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Les Criminels
Bruckner Ferdinand ; Muhleisen Laurent
THEATRALES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782842604523
Cette pièce de l'Autrichien Ferdinand Bruckner écrite en 1928 est mise en scène par Richard Brunei en octobre 2011 dans la nouvelle traduction de Laurent Muhleisen à La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche. "Les Criminels ou la vie et le destin des occupants d'un immeuble dont la façade deviendrait transparente. Se dévoile alors l'intimité d'une microsociété hiérarchisée et unifiée par le sexe et l'argent. Derrière un vernis social, on découvre les mêmes médiocrités, les mêmes lâchetés, qui conduisent à la transgression de la loi, à l'atteinte aux moeurs, au vol, au crime. Puis quatre procès se déroulent dans un temps fictionnel identique afin que soient mis en valeur le cérémonial et le traitement différent des affaires. Le dernier acte lève le rideau sur l'état de l'immeuble après ce cataclysme judiciaire: tout a profondément changé, une nouvelle génération est propriétaire des lieux, assumant sans vergogne son pouvoir et ses valeurs", R Bruni, metteur en scène, et C Ailloud-Nicolas, dramaturge. "Bruckner était un"dialoguiste"hors pair, usant d'une langue précise, explicite, directe, qu'accentue encore la dimension d'actualité de la pièce. Il fallait aller au plus près de ce rythme effréné, de cette virtuosité dramaturgique tourbillonnante, de cette langue insolente. C'est à cette aune-là que se mesure la modernité proprement sidérante de cette oeuvre", L Muhleisen, traducteur.
Bruckner Ferdinand ; Christophe Henri ; Orthmann R
Acte IUne pièce chez les Wehrstam.Scène 1W. Wehrstam (visage marqué par l'avidité et la pâleur) et le baron Ernest (la cinquantaine), assis face à face.WEHRSTAM.- Trop d'effort.ERNEST.- Vous ne courez aucun risque.WEHRSTAM.- Si je ne respectais pas les échéances, je serais réduit à la mendicité.ERNEST.- Des gens comme vous, même mendiants, restent des exploiteurs.WEHRSTAM.- Formidable.ERNEST.- Ayez pitié au moins. Votre vie ne changerait pas d'un iota si vous acceptiez de prolonger de quelques jours. Je suis face à la ruine. Sans moi aussi, vous boirez du Champagne tous les jours.WEHRSTAM.- Jamais. Plus une goutte depuis le mariage de Josefa.ERNEST.- Ça vous regarde.WEHRSTAM.- Ce jour-là non plus, ça ne me disait pas.ERNEST.- Vous aimez mieux le vin.WEHRSTAM.- Excellent. Vous et vos idées toutes faites. Je bois de l'eau.ERNEST.- Antialcoolique. Chacun ses goûts. Mais vous pourriez vous le permettre. Alors que moi, je me trouve face à l'effondrement de mon existence. Rien qu'une semaine.WEHRSTAM.- Pas même un jour.ERNEST.- Disons trois.(...)
A l'époque artistique de la distanciation brechtienne et politique de la République de Weimar, Bruckner va explorer et porter à son apogée le genre du Zeitstück, de la " pièce actuelle ", un théâtre de type documentaire qui se confronte directement aux questions qui agitent la vie sociale allemande de ces années-là. Dans Comédie héroïque, il convoque le personnage à la fois réel et littéraire de Madame de Staël, au moment de la fin de sa longue liaison avec Benjamin Constant, et de la chute de Napoléon, qu'elle aura, dans ses oeuvres, tellement critiqué après avoir placé en l'empereur des espoirs politiques. Cette figure féminine très forte permet à Bruckner de créer une allégorie de la liberté et une métaphore de l'Allemagne d'avant-guerre (1938) alors que la pièce ne sera créée qu'en 1946. DISTRIBUTION : 1 femme, 5 hommes / GENRE : comédie noire, théâtre de l'intime Dans Fruits du néant, c'est autour de la notion nietzschéenne du néant que travaille Bruckner : ses jeunes personnages sont plongés dans le néant politique de l'après-guerre, qui a lui même succédé au néant absolu de la Shoah, et dans une attitude suicidaire car nihiliste, ils vont vivre d'expédients interdits, de virées meurtrières. Une plongée toujours amorale dans la jeunesse chez Bruckner, mais dont on peut lire une fin plus rangée qu'il n'y paraît. DISTRIBUTION : 3 femmes, 7 hommes / GENRE : drame intime, drame historique
Un soir d'hiver, Benjamin et sa fiancée Hélène, pris dans une tempête de neige, ont trouvé refuge dans le chalet où Steiner, avocat aux allures de vieux beau, vit avec sa femme Francesca et un domestique, petit homme repoussant. Ils sont accueillis à merveille, mais peu à peu, un poison se mêle au charme. Fasciné et épouvanté à la fois, Benjamin va découvrir quelle punition ces êtres disqualifiés par l'âge réservent à ceux dont la beauté est une insulte. Hélène devra-t-elle à son tour servir de victime expiatoire? Quant à Benjamin, l'écrivain mûr qui trouvait auprès d'elle une seconde jeunesse, il lui restera à se demander si ce couple monstrueux ne lui tend pas un miroir... Roman policier et conte fantastique, à la fois suave et cruel, Les Voleurs de beauté ont valu à Pascal Bruckner le prix Renaudot 1997.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!