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A la rencontre de l'autre. Lieux, corps, sens dans les échanges scolaires
Brougère Gilles ; Wulf Christoph
TERAEDRE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782360850853
Cet ouvrage analyse les dimensions spécifiques des échanges scolaires : un déplacement effectif dans un lieu et une réciprocité, chaque élève rencontrant son correspondant dans sa ville, son établissement scolaire, sa famille. Contrairement aux échanges à distance favorisés aujourd'hui par le développement d'Internet et qui conduisent à supprimer le déplacement et effacer les corps au profit de leur image, les échanges impliquent une rencontre des corps et la présence d'un lieu où ces corps se déplacent. Berlin, Paris, Lyon ne sont pas de simples décors mais des protagonistes de l'échange, proposant à la découverte, sur un modèle en partie touristique, des lieux porteurs de symboles, d'histoires, de valeurs et de désirs. Les différentes contributions mettent ainsi l'accent sur le rôle du corps dans l'échange : le corps qui subit la fatigue des visites, le corps qui se livre à des rites et des pratiques mimétiques. Le corps est omniprésent dans cette exploration des lieux et de l'altérité et c'est ce qui fait que les apprentissages qui en résultent sont originaux, à la différence de l'éducation scolaire qui relègue le corps et les lieux autres que la classe au second plan.
Au sein des Caisses d'Allocations Familiales les contrôleurs chargés de vérifier l'exactitude des montants des droits versés aux allocataires effectuent un travail dont la complexité n'est pas toujours reconnue à sa juste mesure bien que cette surveillance des bénéficiaires de prestations fasse l'objet de demandes récurrentes du corps social. Cette ethnographie du contrôle s'attache ici à rendre visible ce travail méconnu en faisant cheminer le lecteur dans les différents lieux investigués pour réaliser un rapport de contrôle. Immergé dans l'univers professionnel de ces contrôleurs, le lecteur découvre que contrairement à une représentation binaire et rassurante de la mise en acte du droit. chaque rencontre avec un allocataire peut se transformer en une scène théâtrale ou accords et désaccords conduisent à définir les modalités d'application du droit. Il comprend petit à petit comment le contrôleur œuvre pour donner à son rapport un effet maximum de vérité. Le livre révèle ainsi les tensions que vivent quotidiennement ces professionnels entre le droit, l'éthique et ce que les bénéficiaires des prestations sociales considèrent comme leur dû. En découvrant la complexité d'une fonction régalienne comme le contrôle, ce livre s'adresse aussi bien à des professionnels qui veulent réfléchir sur leurs pratiques professionnelles qu'aux chercheurs qui s'intéressent aux manières d'analyser l'activité en privilégiant le point de vue des sujets au travail sans pour autant omettre le contexte social dans lequel il s'éprouve. Ce traçage de l'activité éclaire également sur les rapports entre savoir, expérience et transmission dans le traitement des situations de contrôle. Anne-Lise Ubnann est maître de conférences et chercheur au Conservatoire National des Arts et Métiers. Ses recherches portent sur les méthodes ethnographiques d'analyse de l'activité et les liens avec la formation. Elle a dirigé avec Gilles Brougère en 2009 aux PUF un ouvrage collectif Apprendre de la vie quotidienne.
L'implication des parents comme critère de qualité de l'éducation préscolaire est développée dans de nombreuses études alors même que la réalité contrastée des institutions limite bien souvent leur présence. Mais la place des parents n'est pas une simple question technique. Elle conduit à s'interroger sur les savoirs au sein des pratiques éducatives du préscolaire entendu comme l'ensemble des dispositifs d'accueil et d'éducation pour les enfants de la naissance à six ans. C'est ce que propose cet ouvrage qui, à partir de recherches réalisées dans différents pays (Belgique, France, Canada, Italie, Chili) tente de comprendre d'une part ce que sont les savoirs du préscolaire, bricolages hétérogènes liés fortement aux pratiques et informés de savoirs scientifiques qu'il convient de contextualiser ; et d'autre part quelle est la relation des parents aux institutions préscolaires et plus encore aux professionnel(le)s qui y travaillent. La question de la relation entre le rôle des parents et la logique des savoirs traverse tout l'ouvrage. Si le savoir préscolaire est lié à la pratique, se construit in situ, les parents peuvent être considérés comme des contributeurs. Ils apprennent pour autant qu'ils puissent participer, mais les professionnel(le)s apprennent également d'eux ; se construisent de la sorte des espaces de rencontre producteurs de savoirs.
L'ouvrage présente les principaux résultats d'une étude de la socialisation des enfants 2 à 3 ans dans quatre lieux collectifs d'accueil et d'éducation des jeunes enfants : crèche, école maternelle, classe passerelle, jardin maternel. 2 ans est un âge charnière pour les enfants qui peuvent être accueillis dans diverses structures collectives. Les auteurs ont mené une recherche dans quatre de ces lieux : deux traditionnels (crèche et école maternelle), deux innovants (classe passerelle et jardin d'enfants). Les réalités vécues par les enfants y sont-elles différentes ? A partir de quels savoirs, quelles expériences et valeurs sont-elles pensées par les professionnelles et leurs parents ? L'ouvrage offre des clés de compréhension de la socialisation des enfants entre 2 et 3 ans, en mettant en perspective la vie quotidienne de ces quatre lieux.
Cet ouvrage explore les conditions dans lesquelles s'élabore l'adressage aux enfants dans différentes industries culturelles. Il questionne en particulier la façon dont les professionnels impliqués dans la fabrique des produits pour enfants (auteurs, dessinateurs, éditeurs, scénaristes, game designers, etc.) abordent le travail de conception avec un certain nombre de connaissances, d'expériences ou même d'intuitions au sujet des enfants, qui interviennent pour guider ou justifier leurs décisions. De quelle façon tous ces " savoirs " ou " représentations " sur l'enfance - qui demeurent hétérogènes, plus ou bien informés, tout en se révélant parfois en contradiction au sein d'une même entreprise - se construisent-ils et affectent-ils la conception des produits pour enfants ? Quelles logiques (ludiques, éducatives, scolaires, etc.) et quelles images de l'enfant (joueur, membre de famille, élève, etc.) sont ainsi activées par les industries culturelles ? Et qu'en est-il lorsque des enfants, bien réels, sont sollicités et impliqués dans le développement des produits ? A partir d'enquêtes menées sur des terrains variés (littérature, bande dessinée, presse, applications mobiles, dessin animé) et suivant une démarche qui confronte le produit fini à ses différentes étapes de développement, aux chaînes de coopération qui permettent d'y aboutir et aux marchés dans lesquels il s'insère, ce livre offre un regard inédit et documenté sur la fabrication contemporaine des cultures matérielles et médiatiques des enfants et alimente les réflexions sur la figure de l'enfant-consommateur.
Editorial Toute vérité n'est-elle pas bonne à dire ? Thierry Goguel d'Allondans / Si tu t'imagines… Roger Dadoun / Entretien avec… Jean-Yves Loude / Chronique La danse en prison David Le Breton / Echo du terrain Dessine-moi un emploi Patrick Macquaire / Dossier : Ecole : «Peut mieux faire !» sous la direction de Bernard Montaclair / Coup de gueule La révolution silencieuse Georges Gouze / Initiatiques Francesca Cozzolino / (Re)Découvrir… Louise Bourgeois Roger Dadoun / Lu & Vu / Le Billet.
La crise sanitaire du COVID-19 a conduit la communauté internationale à restreindre les libertés individuelles en période d'épidémie. A l'échelle mondiale les modes de vie ont été profondément transformés jusqu'à créer de nouvelles manières d'agir quotidiennement, de se mouvoir dans l'espace social et sur les territoires, de se protéger tout en prenant soin d'autrui, de se lancer dans le télétravail en partageant un espace de vie familial et de faire l'expérience d'auto-apprentissages avec l'environnement numérique.
La pensée scientifique et l'essor du capitalisme ont favorisé le déclin des valeurs patriarcales et de la religion. L'approfondissement de la démocratie nous a fait sortir de l'obscurantisme et de l'intolérance, mais ces progrès ont des contreparties : l'hypermodernité estompe les différences entre les sexes et les générations, entre le maître et l'élève. Les grandes personnes s'infantilisent en s'affranchissant de leurs responsabilités et répugnent à frustrer leur progéniture. Le jeune devient, pour la première fois dans l'histoire, notre modèle et notre horizon. L'adulte tend à perdre la raison dans sa folle passion - pédofolie - pour un enfant devenu à la fois fétiche et tabou. Cet affolement face à l'enfant évoque en négatif la représentation du pédophile ; l'adulte obsédé par sa "bien-traitance" et sa protection se défendrait-il inconsciemment contre ses propres tendances incestueuses ? Etouffés par l'amour anxieux de leurs parents ou perdus au sein de familles sans cesse recomposées, les jeunes alimentent les consultations de psys qui évoquent le terme fourre-tout de "trouble du comportement". Les situations évoquées dans cet ouvrage amènent alors à poser la question : Faut-il soigner l'enfant, ses parents... ou la société ?