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Les Intellectuels arabes en France. Migrations et échanges intellectuels
Brisson Thomas
SNEDIT LA DISPU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782843031656
Dans les années 1950, à la suite des décolonisations, pour la première fois des intellectuels maghrébins et moyen-orientaux prennent part, depuis la France. à l'élaboration des savoirs portant sur la culture dont ils sont originaires. Qu'a impliqué ce détour physique et scientifique par le savoir de l'autre pour dire son propre monde ? Inversement, quelles ont été les conséquences de l'arrivée de ces intellectuels pour les savants français en charge de l'étude du monde arabe ?. Les migrations intellectuelles arabes introduisent ainsi à une réflexion plus large : sur ce qu'est une présence arabe en France que l'on ne peut pas réduire aux migrations économiques sur ce qu'implique aussi le fait de parler aujourd'hui du monde arabe en croisant les points de vue des savants français et arabes. L'ouvrage de Thomas Brisson. membre du laboratoire Printemps à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, incite à penser les phénomènes actuels d'internationalisation des savoirs de façon bien plus complexe que le font la plupart des observateurs. Les lignes de partage intellectuelles entre l'Occident et le monde arabe se reconfigurent à travers cette enquête sur les intellectuels arabes en France. L'idée même d'une séparation nette entre les mondes arabe et européen laisse place à une vision où les savoirs. via leur échange. leur critique et leur reprise, finissent par être partagés. et où les contextes locaux dans lesquels s'inscrivent les phénomènes de globalisation des cultures importent tout autant que le mouvement de mondialisation
Peut-on rendre compte du capitalisme indien au XXIe siècle à la lumière des travaux de Max Weber ? L'analyse du suicide au Japon peut-elle être menée dans les termes utilisés par Emile Durkheim à propos de la société française de la fin du XIXe siècle ? Quels problèmes pose l'historiographie occidentale moderne au sein du monde arabe, dont la propre tradition d'écriture de l'histoire remonte au IXe siècle, ou en Chine, où les annales dynastiques couvrent plusieurs millénaires ? Qu'impliquent, en regard, les tentatives de refonder une sociologie arabe autour d'Ibn Khaldoun, de construire une psychologie asiatique à partir des textes classiques du bouddhisme ou d'inventer des modernités alternatives à celles de l'Occident ? Ces questions dénotent l'ambivalence de la désoccidentalisation des sciences humaines et sociales, dont le processus renvoie simultanément à leur globalisation et à la contestation de leur hégémonie. Comment comprendre ce mouvement apparemment contradictoire ? En retraçant leur greffe dans de multiples contextes, de l'Egypte au Japon et de l'Inde à la Chine, Thomas Brisson montre que l'homogénéisation et la fragmentation sont indissociables pour appréhender le destin mondial de ces disciplines. Il nous amène à rompre à la fois avec l'universalisme naïf d'une vision des savoirs occidentaux qui se diffuseraient à l'ensemble de la planète par la seule force de leur vérité intrinsèque et avec la radicalité d'une certaine critique postcoloniale ou décoloniale qui peine à rendre compte des pensées qui s'élaborent en commun par-delà l'asymétrie des échanges.
Les études ici réunies rendent compte de ce que furent le contexte historique et littéraire de la rédaction des dialogues platoniciens, puis de la manière dont leur auteur a choisi de confronter sa philosophie à la mythologie, afin de mener une enquête sur le monde, l'âme et la cité. Ces lectures veulent prendre ainsi la mesure de ce qui nous éloigne aujourd'hui de Platon, mais suggérer encore qu'une histoire de la philosophie qui cherche à s'affranchir de l'anachronisme trace un chemin vers la philosophie.
Les Vrais exos donnés par les profs, conforme aux nouveaux programmes ! Pour un entraînement efficace en sciences, des ouvrages réalisés à partir d'énoncés réellement posés en contrôle dans de nombreux lycées . Pour un entrainement efficace en SVT Des centaines d'exercices recueillis dans les lycées Des énoncés réellement testés en classe Une organisation par thèmes conforme au programme Chaque chapitre comprend : - un rappel de cours complet et synthétique, - des exercices de difficulté croissante, avec une estimation de durée, - tous les corrigés détaillés, incluant des conseils méthodiques.
Chakrabarty Dipesh ; Brisson Thomas ; Ruchet Olivi
L'Europe n'est plus le centre du monde. Pourtant, les catégories de pensée et les concepts politiques occidentaux continuent de régir les discours produits sur les mondes non occidentaux, perpétuant l'idée selon laquelle l'histoire de l'ensemble des sociétés humaines devrait être lue au prisme de l'évolution de ce continent. Or le capitalisme n'a pas réussi à unifier l'humanité. S'il s'est mondialisé, il ne s'est pas universalisé. D'où la nécessité de provincialiser l'Europe, autrement dit de reconnaître que l'appareil scientifique occidental ne suffit pas à comprendre nombre d'éléments des sociétés et des cultures des pays du Sud. Dipesh Chakrabarty montre dans ce classique de la pensée postcoloniale que le temps historique est pluriel, que les sociétés participent de temporalités hétérogènes constitutives d'une multiplicité irréductible de manières d'être au monde. Ce faisant, il invite à penser la diversité des formes que peut prendre la modernité politique ainsi que des futurs qui se construisent aujourd'hui.
Dutheil-Pessin Catherine ; Ribac François ; Delcam
Résumé : Depuis une trentaine d'années, la politique culturelle en France est de plus en plus déclinée sous la forme d'une abondante offre de spectacles plus ou moins subventionnés par l'Etat et les collectivités, et ce, à tous les échelons du territoire. De ce fait, les programmateurs et programmatrices de spectacles jouent un rôle essentiel puisqu'il leur appartient de convertir des spectacles particuliers en intérêt public. La Fabrique de la programmation culturelle est le premier livre qui s'intéresse à la formation, au travail, aux outils, aux compétences, aux réseaux de ces femmes et de ces hommes professionnels et aux multiples contraintes qu'ils doivent gérer. S'appuyant sur une exploration des espaces de travail et de rencontres, l'enquête met en évidence la dimension collective de cette expertise, la force et la diversité de ce groupe social. Dans un contexte où les profanes s'impliquent de façon croissante dans l'espace public (santé, nucléaire, alimentation, écologie, etc.), cette façon de produire de la "culture" interroge la définition des politiques publiques, leur mise en oeuvre et leur évaluation.
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.
Résumé : Cet ouvrage constitue la première partie du dernier tome de la tétralogie Penser avec Marx aujourd'hui, oeuvre majeure du philosophe Lucien Sève. Intitulé "Le communisme"? , il fait suite à Marx et nous (tome I), "L'homme"? (tome II), "La philosophie"? (tome III). Dans leur Manifeste de 1848, Marx et Engels faisaient du mot "communisme" l'éclatant emblème de l'émancipation humaine. Au XXe siècle, les crimes du stalinisme puis l'inviabilité du système soviétique en ont fait au contraire le terme le plus décrié de tout le vocabulaire politique. Aujourd'hui, quand les catastrophes dont nous menace à brève échéance un capitalisme entré en folie nous somment d'inventer une autre civilisation, se pourrait-il qu'un communisme entièrement repensé pour notre temps redevienne le nom enviable du futur ? C'est ce que soutient Lucien Sève dans ce livre. Une étude savante et vivante de la genèse et du contenu de la visée communiste au XIXe siècle, puis une histoire critique impitoyable de ce qui se passa au XXe siècle pour "le communisme" rendent patente cette conclusion : ce qui a dramatiquement échoué au siècle dernier sous ce nom usurpé, bien loin du communisme de Marx alors prématuré historiquement, fut en vérité, à l'initiative d'un Staline traître aux espoirs nés d'Octobre 17, un national-étatisme brutal de rattrapage du capitalisme où se lancèrent la Russie et à sa suite d'autres pays en retard relatif de développement. Le sens même de l'histoire vécue ces deux derniers siècles bascule ici entièrement : le communisme en son vrai sens n'est pas derrière nous mais devant nous. La deuxième partie du livre, en préparation, traitera de cette question : quel communisme pour le XXIe siècle ?
Résumé : Le salariat est apparu aux penseurs sociaux du XIXe siècle comme la question centrale des sociétés modernes. Sur les débris des rapports sociaux d'Ancien Régime semblait surgir une nouvelle forme de sujétion. Sur cette base, Marx a développé une théorie de l'exploitation capitaliste qui fut au c?ur des confrontations politiques du XXe siècle. Pourtant, les sciences sociales contemporaines ont rarement traité frontalement du salariat, comme si l'ombre portée de Marx avait freiné une telle investigation. À l'aube du XXIe siècle, le salariat domine plus que jamais nos sociétés. Alors que certains préconisent, au nom de la " flexibilité du travail ", une dissolution généralisée des institutions salariales pour restaurer un utopique marché des producteurs, il est urgent de rouvrir ce dossier. C'est à quoi se sont attachés les historiens, économistes et sociologues réunis ici. Cet ouvrage n'entend pas proposer une théorie unifiée du salariat, mais poser les termes du débat et fournir des pistes pour comprendre sa dynamique présente. La première partie vise à définir le salariat comme concept et fait historique. S'y confrontent sans concessions quelques-uns des auteurs français qui ont le plus travaillé la question. La deuxième partie présente une série d'éclairages, sans prétention à l'exhaustivité, sur les formes contemporaines du salariat et les caractéristiques de diverses populations salariales. Ces études. appuyées sur des enquêtes originales, éclairent par leurs données factuelles et leurs analyses empiriques les débats théoriques de la première partie.