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La couleur vient après
Broyer Anne-Lise ; Laugier Emmanuel ; Bonn Sally
LOCO
35,00 €
Épuisé
EAN :9782843141225
La couleur vient après" d'Anne-Lise Broyer revisite les différentes séries que l'artiste a developpées depuis près d'une trentaine d'années. C'est le lieu pour elle de proposer une nouvelle lecture d'images que le lecteur a pu découvrir dans les précédents et nombreux ouvrages qu'elle a publiés. Anne-Lise Broyer joue, en quelque sorte, une nouvelle interprétation de son oeuvre dans une mise en séquence-montage originale qu'elle maîtrise toujours dans toutes les conceptions de ses livres. Ce recueil est l'occasion de construire un nouveau récit photographique - et de découvrir de nombreux inédits - aux accents littéraires que l'on retrouve toujours dans son oeuvre. D'ailleurs, comme à son habitude, elle aime inviter des écrivains à collaborer dans ses livres. Le poète Emmanuel Laugier dont la sensibilité à l'image parcourt son oeuvre dès son premier livre "L'oeil bande", compose une dizaine de poèmes originaux, écrits spécifiquement pour entrer en résonance avec le déroulé photographique établi par Anne-Lise Broyer. De son côté, la critique d'art Sally Bonn propose en fin d'ouvrage un texte plus analytique sur le rapport à l'écriture dans l'oeuvre de l'artiste. Ce livre est coédité avec le Jeu de Paume à l'occasion du prix Niépce - Gens d'images dont Anne-Lise Broyer a été lauréate en 2024.
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .
Une nouvelle photographe, Vivian Maier, est découverte en 2010 alors qu'elle vient de disparaître. Ses dizaines de milliers de clichés, dont une majorité de négatifs non développés, ont été découverts après sa mort, faisant d'elle une artiste célèbre. A partir de là, tous s'interrogent sur l'histoire de cette femme, sur sa personnalité, et découvrent qu'elle a aussi, un lien très fort avec la France. Françoise Perron est partie sur ses traces, à New York, à Chicago et dans les Hautes- Alpes et a recueilli le récit de ceux qui l'ont bien connus en France et aux Etats-Unis, dévoilant ainsi, au-delà de la caricature de nounou acariâtre, qui a souvent circulé à son sujet, une personnalité trouble et attachante.
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.