
O dix-neuvième !
L'avenir arrivera-t-il ? se demande Alphonse de Lamartine, la tête posée sur les genoux d'Elvire. L'avenir c'est lui, le Poète, l'Impatient, le Rongeur de frein. " Hâtons-nous, jouissons ! " - C'est aussi le frein du passé dont ce mystique veut libérer son pays : à près de soixante ans, durci au vent de souffrances intimes, rompu aux finesses politiques, jetant son argent par les fenêtres, devenu l'homme fort de la Bourgogne, Lamartine se hisse sur les éclairs de février 1848 pour dominer de sa haute stature dix inoubliables mois, ceux de la Seconde République. Mais l'avenir c'est aussi ce monde où soudain tout est nié, les distances, les océans, la manière dont jusqu'ici on se déplaçait, on travaillait, on vivait. Le moyen de changer la planète ? La vapeur. Les instruments ? La locomotive, le paquebot, le télégraphe électrique, la fonte, l'acier. Survient Eugène Schneider. Rien ne lui fait froid aux yeux : l'époque à laquelle il achète Le Creusot - 1836 - avec son frère Adolphe est de celles qui font bondir un siècle en avant. La Saône-et-Loire devient son fief quel contraste avec Lamartine ! - le Second Empire son régime de prédilection. L'avenir arrivera-t-il ? se demandent tous ceux, de Tocqueville à Marx, de Dickens à Sartre, qui ont les yeux fixés sur ce siècle enivré de révolutions et de spectacles : O dix-neuvième ! E.B.
| Nombre de pages | 393 |
|---|---|
| Date de parution | 29/08/2001 |
| Poids | 415g |
| Largeur | 140mm |
| SKU: | 9782246619512 |
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| EAN | 9782246619512 |
|---|---|
| Titre | O dix-neuvième ! |
| Auteur | Brissac Elvire de |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 140 |
| Poids | 415 |
| Date de parution | 20010829 |
| Nombre de pages | 393,00 € |
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Le long du Luxembourg
Brissac Elvire deCe sont quatre siècles d?histoire de France, de 1613 à nos jours, qui défilent ici « le long » (historiquement et géographiquement) du palais et du jardin du Luxembourg.Construit par Marie de Médicis, devenu très tôt l?apanage des Orléans, ce rêve d?Italie bâti sous un ciel d?Ile de France connaîtra au fil des siècles bien d?autres occupants.On y croise les cardinaux politiques mentors des régentes -Richelieu, l?amant-tyran de Marie de Médicis et Mazarin « le gredin de Sicile » auprès d?Anne d?Autriche- le frondeur Gaston d?Orléans et sa non moins frondeuse de fille, la Grande Mademoiselle, la provocante « Jouflotte », fille du Régent, le fils du Grand Condé, atteint de lycantrophie, qui se prend pour un chien et se croit mort?Dès le milieu du XVIII° siècle, le Luxembourg devient le premier musée d?Europe ouvert au public (43 ans avant le Louvre) et le jardin un lieu champêtre dont raffolent les Parisiens ; Jean-Jacques Rousseau y guette Diderot arpentant « l?allée des Soupirs », tandis que le comte de Provence, frère de Louis XVI, futur Louis XVIII, qui a reçu le palais en apanage et en très mauvais état, rêve d?en faire une formidable opération immobilière.« Magasin de guillotine » sous la Révolution, Chénier, Fabre d?Eglantine et bien d?autres y rendront leur dernier soupir, siège du Directoire et de toutes les intrigues politico-galantes de Barras, il devient grâce à Bonaparte, Premier Consul, le siège de la deuxième chambre de l?Etat français qu?il restera jusqu?à nos jours, en portant des noms divers, Sénat conservateur, impérial, Chambre des Pairs, Chambre Haute, Sénat tout court. Egalement une Haute Cour de Justice qui jugera et fera fusiller le maréchal Ney, exilera Polignac, Blanqui, Fieschi.Puis ce seront le Second Empire, la Commune, les fusillades versaillaises dans le jardin, où se promèneront Verlaine et Rimbaud, comme plus tard, enfants, Anatole France, Gide, Sartre, Beauvoir?L?Occupation fera du palais l?état-major du siège de la Luftwaffe et une unité de la SS s?y installera même brièvement (5 résistants y seront torturés) avant que la Libération n?y fasse siéger l?Assemblée consultative provisoire.Une évocation passionnante, une grâce d?écriture merveilleuse : Le récit est enlevé, délié, le ton à cent lieues du manuel d?histoire. Un très grand plaisir de lecture.Notes Biographiques : Elvire de Brissac est auteur d?une euvre forte d?une quinzaine de livres, riche, variée, composée de nouvelles ( Les anges d?en bas , Prix Goncourt de la nouvelle en 1999), de romans (Connaissez-vous les rides ?, 2005), d?essais littéraires (O dix-neuvième ! Prix Femina de l?essai,2001) et biographiques (Il était une fois les Schneider, 2007).ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,60 € -

Le Jardin des Plantes. Ou De l'horrible danger de la promenade
Brissac Elvire deEn créant en 1635 un jardin des plantes médicinales à Paris, directement placé sous son autorité, Louis XIII fonde non seulement l?une des plus anciennes institutions scientifiques de France avant l?Académie des Sciences (1666) et l?Observatoire de Paris (1667), mais aussi l?une des plus modernes. Des cours gratuits, donnés en français et non plus en latin au tout-venant : du jamais vu, qui fait froncer les sourcils à la Sorbonne ! Car le succès est immédiat, les carabins s?en donnent à ceur-joie de disséquer des cadavres, de ridiculiser les Diafoirus, de découvrir une sexualité aux plantes : médecine et botanique ne font qu?un au XVIIème siècle et c?est le premier médecin du roi, Guy-Crescent Fagon, qui administre le jardin jusqu?à la fin du règne de Louis XIV. Au XVIIIème siècle, c?est la surproduction de tout : des espèces végétales, animales et minérales rapportées par ces missions scientifiques qui sillonnent l?univers, des cabinets de curiosité des grands de ce monde, des touristes qui affluent de toute l?Europe au jardin des Plantes pour rencontrer Buffon, l?auteur d?un des best-sellers de son temps, une Histoire naturelle en 36 volumes qui ignore sèchement son contemporain, le savant suédois Carl von Linné dont la classification fait encore autorité. Nationalisé à la révolution, sauvé par Lakanal qui voit surtout son aspect éducatif, voici le jardin Royal transformé en muséum. Douze professeurs vont chacun occuper une chaire et administrer l?institution pendant deux cents ans et aucun des promeneurs, peintres ou écrivains qui découvrent avec délices au XIXème siècle la ménagerie, les grandes galeries, le jardin d?Acclimatation (1860), au bois de Boulogne, le musée d?Ethnographie, ancêtre du musée de l?Homme, au Trocadéro (1878) ou le zoo de Vincennes (1934) ne se doute des querelles qui agitent les coulisses de l?établissement et se nomment fixisme, transformisme, Darwinisme, colonialisme, adaptation ou refus de la révolution industrielle, déclin scientifique. L?homme est-il un singe ? La France apporte-t-elle aux peuples colonisés l?ombre ou la lumière ? A quoi sert le muséum ? Comme la pluie qui tombe dans les grandes galeries, faute de crédits, après la Seconde Guerre mondiale et surtout après les Trente Glorieuses, l?histoire naturelle est-elle en train de tomber dans l?oubli ? L?ADN découvert en 1953, qui révèle tout de vous, de votre passé et de celui du vieux renard empaillé ou de la roche emprisonnée, fait-il encore de nous des être humains ? La numérisation viendra-t-elle à bout du trop plein des musées ? Va-t-elle rendre à leurs pays d?origine tout ce qui en a été emporté ? Et la terre qui se décroche par mottes entières sous nos yeux, où va-t-elle ? C?est dire qu?au XXIème siècle, le muséum a encore devant lui de beaux jours et de belles promenades parmi les dangers de la terre. « [Celle-ci] peut bien disparaître, disait August Strinberg en 1894, si le jardin des Plantes est épargné, la création sera sauvée. » Puisse l?avenir lui donner raison !Notes Biographiques : Elvire de Brissac est auteur d?une euvre forte d?une quinzaine de livres, riche, variée, composée de nouvelles ( Les anges d?en bas , Prix Goncourt de la nouvelle en 1999), de romans (Connaissez-vous les rides ?, 2005), d?essais littéraires (O dix-neuvième ! Prix Femina de l?essai,2001) et biographiques (Il était une fois les Schneider, 2007). Dernier titre paru : Le long du Luxembourg, 2021.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,10 € -

Les règles
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Les anges d'en bas
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Huit leçons sur l'Afrique
Mabanckou AlainEn 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,85 € -
Morceaux cassés d'une chose
Coop-Phane OscarRésumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,25 € -
J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux. Le désir d'enfant et la médecine
Karlin Elise ; Epelboin SylvieRésumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,50 € -
La paix avec les morts
Panh Rithy ; Bataille ChristopheRésumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,30 €
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Volpilhac AudeLa lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
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