Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les vaillants saboteurs
Brossard Chandler ; Rosenthal Jean
GALLIMARD
5,70 €
Épuisé
EAN :9782070210565
Les flics ne m'ont pincé qu'une fois et il leur a fallu drôlement longtemps à ces salauds pour y arriver" : ainsi débute la confession de Yogi, héros de ce roman. Qui est Yogi ? Un jeune vaurien américain qui a le vol et le vice dans le sang, dupe ses bienfaiteurs, se fait entretenir par les femmes, mais ne perd jamais, au plus bas de ses déchéances, une sorte de grâce, d'enjouement, de "vaillance" , qui lui vaut notre indulgence et notre sympathie. Comment il vole son frère Roland, comment il vient en aide à son vieil ivrogne de père ; comment il est initié au vice, dès ses treize ans, par une poule de luxe, devient champion de tennis, s'égare dans une boite d'homosexuels, couche sous les ponts, sur les bancs des jardins publics, c'est ce que nous conte avec allégresse ce roman picaresque. On a déjà lu Ciel de Nuit, de Chandler Brossard, qui peint sous un jour cruel les vitelloni new-yorkais, amateurs de drogue et de boxe. Il faut placer ces romans à côté de ceux de Nelson Algreen, de Saul Bellow, qui maintiennent dans les lettres américaines la tradition du réalisme - un réalisme touché par l'humour et la poésie et pour lequel on a proposé le nom de "réalisme magique" .
Résumé : En 1937, Le Fornet, à quelques kilomètres de Val d'Isère, n'est qu'un paisible hameau de bergers. Hermence et Jean y vivent avec leurs trois enfants, jusqu'au jour où Jean, éternellement instable, les abandonne. En bas, dans la vallée, les Marnaz, de riches négociants, sentent venir la révolution de " l'or blanc " et convoitent les terres des bergers, imaginant déjà les téléphériques, les hôtels, les magasins... Elise, la fille de Jean et d'Hermence, doit épouser Vincent, le fils Marnaz, alors qu'elle en aime un autre. Avec son cortège de drames et de déchirures, la guerre - puis l'Occupation - va rendre plus rude encore le conflit des sentiments et des intérêts qui déchire ces deux clans. Elise trahira-t-elle les siens, ou incarnera-t-elle la fierté des montagnards méprisés ? A travers dix ans d'une chronique familiale riche en péripéties, l'auteur de Chienne de vie, je t'aime, chirurgien et médecin humanitaire, nous dépeint les mutations de cette région où elle a choisi de vivre.
Résumé : Né à Ribeauvillé en Alsace le 14 avril 1824, Auguste Salzmann appartenait à la bourgeoisie alsacienne entreprenante et prospère. De santé très fragile, il manifestait un goût pour le dessin que son père n'a pas contrarié. Sa formation de peintre l'a conduit à faire, en 1847, la connaissance du peintre Eugène Fromentin avec qui il est parti en Algérie, le périple en Orient étant devenu un complément obligé du Grand Tour en Italie. Ils y ont découvert un monde qui a laissé pour toujours des traces en eux. A son retour, influencé par l'égyptologue Auguste Mariette, Auguste Salzmann s'est épris d'archéologie, et c'est dans un but "scientifique" qu'il s'est intéressé à la photographie, refusant toute dimension artistique à cc médium. Il a publié un album sur Jérusalem en 1854, considéré comme un chef-d'oeuvre des origines de la photographie et il est l'un des seuls à poser avec talent l'immédiateté de la lumière sur le temps infini. Il s'est passionné toute sa vie pour l'archéologie, avant de mourir à Paris le 24 février 1872, à l'âge de 47 ans.
Cette Symphonie de Noël (que l'on peut faire entendre en toute saison ! ) est écrite à l'origine pour "deux dessus et basse", le plus souvent deux violons et un violoncelle ou une viole de gambe. Mais les parties de dessus peuvent être jouées par deux flûtes ou deux hautbois (ou tout autre instrument d'une même tessiture), et la basse par un basson. L'oeuvre a été compilée et éditée par Micheline Cumant, violoncelliste et musicologue, auteur de pièces pédagogiques pour le violoncelle et d'arrangements de musiques du 18ème siècle, ainsi que de romans où la musique tient souvent une place importante.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.