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La psychanalyse à l'épreuve de la guerre
Brousse Marie-Hélène
BERG
19,00 €
Épuisé
EAN :9782370200334
Présentation de l'éditeur Après le premier conflit mondial certains avaient pu croire qu'on pouvait en finir avec la guerre. Depuis, non seulement il y a eu la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi toutes les autres qui ont suivi. Les modalités de la guerre se transforment continuellement, mais elle ne cesse jamais. Aujourd'hui multiple, diverse, elle manifeste les traits de l'époque qui est la nôtre en ce début de xxie siècle : le déclin des figures d'autorité traditionnelles au profit du chiffre, des fonctions et des procédures standardisées ; le statut de Un-tout-seul du sujet qui modifie la psychologie des foules ; la montée au zénith des objets des technosciences, qui permettent de tout voir, de tout savoir et de faire la guerre sans y être physiquement ; l'information en temps réel pour tous. Une conclusion s'impose : la guerre est une des formes dominantes du lien social interhumain. Sa "barbarie" est la civilisation même. Face à ce réel, la paix apparaît comme un délire ou un voeu pieux. La guerre n'est pas un phénomène naturel, ce n'est pas une simple manifestation d'agressivité, car elle implique toujours une logique de discours : pas de guerre sans discours, pas de guerre sans signifiants maîtres qu'ils soient religieux, moraux, nationaux, ethniques, ou techniques... Toujours traumatique, l'expérience des guerres marque les sujets qui y sont confrontés d'un réel indélébile. Mais ce trauma est à chaque fois et pour chacun spécifique. La guerre est donc un laboratoire du fonctionnement psychique d'individus en situation extrême. Mais c'est aussi une mise en acte de la figure prise par le Surmoi à un moment historique donné. C'est dans cette double optique que cet ouvrage l'aborde, mobilisant une relecture de Freud et de ses élèves, à partir de l'enseignement de Jacques Lacan et des recherches novatrices menées par Jacques-Alain Miller sous le terme d'orientation lacanienne. Réunis par cette orientation, les travaux des différents auteurs apportent chacun un éclairage spécifique.
Un introuvable de Lacan, des inédits de Jacques-Alain 1Millci et de Christine Angot, deux entretiens, avec Blandine Savetier, metteure en scène, et David Mallett, coiffeur, et une série de textes issus de l'expérience analytique : c'est la psychanalyse à l'aeuvre ! Sans oublier notre dette envers Charlie...
La psychanalyse est une scène de crime. Ça remonte à loin. Qui a tué Laïos ? Pour Sophocle, il n'est pas absolument sûr que ce soit Oedipe - des témoins parlent d'une bande de voleurs. En revanche, si avec Freud on se rend sur la scène de l'inconscient, là, évidemment, la volonté de tuer ne fait aucun doute. Il est notable que trois des oeuvres majeures de la bibliothèque analytique, Oedipe-Roi, Hamlet et La Lettre volée, sont, à des titres divers, des polars. L'analyste-détective est une figure quasi native de la psychanalyse. Maintenant, depuis Edgar Allan Poe, en plus de l'oreille, le psychanalyste est requis d'ouvrir l'oeil, parce que sa tâche est désormais aussi de collecter les objets qui traînent. L'élucidation lacanienne tiendrait de ce qu'on nomme l'investigation. "Rien de plus humain que le crime", disait Jacques-Alain Miller. Sur l'autre scène, nous sommes tous criminels, voilà le sûr - mais que le crime fasse traumatisme, ce n'est pas sûr du tout. Du coup, l'enquête s'oriente sur le corps du délit. C'est le noeud de l'affaire. On a des indices disséminés, et à partir d'eux on cherche à tracer une silhouette. Il s'agit de savoir qui a été tué, ou quoi. On a le criminel, le problème, c'est l'objet du crime qui manque. Où est passé le corps? C'est un casse-tête analytique quotidien.
Alors que les femmes s'affirment sur la scène du monde et que les catégories sexuelles se multiplient, la psychanalyse met au jour que le féminin n'est pas réductible à des données biologiques ou culturelles. Ce livre explore le féminin hors genre et au-delà du fantasme. De dits d'analysants, il extrait quelques expériences de jouissance. La sexualité féminine, "continent noir" de la psychanalyse freudienne, est mystère. De ce trou noir, Marie-Hélène Brousse fait surgir des effets de savoir. Le vide situe un érotisme propre au féminin. Elle précise ici l'avancée de Lacan isolant une jouissance autre que phallique, non localisée, indicible, affine à l'infini. Le féminin est un mode de jouir qui toujours surprend les êtres parlants quand ils l'éprouvent, une jouissance hors sens, hors loi, mais pas hors corps. Marie-Hélène Brousse Psychanalyste à Paris, membre de l'Ecole de la Cause freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse.
L'Espagne, au zénith de sa puissance, offre le spectacle d'une force sans raison. La conversion ou la mort, telle a été, le plus souvent, l'alternative offerte à l'Autre, à celui qui n'appartient pas au nouveau peuple élu, destiné par Dieu à accomplir ses desseins providentiels. La mentalité espagnole du Siècle d'Or se trouve confrontée à des êtres qu'elle méprise ou abomine. Comment réagit-elle, quelle idéologie la fait-elle s'ériger en juge et paladin de l'honneur de Dieu, honneur confondu avec la hantise de la pureté raciale ? Indiens massacrés, juifs pourchassés, morisques décimés et expulsés, où trouve-t-on la justification de tant de sang ? Mais le fanatisme est-il vraiment le prix de l'honneur de Dieu ? Nombreux furent les penseurs espagnols, connus ou méconnus, qui s'élevèrent avec courage contre cette perversion de l'amour d'autrui. Victimes et bourreaux changent sans que jamais s'achève cette farce grotesque et sanguinaire. Le Siècle d'Or n'est pas si loin ; il nous questionne encore. Les idéologies semblent se démoder, elles ne font que se travestir.
Dans la première partie de son texte, Cousin définit l'égalité comme l'égale liberté. Puis il fait l'éloge du droit de propriété, compris comme fondement de la justice et donc de la loi. Dans un second temps, il ajoute un devoir de charité. Selon lui, en plus de faire régner la justice, ce qui est sa mission principale, l'Etat doit avoir du coeur et des entrailles. Toutefois, ce devoir de charité n'implique pas, dit-il, un droit à l'assistance ou un droit au travail. " Si vous m'arrachez une obole, vous commettez une injustice. Il y a ici des devoirs qui n'ont pas de droits corrélatifs. " La charité n'est pas un dû, c'est un devoir. 1848 n'est pas une année comme les autres. En février c'est la révolution, suivie par l'effondrement de la monarchie de Juillet et la proclamation de la seconde République. Mais c'est aussi, en France, l'émergence du socialisme.
Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les adolescents. Que faire face à des jeunes qui renoncent à l'existence, si ce n'est au moins tenter de comprendre le sens de leur décision en interrogeant les situations sociales et l'état d'esprit qui accompagnent leurs gestes ? Cette étude est menée à partir d'un échantillon représentatif de près de trois cents jeunes de vingt-et-un à vingt-quatre ans. Il s'agit d'un ensemble de récits et de pratiques dessinant à grands traits la "mosaïque" sociale de diverses formes de rejet de la vie. On en arrive ainsi à démontrer que le suicide des jeunes se situe bien au-delà d'une simple affaire privée ou d'une inclination psychologique. Ce livre met en lumière la situation de jeunes qui réagissent face à un monde hostile. Piégés par la société, certains choisiront le chemin de la mort volontaire pour vivre leur désir de liberté. D'autres, par contre, tenteront assidûment d'extirper leur vie de la réalité objective. Les uns et les autres font preuve de résistance à l'intérieur même d'un système vécu comme absurde.
Résumé : "Dogmatisme", voilà un mot que l'on n'aime pas. Et pourtant, aujourd'hui, le christianisme qui a le vent en poupe, celui des Eglises évangéliques, des fondamentalistes et des intégristes, est bien un christianisme dogmatique. Pourquoi les chrétiens confessent-ils un credo si déconcertant ? Comment s'articule ce qu'ils croient intimement avec ce qu'ils confessent collectivement et rituellement ? Quelle vérité peut-on encore reconnaître aux dogmes du christianisme ? Faut-il les voir comme une expression symbolique de notre croyance en "Dieu" ou plutôt comme un "jeu de langage" culturel qui s'est imposé par la coutume ? Cet ouvrage prend de front des questions que l'on voudrait taire. Pourquoi aimons-nous croire l'incroyable ? Les articles de foi que propose le christianisme auraient-ils va-leur de fétiches rassurants ou de slogans communautaires ? Y aurait-il en nous un goût pour les illusions volontaires, voire les idéologies totalitaires ? Et si oui, pourquoi ? L'auteur répond à ces questions avec les outils de l'anthropologie, de la sociologie et de la psychanalyse. Il rédige ainsi un essai décapant, tonique et limpide. Cet ouvrage est préfacé par Sophie Mijolla-Mellor, psychanalyste et professeur honoraire aux Universités.