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Lire les Evangiles. Les dimanches du temps ordinaire
Brown Raymond Edward ; Barrios-Delgado Dominique ;
CERF
23,10 €
Épuisé
EAN :9782204089807
Le "temps ordinaire" couvre à peu près la moitié de l'année liturgique. Selon un cycle triennal, le lectionnaire prend les lectures de l'année A dans l'évangile de Matthieu, celles de l'année B dans celui de Marc et celles de l'année C dans Luc. On lit aussi des passages de l'évangile de Jean, tous les ans, pendant la dernière partie du carême et après Pâques jusqu'à la Pentecôte. On voit déjà que chaque évangile n'est pas lu en totalité ni même tout à fait à la suite. Certains passages ne sont jamais lus, ou le découpage adopté fait que des éléments en relation se trouvent déconnectés. Aussi l'auteur s'attache-t-il à rappeler ce qu'est un évangile, puis à donner une image particulière et distinctive de chacun des quatre évangiles. Son but, dit-il, est de fournir le contexte qui aidera le prédicateur ou le simple fidèle à situer les passages lus. Evitant ainsi contresens, anachronismes ou simplement moralisme passe-partout, chacun pourra tirer profit de ce qu'il aura entendu proclamer pendant la célébration eucharistique dominicale. Dans une longue préface, deux de ses anciens amis et confrères, un sulpicien et un jésuite, parlent de Raymond Brown et disent sa manière d'aborder l'interprétation de la Bible.
Biographie de l'auteur Raymond E. Brown, exégète de réputation mondiale, a su mettre sa science et son talent au service de la Bible à destination du grand public. Citons parmi une ouvre immense : Que sait-on du Nouveau Testament ? et 101 questions sur la Bible et leurs réponses
« Vivante est la parole de Dieu, efficace et plus incisive qu'aucun glaive à deux tranchants », proclame l'épître aux Hébreux. Mais les chrétiens se laissent-ils interpeller par cette parole ou entendent-ils de façon privilégiée ce qui va dans le sens de ce qu'ils ont toujours pensé? L'exégète Raymond E. Brown s'interroge, avec cette alliance de finesse d'analyse et de chaleur humaine qui le caractérise: Dieu « a parlé », Dieu « parle » toujours. Comment? À qui? Que « dit »-il? Comment écouter, interpréter, répondre? Qu'apporte le travail des exégètes de la Bible à notre compréhension de la « parole de Dieu » aujourd'hui? Puis l'auteur se livre à des travaux pratiques d'exégèse sur quelques sujets toujours à l'ordre du jour en ce début du XXIe siècle: comment repenser le sacerdoce et l'épiscopat? Étudier de près les textes du Nouveau Testament expose à bien des surprises! « Inciter tous les chrétiens à réfléchir », « Inciter toutes les Églises à se réformer »: ces deux titres de chapitre sont suggestifs. Gageons que l'auteur contribue à nous mettre sur la voie.
L'organisation des lectures liturgiques pendant le temps qui va de Pâques à la Pentecôte est assez complexe, mais le fil conducteur est clair et plein de sens: depuis Pâques, la communauté chrétienne vit désormais de l'Esprit que Jésus ressuscité lui a donné. C'est pourquoi le lectionnaire fait lire des extraits des Actes des Apôtres et de l'évangile de Jean. Les Actes disent l'Esprit à l'oeuvre dans le cours de l'histoire, Jean l'Esprit à l'oeuvre dans l'existence profonde du disciple. Biographie de l'auteur Raymond E. Brown est l'auteur d'une oeuvre immense tant scientifique que de vulgarisation. Son but dans cette série Lire les évangiles pendant l'Avent et à Noël. Lire les évangiles pendant la semaine sainte et à Pâques. Lire les évangiles de Pâques à la Pentecôte, Lire les évangiles pendant le temps ordinaire: aider prédicateurs et fidèles à préparer et à mieux vivre chaque temps liturgique.
Biographie de l'auteur Raymond E. Brown est l'auteur d'une uvre immense, tant scientifique que de vulgarisation. Citons: Que sait-on du Nouveau Testament? (Bayard), La Communauté du disciple bien-aimé, 101 questions sur la Bible et leurs réponses, Lire la Bible à l'heure de l'exégèse, Une retraite avec saint Jean (Ed. du Cerf). Pour accompagner l'année liturgique 2008-2009, les Editions du Cerf proposeront, sur le modèle du présent livre, Lire les évangiles pendant le Carême, la Semaine sainte, à Pâques, à l'Ascension, à la Pentecôte et pendant le temps ordinaire.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.