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Les architectes et la fonction publique. XIXe-XXIe siècle
Bruant Catherine ; Callais Chantal ; Lambert Guy ;
PU RENNES
32,00 €
Épuisé
EAN :9782753586246
Pour les architectes, l'exercice libéral est souvent le seul à être identifié par la profession et la société, malgré la valeur d'intérêt commun reconnue à l'architecture. Mais les architectes ont toujours assumé des missions publiques. L'ouvrage traite de ces aspects peu connus de la profession en France. Outre les méthodes de repérage de ces architectes atypiques, sont mis en lumière plusieurs groupes professionnels, "fonctionnaires" ou non, et leurs missions. Suite à l'examen des notions de création et de droit d'auteur dans le cadre public, l'analyse des transferts entre les pratiques publiques et privées de la profession confirme le cheminement du public vers le privé de l'exercice et des pratiques de l'architecture. Ces débats relèvent d'une actualité brûlante, alors que les rares corps ou groupes d'architectes exerçant des missions publiques se heurtent aujourd'hui à une potentielle remise en cause de leur utilité et donc de leur existence. Si au final, la situation actuelle de la maîtrise d'oeuvre et de la maîtrise de l'oeuvre des personnes publiques n'apparaît pas très réjouissante, des formes d'espoir existent impliquant professionnels, élus, et surtout citoyens.
Résumé : L'Argot au XXe siècle est un dictionnaire français-argot signé par Aristide Bruant et réalisé avant tout par Léon de Bercy. Seule une édition inversée (argot-français) et raisonnée pouvait restituer avec précision ce panorama lexical; en replaçant l'ouvrage dans la lignée de ses prédécesseurs et en mettant mieux en valeur son apport, la présente édition facilitera en outre aux lecteurs l'accès à de nombreux passages littéraires qui, du XVe siècle à nos jours, se sont alimentés aux ressources d'expressivité offertes par l'argot.
Résumé : Portrait de Paris dans toute sa splendeur et sa décadence, ses nuits sulfureuses et ses jours mornes, sa gouaille irrésistible faite d?argot et de poésie, Les bas-fonds d?Aristide Bruant sont peuplés de jouisseurs, de buveurs, de viveurs, de canailles, de filles de joie, de beautés étourdissantes et de "rongeuses de monde". Le luxe y côtoie la misère, les histoires d?amour se mêlent aux aléas de la fortune : on roule dans le ruisseau comme dans la soie. De morale point, de vices à foison, "tant il est vrai qu?ici-bas, le succès arrange, explique, excuse et couronne tout, même le crime !". "Dans la majeure partie des cas, les choses se passent ainsi : un individu quelconque est arrêté pour un fait sans gravité, insultes aux agents ou soulographie, on le juge et on le condamne. Il perd son travail, il est à l?index et à l?oeil. Le voilà sans gîte et sans pain : dans la rue ! Illico et dare dare on le ramasse de nouveau, pour vagabondage, et ainsi de suite jusqu?à plus soif. En prison, au tas, il se corrompt par la contagion de l?exemple ; il apprend la théorie du vol, et, une fois en liberté, il passe à la pratique. Voilà comment on commence et comment on finit : c?est la loi physique et fatale d?accélération de la chute des corps? et des êtres !" Entre Nana et Les enfants du paradis, ce roman croque les portraits au vitriol des Parisiens du XIXème siècle.
A l'occasion du 30ème anniversaire de l'ouverture au public dela Maison Elsa Triolet-Aragon, il s'agit pour nous de regarder le trajetparcouru et de montrer la dimension artistique proposée par le lieu. Conformément à la volonté d'Aragon, le moulin de Villeneuve où le poète vécutavec Elsa Triolet dans les Yvelines est devenu un lieu de mémoire et de soutienà la création artistique et notamment à l'art contemporain. Les oeuvres dePicasso, Léger, Taslitzky, Erni et autres amis qu'ils ont laissées dans toutesles pièces de la maison nous éclairent sur la passion qu'Aragon et Elsa Trioletportaient aux arts, et notamment à l'art moderne. Lettres, lithographies, tableaux, céramiques, sculptures, dessins de presse, témoignent decorrespondances, d'amitiés, d'engagements communs et de débats intimement liés àce lieu et ses hôtes. J'ai connu plusieurs peintres dans mavie Ils habitaient au milieu d'eux-mêmes confrontant Leur âme etleur oeil dans des ateliers de poussière Ou d'ordre Tournant sansfin dans leur domaine d'écureuil Aragon - Ecrits sur l'art moderneC'est donc tout naturellement, que la Maison Elsa Triolet - Aragon a souhaitédonner une place importante à l'art d'aujourd'hui en proposant, depuismaintenant trente ans, de nombreuses expositions d'art contemporain. Dans celieu où les arts se croisent, plus de 90 artistes ont exposé tels que ValerioAdami, Hervé Di Rosa, Erró, Gérard Fromanger, Peter Klasen, Jacques Monory, Ernest Pignon-Ernest, Bernard Rancillac, Speedy Graphito, Vladimir VelickoviÄou Jacques Villeglé ... Il faut d'un rien pour faire un monde Toutest modèle en ce qui passe Un plat d'asperges Qui sauraDonc éterniser la saison des endives On ne peint pas que ce qu'onpeint Voir c'est penser peindre c'est dire L'oeil rêveah de toutes parts m'assaillent La métaphore du peintre et sa lumière Inondantl'avenir Je me perds dans Cette magie étrange d'à présent Qui faitun jardin d'hypothèses Aragon - Ecrits sur l'art moderne
Résumé : Paris, ses nuits sulfureuses et ses jours mornes, sa gouaille irrésistible faite d'argot et de poésie, ce roman brosse les portraits au vitriol des Parisiens du XIXe siècle. Les bas-fonds d'Aristide Bruant sont peuplés de jouisseurs, de buveurs, de viveurs, de canailles, de filles de joie, de beautés étourdissantes et de "rongeuses de monde". Le luxe y côtoie la misère, les histoires d'amour se mêlent aux aléas de la fortune : on roule dans le ruisseau comme dans la soie. De morale point, de vices à foison, "tant il est vrai qu'ici-bas, le succès arrange, explique, excuse et couronne tout, même le crime !".
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.