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Décentrer l'Occident. Les intellectuels postcoloniaux chinois, arabes et indiens et la critique de l
Brisson Thomas
LA DECOUVERTE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782707197986
Comment s'est construite, et continue de se construire, la pensée postcoloniale ? Quel type de critique de l'occidentalisme a-t-elle produit ? Et quel universalisme alternatif propose-t-elle ? Particulièrement original dans son approche, ce livre s'attache à répondre à ces questions fondamentales pour comprendre le monde contemporain et le décentrement en cours de l'Occident.Comment se sont construites les pensées postcoloniales ? Quel type de critique de l'Occident produisent-elles ? Et quel universalisme alternatif proposent-elles ? C'est à répondre à ces questions, si importantes pour comprendre le monde contemporain et le décentrement en cours de l'Occident, que s'attache ce livre très original.Bien plus qu'une simple cartographie des pensées postcoloniales, cet ouvrage propose une sociologie de leurs principaux auteurs, en montrant notamment quel fut l'effet de l'exil sur leurs travaux. Décentrer l'Occident fait ainsi l'hypothèse que l'on gagne à appréhender la pensée postcoloniale à l'aune de la notion de " déplacement " : entre deux mondes, les intellectuels postcoloniaux sont déplacés aussi bien en Occident que par rapport à leur monde d'origine. Mais c'est précisément cette position décalée qui leur permet de voir et de penser les formes du pouvoir global.Retraçant les déplacements d'intellectuels ? ceux des postcolonial studies indiennes et arabes mais aussi du nouveau confucianisme chinois ? entre les anciens mondes impériaux et l'Occident, Thomas Brisson cherche ainsi à comprendre comment s'y arme la critique, entendue comme art du déplacement de ce qui va habituellement de soi.Table des matières : IntroductionOccidentalisation et critique de l'OccidentPour une sociologie des acteurs et des critiques postcoloniauxDéplacement géographique et déplacement théoriqueDéplacement(s), circulations et lieux de la critique postcolonialePlan et visée de l'ouvrageI / Le nouveau confucianisme, une modernité asiatique en Amérique1. Aux origines du confucianisme américainScience, politique et générations du confucianisme au XXe siècleEffondrement et reconstruction du confucianisme à l'époque moderneEn diaspora : une génération néoconfucéenne sur les terres américaines2. Le " retour " vers l'Asie (années 1970-1980) : confucianisme et modernité asiatiqueModernisation et changements sociaux : confucianiser SingapourDragons asiatiques, confucianisme et capitalisme3. Le débat sur les droits de l'homme : le tournant politique du nouveau confucianismeDe Tiananmen à Bangkok : droits de l'homme et fin de la guerre froide en AsieConcilier universalité des droits humains et spécificité confucéenneUsages critiques et alternatifs de la philosophie confucéenneII / Un nouveau regard sur les mondes non occidentaux : intellectuels arabes et indiens aux Etats-Unis4. Continuité et rupture de la critique arabeEdward Said et L'OrientalismeL'Orientalisme, un héritier de la pensée tiers-mondiste ?5. Les " études subalternes " indiennes et le " tournant saidien "Une trajectoire de rupture : Ranajit Guha et la naissance des études subalternesDe Gayatri Spivak à Edward Said : vers une relecture américaine du projet subalterneHistoriographies alternatives : Partha Chatterjee, Gyan Prakash, Dipesh ChakrabartyConclusion.
Résumé : Dans les années 1950, à la suite des décolonisations, pour la première fois des intellectuels maghrébins et moyen-orientaux prennent part, depuis la France. à l'élaboration des savoirs portant sur la culture dont ils sont originaires. Qu'a impliqué ce détour physique et scientifique par le savoir de l'autre pour dire son propre monde ? Inversement, quelles ont été les conséquences de l'arrivée de ces intellectuels pour les savants français en charge de l'étude du monde arabe ?. Les migrations intellectuelles arabes introduisent ainsi à une réflexion plus large : sur ce qu'est une présence arabe en France que l'on ne peut pas réduire aux migrations économiques sur ce qu'implique aussi le fait de parler aujourd'hui du monde arabe en croisant les points de vue des savants français et arabes. L'ouvrage de Thomas Brisson. membre du laboratoire Printemps à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, incite à penser les phénomènes actuels d'internationalisation des savoirs de façon bien plus complexe que le font la plupart des observateurs. Les lignes de partage intellectuelles entre l'Occident et le monde arabe se reconfigurent à travers cette enquête sur les intellectuels arabes en France. L'idée même d'une séparation nette entre les mondes arabe et européen laisse place à une vision où les savoirs. via leur échange. leur critique et leur reprise, finissent par être partagés. et où les contextes locaux dans lesquels s'inscrivent les phénomènes de globalisation des cultures importent tout autant que le mouvement de mondialisation
Interros des Lycées , la collection pour s'entraîner intensivement en SVT 1re ! Conforme à la réforme du Lycée Les vrais exos donnés dans les lycées - Des centaines d'exercices recueillis dans les lycées de France. - Des énoncés variés , de difficulté progressive, réellement posés par des professeurs dans les classes. - Tous les corrigés détaillés . Pour un entraînement efficace en SVT - Des rappels de cours synthétiques. - Des QCM de vérification des connaissances. - Un minutage pour chaque exercice. - Des conseils méthodologiques. Des vidéos et des compléments numériques - Dans les vidéos , les auteurs vous expliquent le cours et vous aident à résoudre les exos . - Des liens vers des sites Internet et ressources numériques très utiles. - Une utilisation très simple grâce à l'application Nathan Live !
Peut-on rendre compte du capitalisme indien au XXIe siècle à la lumière des travaux de Max Weber ? L'analyse du suicide au Japon peut-elle être menée dans les termes utilisés par Emile Durkheim à propos de la société française de la fin du XIXe siècle ? Quels problèmes pose l'historiographie occidentale moderne au sein du monde arabe, dont la propre tradition d'écriture de l'histoire remonte au IXe siècle, ou en Chine, où les annales dynastiques couvrent plusieurs millénaires ? Qu'impliquent, en regard, les tentatives de refonder une sociologie arabe autour d'Ibn Khaldoun, de construire une psychologie asiatique à partir des textes classiques du bouddhisme ou d'inventer des modernités alternatives à celles de l'Occident ? Ces questions dénotent l'ambivalence de la désoccidentalisation des sciences humaines et sociales, dont le processus renvoie simultanément à leur globalisation et à la contestation de leur hégémonie. Comment comprendre ce mouvement apparemment contradictoire ? En retraçant leur greffe dans de multiples contextes, de l'Egypte au Japon et de l'Inde à la Chine, Thomas Brisson montre que l'homogénéisation et la fragmentation sont indissociables pour appréhender le destin mondial de ces disciplines. Il nous amène à rompre à la fois avec l'universalisme naïf d'une vision des savoirs occidentaux qui se diffuseraient à l'ensemble de la planète par la seule force de leur vérité intrinsèque et avec la radicalité d'une certaine critique postcoloniale ou décoloniale qui peine à rendre compte des pensées qui s'élaborent en commun par-delà l'asymétrie des échanges.
Les études ici réunies rendent compte de ce que furent le contexte historique et littéraire de la rédaction des dialogues platoniciens, puis de la manière dont leur auteur a choisi de confronter sa philosophie à la mythologie, afin de mener une enquête sur le monde, l'âme et la cité. Ces lectures veulent prendre ainsi la mesure de ce qui nous éloigne aujourd'hui de Platon, mais suggérer encore qu'une histoire de la philosophie qui cherche à s'affranchir de l'anachronisme trace un chemin vers la philosophie.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.