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Psychoses et langages. Scènes psychothérapiques du dire
Broustra Jean
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343151267
Ce livre est une mise en perspective historique et réflexive de la pratique de psychiatrie publique de l'auteur, en Gironde, entre les années 1965 et 2005. Après un chapitre initial qui rappelle une célèbre confrontation épistolaire entre Freud et Binswanger, il en vient à ce qui s'est échangé — pendant les armées 19651990 — entre les psychiatries universitaires de Bordeaux, Lyon, Marseille, Toulouse, Paris, et qui est la poursuite d'un débat complexe mais nécessaire entre psychiatrie, psychanalyse et phénoménologie. A partir de 1970, avec ses différentes équipes — dans le dispositif de soins des patients psychotiques —, Jean Broustra a introduit de nombreux ateliers thérapeutiques d'expression qui favorisent la pratique de scènes pluri- et inter-langagières. Ces ateliers sont un tremplin qui rend possible une transitionalité entre approche phénoménologique et écoute psychanalytique, entre co-présences et transferts. Ceci est essentiel à qui prétend aborder le traitement des psychoses selon des modalités psychothérapiques et poïétiques. En témoigne la longue histoire de Judith, très grave schizophrène, dont le surpassement héroïque peut évoquer Hölderlin, Nietzche, ou Artaud.
L'histoire de l'expression, plutôt située classiquement comme un débat philosophique (Aristote, Spinoza et Nietzsche), rejoint l'histoire de la psychiatrie en Europe dans les années soixante-dix. Dépassant la seule ambition de collectionner des ?uvres d'aliénés, au-delà de la fascination réciproque entre génie et folie, l'expression constitue un champ de pratique et de théorie qui a sa légitime part dans le traitement des maladies mentales. Dans le sillage de la psychothérapie institutionnelle, elle a pris son élan en devenant une nouvelle manière de vivre le lien entre société et culture. Elle a ainsi revendiqué sa place dans la pédagogie (F. Oury, A. Stern), dans le changement social (M. Pagès), dans la philosophie et la psychanalyse (J-F Lyotard, J. Kristeva) mais aussi dans la littérature et les arts contemporains (de P. Sollers à I. Xenakis). L'expression, sous la forme d'ateliers thérapeutiques, contribue au traitement approfondi des patients psychotiques. Dans un cadre habituellement associatif, elle propose aussi des ateliers de créations pour aider à la citoyenneté par développement du lien socioculturel. Interface entre soin et création, l'expression doit tenir une place privilégiée dans l'esprit d'une véritable politique de secteur, ce à quoi l'auteur porte tous ses efforts.
Dans ma pratique clinique et thérapeutique de psychiatre psychanalyste, j'ai été sensible au sens des mots mais plus encore à les recevoir avec leur corporéité sonore. Certains mots prononcés s'accompagnent de rugosité, de vibrato, de cassures vocales, d'animation dans le visage, de gestes incontrôlés des mains, des pieds. Le discours alors s'interrompt, se met en suspens. Langage, tangage, ce que les mots me disent est le titre que Michel Leiris a donné à un de ses livres en 1985. Prolongeant cette invite aujourd'hui, hors mon écoute professionnelle, je ne cesse de ressentir une humeur parfois vive à l'écoute d'une noria de mots qui nous sont imposés dans l'espace public. J'y reçois des affects : détestation parfois violente, ou bien seulement une curiosité intriguée, amusée. Certains peuvent aussi - heureusement - être follement aimés. Après un rappel de l'importance des phonogrammes, signes graphiques qui représentent arbitrairement des sons et leur importance historique (Oulipo, Cobm, Peter Brook), cet ouvrage propose un bestiaire des mots, composé en trois parties : détestation de mots, mots intrigants et quelques amours de mots.
Le traité du bas de l'être est un essai sur les modalités contrastées entre le bas et le haut, le lourd et le léger, le corporel et le spirituel. Inscrit dans la tradition occidentale, tel le Traité de la concupiscence de Bossuet ou le célèbre livre de Bachelard L'air et les songes, il accorde une place privilégiée à la philosophie (d'Héraclite à Deleuze), à la psychanalyse, à la poésie. Plusieurs pratiques sont données en référence, à partir de l'expérience de l'auteur dans la médecine psychiatrique, la psychanalyse, la psychothérapie en ateliers d'expression, l'écriture dans la tenue de carnets personnels et la publications de romans. Loin d'être conceptuel et abstrait, cet ouvrage relate une histoire de vie à la recherche d'une pensée, d'un sens, par le jeu de la transmission mais aussi par la prise de risque d'une nécessaire invention.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.