Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Hippolyte Luc. Le singulier destin d'un visionnaire de l'école républicaine
Brucy Guy ; Las Vergnas Marie-Laure ; Troger Vince
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753592131
Hippolyte Luc (1883-1946) est l'un des bâtisseurs de l'enseignement technique et professionnel français. Orphelin de l'Assistance publique devenu agrégé de philosophie puis haut fonctionnaire, sa trajectoire emblématique de la méritocratie républicaine est celle d'un "transclasse" pétri de doutes et d'ambivalences. Directeur général de l'enseignement technique de 1933 à 1944 dont il a théorisé le rôle dans le développement d'une économie moderne, Luc a puissamment contribué à développer le réseau d'écoles publiques de formation technique et professionnelle, à instituer les diplômes d'Etat comme critères de qualification et de rémunération des salariés, et il a été un des pionniers de l'orientation. Resté à son poste jusqu'en juillet 1944, authentiquement anti-nazi, Luc n'a pas collaboré avec les autorités allemandes, ni manifesté d'opinion antisémite, mais ne s'est pas davantage engagé dans une action résistante. Au prix d'une compromission avec un gouvernement dont les choix politiques étaient à l'opposé de ses convictions, il a obstinément poursuivi l'accomplissement de ce qu'il considérait comme l'oeuvre de sa vie : bâtir un enseignement technique au service du peuple et du pays. En se plaçant au croisement de l'histoire intime et de l'histoire collective, ce livre apporte ainsi des éclairages inédits sur l'histoire scolaire, sociale et politique de la France contemporaine. Avec le soutien du Centre de recherche en éducation de Nantes (Nantes Université).
Brucy Guy ; Laot Françoise F. ; Lescure Emmanuel d
Résumé : Après Mouvement ouvrier et formation. Genèses : de la fin du XIXe siècle à l'après seconde guerre mondiale (paru dans la même collection), le présent ouvrage s'intéresse à la période du passage de l'"éducation ouvrière" à la "formation syndicale". En rupture avec la situation précédente, elle est marquée du sceau de la reconnaissance étatique et de l'institutionnalisation avec, notamment, la création d'un "congé d'éducation ouvrière". C'est pour assurer leurs fonctions de représentants syndicaux dans les organismes de sécurité sociale, les juridictions prud'homales ou les comités d'entreprise que les syndicalistes devaient être formés. Mais les rapports entre formation et syndicats concernent aussi l'ensemble des salariés au travers de leur formation professionnelle initiale et continue. Les syndicats se sont vus confier un rôle croissant dans la définition des politiques de formation et dans leur gestion par des organismes paritaires. C'est à une lecture de ces évolutions que cet ouvrage invite. Onze contributions explorent les différentes facettes des rapports entre syndicalisme et formation. Il s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux professionnels de la formation, aux syndicalistes et aux militants intéressés par l'histoire du mouvement ouvrier et par l'éducation et la formation tout au long de la vie.
Bruce Dickinson - le leader du groupe légendaire Iron Maiden - est l'un des chanteurs et compositeurs les plus emblématiques du heavy metal, mais il a aussi beaucoup d'autres cordes à son arc : commandant de bord, entrepreneur, brasseur de bière, romancier, présentateur radio, scénariste et escrimeur de niveau international. Qui peut en dire autant ? Audacieuse, honnête, intelligente et drôle, cette autobiographie capture la vie, le coeur et l'esprit d'une véritable icône du rock, et enchantera toutes les âmes curieuses et les fans les plus exigeants.
Suffit-il de scolariser ? L'école est au centre de polémiques passionnées : doit-elle se concentrer sur l'enseignement des humanités ou doit-elle éveiller à la responsabilité et s'ouvrir sur la société ? Doit-elle s'adapter aux besoins des entreprises ou poursuivre sa mission d'enseignement hors des contraintes du marché ? Ces alternatives sont-elles irréductibles ? Ces débats, aussi fondamentaux soient-ils, se réfèrent rarement à une information étayée sur l'état de l'école en France. Éclairer les controverses actuelles sur la base d'un diagnostic sans complaisance du système scolaire, tel est le parti pris de cet ouvrage. Les auteurs constatent que la scolarisation massive de ces deux dernières décennies a élevé le niveau général de formation de la population française mais cette évolution n'a pas répondu aux espoirs suscités. Synthétique et précis, cet ouvrage met le doigt sur une faille : si l'école scolarise désormais massivement, elle reproduit de fortes inégalités dans l'enseignement des savoirs et ne reconnaît pas certains d'entre eux, les savoirs professionnels notamment. Il ne suffit pas de scolariser. Il s'agit de faire de l'école un lieu d'enseignement de tous les savoirs ouvert sur une société plus juste et plus solidaire. " Enjeux de société ". Dans un monde en transformation rapide les citoyens aspirent à comprendre les mutations qui les concernent. Ils souhaitent avoir un accès aisé aux connaissances trop souvent réservées aux experts afin de les relier à des débats de société plus larges. La collection Enjeux de Société propose de répondre à cette attente en apportant sur les sujets sensibles et centraux des éclairages et critiques.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni