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Nègre de personne
Brival Roland
GALLIMARD
19,50 €
Épuisé
EAN :9782070149803
Gontran Damas, un jeune Noir originaire de Guyane, épris de littérature et engagé dans le mouvement " Négritude " fondé par ses amis Césaire et Senghor, débarque dans le port de New York pour la première fois. Il est accueilli par sa cousine Elisa, et son mari Anton, qui l'hébergent dans leur petit appartement en sous-sol dans Harlem. Damas, tout à la joie et à l'excitation de découvrir New York et Harlem, n'oublie pas qu'il a une mission : prendre contact avec les membres de la NAACP (National Association for Avancement of Coloured People). Bientôt, il fait la connaissance du poète Langston Hughes à qui il confie être porteur d'une invitation pour les intellectuels noirs de Harlem. Grâce à Langston, Damas fait la connaissance d'Anna, une jeune peintre dont il s'éprend et qui lui ouvre d'autres portes : il pénètre les cercles de l'intelligentsia noire de Harlem, et s'immerge dans la culture de ce quartier - la culture du jazz le bouleverse. Cette plongée dans le Harlem des années 30 est une confrontation à la complexité d'un monde où tout peut arriver, aux relations amoureuses décousues, au sexe dans les bordels tenus par des mégères excentriques, aux dangers de la drogue - Gontran rencontre Billie Holiday, vit une aventure avec elle, mais c'est avec Anna qu'il goûtera à la cocaïne. C'est aussi une immersion dans la violence de la rue. Entre émotions amoureuses et discussions politiques confrontant les intellectuels de la NAACP et leurs adversaires de l'UNIO, Damas s'adresse à Césaire et à Senghor et leur fait le récit de son séjour. Il les interpelle, entremêlant poèmes et réflexions, remémoration de souvenirs communs. De même, il évoque son enfance guyanaise, son déracinement. Ce roman se lit comme un texte initiatique et un journal de bord. Initiation à la musique - le jazz, celui des grandes heures de l'Appollo Théâtre et du Cosmo, celui de Billie Holiday chantant Strange Fruits, celui de Charlie Parker et d'Erroll Garner, celui des boîtes de nuits -, initiation à la politique - le récit expose les différents points de vue des intellectuels noirs des années 30 - et initiation à l'amour. Nègre de personne est un beau roman, plein, riche et extrêmement vivant.
C'est à Venise que Fabien, la cinquantaine. natif de la Martinique, se voit tendre pour la première fois sans complaisance le miroir de son passé. Jeune étudiant rêvant à l'époque de ne cultiver qu'un seul art - celui de l'Étonnement-, il était venu autrefois à Venise en quête du miracle. Au bord des eaux glauques il avait rencontré Silvana, qui l'avait initié à tout, et d'abord au mystère qui réunit dans une même étreinte l'Amour et la Mort. Trente ans plus tard, l'image de Silvana hante encore les eaux de la lagune. Comme pour faire reproche à Fabien d'avoir trahi son rêve d'autrefois. Rien qui fasse place à l'étonnement, dans sa vie rangée d'aujourd'hui. L'étudiant exilé a vieilli, a cultivé une prudente amnésie (en particulier quant à son métissage). Et voici qu'à contempler les eaux vertes de la vieille cité, un autre passé lui revient, mieux celé encore: il est enfant, dans son île, élevé sans père au milieu d'une petite société de femmes qui le choient d'étrange façon - l'une d'elles, Tatie, Solange, dont les mauvaises langues murmurent qu'elle a arrondi soli magot en tapinant, vend régulièrement le gamin à un amateur du chair fraîche... On ne se méfie jamais assez des miroirs troubles, qui font semblant de ne rien réfléchir... et qui gardent en eux, plus fidèle que nous, les images d'un passé que nous sommes impuissants à tuer.
Bô " : c'est le bruit que fait le verre de rhum vide que l'on repose sur le comptoir de bois - un bruit qui sonne comme un appel, car la vie supporte mal de rester à sec. " Bô ", c'est aussi le nom que se donne le gamin - tout juste un adolescent - qui raconte cette histoire à sa drôle de façon : avec des mots qui se cherchent - et qui finissent par se trouver -, des mots qui s'étonnent de ce qu'il soit si difficile de vider sans s'étrangler le gobelet que l'on vous sert au comptoir de la vie...
Résumé : Evadez-vous... Laissez-vous aller... Le chemin qui passe à travers ce livre vous emmènera en voyage dans le temps éternel de l'enfance. Là où vous aurez une chance de revivre la vôtre, ou bien de découvrir celle des autres. C'est aussi l'occasion offerte d'un partage entre générations autour de la chose la plus importante du monde pour apprendre à se construire : jouer...
Théodore Bougainville, vieux chanteur de " bel-air " initié à bien des mystères de son île, quitte sa cabane pour s'en aller mourir à sa vraie place : sur la route. Parvenu à la ville - qui a décidément bien changé -, il rencontre Djana et Augustin, deux gamins paumés qui sont comme on dit à l'âge des amours... Le vieux Théo, qui a plus d'une malice dans son sac, les aidera à vivre (il en connaît un bout sur la question) : un métier qui s'apprend, pourvu qu'on ait l'art. Eux l'aideront à mourir : pas facile non plus, car personne ne pense à s'entraîner à ça, pourtant il faut bien. Brival comme toujours nous distille là une drôle de potion : sagesse et folie à parts égales, avec une dose de tristesse, un zeste de canaillerie, un souffle de rage peut-être, et beaucoup d'indulgence. Le meilleur punch sous le ciel.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "