sur un mode violent, censé imposer par la terreur la réalité de la rupture.
1795. Quelque part en Bretagne. La jeune et belle Améthyste fuit son destin et poursuit des chimères. Elle refuse d'épouser le vieux baron auquel son oncle la destine, et veut gagner Paris pour participer à la libération du Dauphin Louis XVII, emprisonné à la Tour du Temple. En chemin, elle croise Baptiste de Kermaec et ses hommes. Sont-ils des bandits ou des gentlemen ? Le mystérieux et exaspérant Baptiste va-t-il l'aider ou l'empêcher de mener à bien ses desseins ? Qui est-il et que lui veut-il ? Face à cet homme déroutant, Améthyste fait front, mais la bataille ne sera pas aussi facile à remporter qu'avec les autres hommes...
A l'origine de cet ouvrage, le recueil de témoignages lancé en 2011 par le Centre de documentation historique sur l'Algérie, le Maroc et la Tunisie (CDHA). Nicole Lenzini, responsable de cette collecte baptisée Histoire de paroles, recueille les récits mémoriels de personnes - Pieds-noirs, métropolitains, militaires, harkis - ayant vécu en Algérie pendant la période française, qui montrent qu'une cohabitation, qui peut surprendre ceux qui n'ont pas vécu dans le pays à ces moments, existait entre Français d'Algérie et Algériens. Prenant appui sur ces témoignages, Roger Vétillard a rencontré, en France et en Algérie, les derniers témoins de l'avant 1962 et réuni une vaste documentation pour mettre en lumière une réalité historique trop souvent tue : par-delà le déchirement, par-delà des décennies de crises et de propagande, les deux communautés n'ont pas rompu leurs liens - des liens qui ont bien souvent la couleur de l'amitié.
Quels sont les enjeux de santé liés aux migrations actuelles, non seulement pour les migrants, mais aussi pour les structures qui les prennent en charge ? L'originalité de cet ouvrage est de réunir universitaires et acteurs de terrain pour répondre à cette question, en faisant dialoguer observations ethnographiques et mises en application cliniques. A partir de parcours migratoires et de leur incidence sur la santé, et en prenant en compte les vécus psychiques de migrant(e)s dans des contextes extrêmement variés, expériences et travaux rendent compte des différentes modalités de confrontation des professionnels de la santé et des chercheurs (médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers, assistantes sociales et anthropologues), dans diverses situations d'accueil et de soins, face à la variété des parcours et du vécu des traumatismes, de l'expatriation, de l'exil clandestin, de la précarité sociale et la maladie.
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.
Depuis que j'ai arpenté la médina de Fès un petit matin de printemps, alors qu'elle s'éveillait presque, j'ai été touché par la grâce. Et il m'a sauté aux yeux que cette ville méritait bien davantage d'attention qu'elle n'en reçoit Depuis, j'y suis revenu à plusieurs reprises et l'ai arpentée de long en large. Parler de Fès, écrire un livre sur Fès est presque devenu pour moi une obsession. Les guides sur le Maroc s'étendent assez largement sur cette cité, mais c'est, me semble- t-il, avec une approche utilitaire, mercantile, destinée à un rapide passage touristique. Fès vaut mieux que cela. Fès est le coeur du Royaume, son âme, le souffle spirituel du Makhzen. Elle en est aussi la conscience, l'histoire, le souvenir vivant. Fès mêle toutes les populations, de l'aristocrate à la peau blanche et à l'accent caractéristique, citadin et rural à la fois, au descendant d'esclave noir, au juif converti et au " blédard " au teint basané, chassé du Rifpar le dénuement et travaillant comme un forçat pour un salaire de misère. Je me suis donné la mission de faire découvrir l'âme de Fès, ce qui fait sa personnalité, sa singularité, ce qui la distingue de ses concurrentes. Plus encore : de dévoiler ses secrets ..." Didier Destremau