Bien moins connu du public occidental que les estampes, les paravents (byôbu) sont depuis plus d'un millénaire des objets indissociables de la culture et de l'art de vivre japonais. Assemblage de panneaux de bois revêtu de papier, le paravent offre par un jeu de plis et de discontinuités un support de création unique aux artistes : les représentations s'y cachent et s'y révèlent au regard du spectateur. De l'époque Nara (VIIIe siècle) à la période contemporaine, cette singularité a ouvert la voie à une réflexion picturale sur l'agencement des formes, des couleurs et des matières. Destinés à l'origine aux pratiques cérémonielles, dans les palais impériaux et dans les temples bouddhistes, le paravent a très tôt acquis un usage domestique, à la fois cloison mobile et ouvrage décoratif très prisé de l'aristocratie japonaise. Les plus grands peintres, dont Sôtatsu, Kôrin, Rosetsu et Hokusai, mais aussi de nombreux anonymes non moins talentueux en ont livré de splendides réalisations. Si les merveilles de la nature au fil des saisons sont un motif de prédilection, l'évocation d'épisodes littéraires - notamment Le Dit du Genji - ou historiques - la guerre entre les clans Taira et Minamoto - permettent des mises en scène aussi sophistiquées que raffinées. Des genres originaux propres au paravent japonais, se distinguent particulièrement, tels les "paravents A qui sont ces manches ? ", les "paravents ornés d'éventails jetés à la rivière", les "paravents aux papiers collés" ...
Le premier ouvrage traitant de tous les aspects du travail avec des chaussons de pointe. Vous y trouverez un bref historique truffé d'anecdotes ainsi que des notions d'anatomie du pied et ... du chausson. Sa technique de fabrication n'aura plus de secret pour vous. Les petits trucs des danseuses professionnelles vous seront dévoilés avec quelques exercices pour travailler vos pieds et éviter les problèmes. L'ouvrage s'achève par un tour du monde des chaussons et des grandes écoles qui préparent chaque jour les danseuses de demain.
TOUTES LES CLES POUR SOULAGER LA MISOPHONIE ET AGIR SUR SES CAUSES EMOTIONNELLES ! Comprendre la misophonie : ses origines multiples, essentiellement émotionnelles, ses manifestations et les troubles associés (hyperacousie, mais aussi acouphènes et vertiges). L'approche du Dr Piffaut pour agir sur les causes plutôt que sur les symptômes, grâce à la résolution émotionnelle EmRes, à l'EMDR, aux thérapies comportementales et cognitives et à la cohérence cardiaque. Des exercices pratiques, des témoignages de patients du diagnostic à la rémission, et des conseils pour les misophones et pour leur entourage.
Ce volume rassemble les Actes du colloque international L'intime et l'apprendre (les langues), tenu à l'université de Bourgogne les 27-28 mars 2014. Il s'ordonne autour de deux grands questionnements, entre littérature, didactique et épistémologie : comment explorer les champs dans lesquels l'intime est à l'oeuvre ? Comment identifier les formes actuelles de son potentiel créatif, expressif et développemental ?
Cet essai se propose de compléter l'opposition traditionnelle entre civilisations "orales" et "écrites" par une distinction supplémentaire à l'intérieur de l'écrit, entre cultures de l'idéogramme et de l'alphabet. L'alphabet est une écriture de seconde génération, et ses relations avec le visible sont différentes de celles que connaît l'idéogramme. C'est pourtant à lui que nous devons notre conception de la "figure" comme "représentation", qui projette dans le monde de l'image un modèle directement inspiré pat- la lettre. Il s'agit ici de montrer que l'origine de la figure est à chercher du côté du fragment et du parcours, non de l'imitation ou de l'unité distinctive: sa logique ne relève pas du verbe mais du rêve. Le regard occidental doit cependant aussi à la lettre une forme d'expertise originale, laquelle a suscité à son tour des créations visuelles inédites: l'imaginaire du trompe-l'oeil et celui du "signe", en peinture, de même que l'invention d'une véritable langue écrite typographique, en sont les exemples majeurs.
Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains. Cet "âge d'or" est un moment historique marqué par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir. Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice. Des oeuvres de Paul Bril à Adriaen Coorte en passant par Aelbert Cuyp, Gerard Dou, Gerard van Honthorst, Samuel van Hoogstraten, Gabriel Metsu..., sans oublier les incontournables Rembrandt, Vermeer et Hals, plus de 350 artistes et près de 600 oeuvres commentées accompagnent cette synthèse érudite et accessible, qui offre un éclairage renouvelé sur cette période phare de l'histoire de l'art.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.