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Rébus d'ici et d'ailleurs. Ecriture, image, signe
Brisset Claire-Akiko
HEMISPHERES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782377010400
Qu?est-ce qu?un rébus ? Qu?est-ce qui le différencie de jeux de mots ou d?images comme l?énigme, le calembour, l?emblème, le pictogramme ? Dans quelles cultures, et depuis quand existe-t-il ? Ce livre tente de répondre à ces questions, en faisant dialoguer, pour la première fois, des spécialistes de disciplines très différentes : égyptologie, sinologie, littérature, histoire de l?art, héraldique, musicologie? Les études réunies ici éclairent aussi bien ce que les historiens de l?écriture ont nommé le " principe rébus ", à l?oeuvre dans les écritures mésopotamienne, égyptienne, chinoise ou maya, que les images à déchiffrer présentes depuis des millénaires sur les supports les plus disparates : peintures égyptiennes, monnaies grecques et romaines, partitions musicales, estampes japonaises, catéchismes des Andes, rêveries surréalistes, presse populaire. Plongée dans des univers visuels fascinants, et dans un monde souvent plein d?humour.
Munesuke Mita ; Brisset Claire-Akiko ; Yatabe Kazu
Résumé : Le sociologue Mita Munesuke (1937-2022) occupe une place centrale dans le paysage intellectuel japonais. Familier des auteurs français, esprit original et rigoureux, il a exercé une influence déterminante sur les sciences sociales de l'archipel par ses écrits et son enseignement. Son oeuvre, en partie traduite en anglais, reste méconnue en France. Ce livre est la traduction d'un classique de la sociologie japonaise réunissant deux de ses textes : "? L'enfer du regard ? " et "? Les chants de la nouvelle nostalgie ? ". "? L'enfer du regard ? " revient sur une affaire de meurtres en série commis par Nagayama Norio, en 1968, une affaire qui a fait frémir d'effroi le Japon tout entier. Les victimes sont abattues par un "? tireur fou au pistolet ? ". Le coupable, 19 ans, est un mineur "? isolé? " qui n'a d'autre mobile que la haine et la colère qu'il porte en lui depuis l'enfance. Rédigé dans un style singulier, ce texte parvient, à partir d'une affaire particulière, à mettre en relief le fonctionnement global de toute société moderne, à dégager la part du social dans ce qui semble relever à première vue de troubles psychologiques strictement individuels. Dans "? Les chants de la nouvelle nostalgie ? ", Mita établit une véritable "? méthode ? " pour comprendre la société de masse du Japon contemporain. S'appuyant aussi bien sur la "? signification existentielle des faits statistiques ? " que sur les chansons populaires, il éclaire le déracinement rural, la transformation du pays natal, le démantèlement de l'ordre villageois pré-moderne et du système de la famille élargie. Ces deux textes, traduits du japonais par Yatabe Kazuhiko (Université Paris Cité) et Claire-Akiko Brisset (Université de Genève), sont prolongés par une réflexion du sociologue Ôsawa Masachi.
Parvenu au Japon depuis l?Inde en passant par la Chine, puis la Corée, le bouddhisme constitue un élément fondamental de la civilisation japonaise. Innombrables sont les peintures et les sculptures qu?il a inspirées dans l?archipel à partir du VIe siècle de l?ère chrétienne. Il y a également suscité une production textuelle abondante: des austères commentaires doctrinaux rédigés en chinois aux délicats poèmes japonais, jusqu?aux histoires en prose inspirées de lointains modèles continentaux. En particulier, la vie du Buddha historique fit l?objet de nombreux récits aux épisodes souvent légendaires, récits qui pouvaient servir à édifier et à convertir les foules. Ce livre traduit pour la première fois en français l'une des versions les plus populaires de cette histoire, diffusée pendant l?époque médiévale et jusqu?au XVIIIe siècle. Il reproduit en fac-similé un manuscrit réalisé entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle. Mêlant avec bonheur d?authentiques épisodes indiens à des éléments chinois ou, le plus souvent, proprement japonais, cette Vie du Buddha teintée de merveilleux est agrémentée de miniatures peintes d?une grande fraîcheur et permet au lecteur d?aborder cette histoire comme un conte. La traduction intégrale du manuscrit de la Fondation Martin Bodmer est accompagnée d?une préface, d?une postface, ainsi que d?un glossaire des termes bouddhiques et des noms propres figurant dans le récit.
Brisset Claire-Akiko ; Brotons Arnaud ; Struve Dan
Résumé : Cet ouvrage réunit huit études qui abordent par différents biais l'épopée du Dit des Heike et sa réception dans le Japon médiéval ou pré-moderne. La double diffusion de ce récit épique comme texte à lire et à réciter a abouti à la formation de nombreuses versions qui connurent un immense succès tout au long de l'histoire littéraire et culturelle du Japon. Les arts de la scène ont repris des motifs du Dit du Heike et ont contribué à les populariser auprès des publics les plus divers. Les études réunies ici abordent un certain nombre d'aspects de la réception et de la diffusion du Dit des Heike, à travers sa relation au théâtre (théâtralité propre de l'épopée et fortune de ses thèmes dans divers genres médiévaux et modernes), son efficacité rituelle, les différents vecteurs de sa diffusion (versions imprimées, conteurs), sans oublier un détour comparatiste par la Chine. Cette épopée médiévale est aujourd'hui accessible grâce à la traduction française de René Sieffert, aux adaptations cinématographiques ou en bandes dessinées. Cependant, les études portant sur les récits guerriers en général, et sur le Dit des Heike en particulier, sont encore très peu nombreuses en France, voire en Europe, malgré l'importance de l'influence exercée par le Dit des Heike et l'intérêt qu'il présente pour l'histoire générale de la littérature comme pour celle des arts de la scène. La présente publication vise à combler ce manque et à offrir une première approche de cette oeuvre fondamentale dans l'imaginaire japonais.
Bien moins connu du public occidental que les estampes, les paravents (byôbu) sont depuis plus d'un millénaire des objets indissociables de la culture et de l'art de vivre japonais. Assemblage de panneaux de bois revêtu de papier, le paravent offre par un jeu de plis et de discontinuités un support de création unique aux artistes : les représentations s'y cachent et s'y révèlent au regard du spectateur. De l'époque Nara (VIIIe siècle) à la période contemporaine, cette singularité a ouvert la voie à une réflexion picturale sur l'agencement des formes, des couleurs et des matières. Destinés à l'origine aux pratiques cérémonielles, dans les palais impériaux et dans les temples bouddhistes, le paravent a très tôt acquis un usage domestique, à la fois cloison mobile et ouvrage décoratif très prisé de l'aristocratie japonaise. Les plus grands peintres, dont Sôtatsu, Kôrin, Rosetsu et Hokusai, mais aussi de nombreux anonymes non moins talentueux en ont livré de splendides réalisations. Si les merveilles de la nature au fil des saisons sont un motif de prédilection, l'évocation d'épisodes littéraires - notamment Le Dit du Genji - ou historiques - la guerre entre les clans Taira et Minamoto - permettent des mises en scène aussi sophistiquées que raffinées. Des genres originaux propres au paravent japonais, se distinguent particulièrement, tels les "paravents A qui sont ces manches ? ", les "paravents ornés d'éventails jetés à la rivière", les "paravents aux papiers collés" ...
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.
La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.