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Pouvoir et persuasion dans l'Antiquité tardive. Vers un empire chrétien
Brown Peter
SEUIL
21,70 €
Épuisé
EAN :9782020206051
La christianisation de l'Empire romain entraîna, à la fin de l'Antiquité, une modernisation décisive de l'exercice de l'autorité. Dès lors, comme le montre Peter Brown, apparaissent de nouveaux mécanismes de régulation qui traduisent la montée en puissance des évêques et des ermites - au détriment des philosophes - et qui témoignent des ruses changeantes de la persuasion face à un système de gouvernement impitoyable.Peter Brown a lu tous les documents (lettres, autobiographies, hagiographies, histoires, traités, recueils de lois...) qui nous font connaître les acteurs de cette transformation, sur laquelle les sociétés chrétiennes ont vécu plus d'un millénaire.En magicien visionnaire, il ranime ici leurs passions, leurs intérêts, leurs attentes et analyse magistralement le glissement de paradigme politique qui met fin à la société antique et prépare la société médiévale.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Deuxième empereur de la dynastie des Antonins, Trajan fut maintes fois qualifié d'optimus princeps tant par le Sénat que par le peuple de Rome. Mais ce fils de soldat, né en 53 et qui régna de 98 à 117, fut-il vraiment le "meilleur empereur" que les Romains aient connu ? Indéniablement, il fut le restaurateur de l'idéal augustéen construit autour d'une autocratie éclairée. respectant le Sénat et accordant de l'importance à la libertas individuelle. Conduisant de surcroît une politique d'aide sociale destinée en premier lieu aux enfants pauvres et aux agriculteurs peu aisés, il améliora les conditions de vie des plus démunis. Administrateur efficace, dévoué au bien public, il entreprit en outre de grands travaux, fit rénover et agrandir le système d'approvisionnement en eau et bâtir le plus monumental des forums, qui porte encore son nom. Cet homme d'Etat admiré par Machiavel fut enfin un redoutable chef de guerre, qui eut à coeur non seulement de renforcer le limes le long du Rhin, mais encore de mener une politique de conquêtes volontariste : la Dacie - et ses riches mines d'or -, l'Arabie Pétrée, l'Arménie, l'Assyrie et la Mésopotamie tombèrent ainsi dans les rets romains, portant l'Empire à son apogée. Il fallait à cet empereur d'exception un historien de la qualité de Christophe Burgeon pour en restituer la pleine dimension.
Je propose tout simplement d'évoquer ce qui me touche, m'étonne ou m'enchante dans l'Antiquité romaine. J'ai essayé, à partir des réalités pittoresques et des personnages hauts en couleur, de rendre intelligibles une culture, des splendeurs, des valeurs, des croyances, des comportements, une littérature... sans trop idéaliser, car la Rome antique fut raffinée mais violente et cruelle. Ces contrastes nous éclairent aussi sur nous-mêmes : certes nous sommes distincts de nos ancêtres latins, mais ils nous ont légué notre lexique, notre droit, nos canons esthétiques, nos figures légendaires, nos moeurs. On ressent toute la vigueur du génie de cette civilisation romaine qui a su transformer une bourgade rurale en capitale du monde", Xavier Darcos. Un voyage érudit et jubilatoire unanimement salué par la critique.
Résumé : Des robots qui parlent latin et grec ? Il ne s'agit pas de science-fiction mais bien de la fabuleuse histoire des machines de l'Antiquité et de leurs ingénieurs de génie, du mythique Héphaïstos, dieu de la forge et patron des "techniciens", qui inventa le premier automate de l'histoire, aux réalisations surprenantes des "mécaniciens" grecs et romains dans tous les domaines de la "haute technologie". A travers une centaine de textes en traduction, cet ouvrage montre sous un angle original et divertissant aussi bien les robots imaginés par les poètes que les ingénieuses mécaniques des savants alexandrins ainsi que les premières réflexions des philosophes sur la question de l'intelligence artificielle.
Cet ouvrage à vocation encyclopédique présente, dans sa partie essentielle, un dictionnaire comprenant plus ou moins 500 entrées touchant de près ou de loin au terme barbare. Ainsi, on y retrouve les peuplades considérées comme barbares au fil des siècles (Perses, Vandales, Huns, Goths, Vikings, …), les auteurs ayant traité de ces peuples à l’époque, des personnages illustres, des batailles, des lieux, des phénomènes sociétaux, des cartes, etc. Dans sa première partie, cinq chapitres sont consacrés à l’évolution que la signification du terme barbare a connue au fil des siècles et des usages, depuis sa création dans la Grèce antique au XXe s. Cette étude est particulièrement intéressante par sa remise en question du stéréotype « barbare » qui a perduré jusqu’à récemment. Ainsi, en sortant de la vision classique et manichéiste de ce terme, les historiens ont pu nuancer et contextualiser, sources à l’appui, la représentation que les auteurs anciens se faisaient des barbares. De ce fait, les fameuses « Invasions Barbares » qui ont déferlé sur l’Empire romain d’Occident aux IVe – Ve s. et mené à sa chute en 476, sont largement remises en perspective, tant les chefs et les élites de « ces royaumes barbares » se sont inscrits dans l’héritage politique et culturel de l’Empire romain. De même, on y apprend que la vision qu’avaient les Grecs des Perses ou les Romains des Gaulois n’était pas limitée à des êtres violents et incultes. Parfois, ils étaient vus comme des êtres corrompus par un trop plein de civilisation ou, à l’inverse, purs car n'ayant pas encore été altérés par l’argent, la luxure, etc.. À picorer au gré de ses envies !