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Le long du Luxembourg
Brissac Elvire de
GRASSET
18,60 €
Épuisé
EAN :9782246825050
Ce sont quatre siècles d?histoire de France, de 1613 à nos jours, qui défilent ici « le long » (historiquement et géographiquement) du palais et du jardin du Luxembourg.Construit par Marie de Médicis, devenu très tôt l?apanage des Orléans, ce rêve d?Italie bâti sous un ciel d?Ile de France connaîtra au fil des siècles bien d?autres occupants.On y croise les cardinaux politiques mentors des régentes -Richelieu, l?amant-tyran de Marie de Médicis et Mazarin « le gredin de Sicile » auprès d?Anne d?Autriche- le frondeur Gaston d?Orléans et sa non moins frondeuse de fille, la Grande Mademoiselle, la provocante « Jouflotte », fille du Régent, le fils du Grand Condé, atteint de lycantrophie, qui se prend pour un chien et se croit mort?Dès le milieu du XVIII° siècle, le Luxembourg devient le premier musée d?Europe ouvert au public (43 ans avant le Louvre) et le jardin un lieu champêtre dont raffolent les Parisiens ; Jean-Jacques Rousseau y guette Diderot arpentant « l?allée des Soupirs », tandis que le comte de Provence, frère de Louis XVI, futur Louis XVIII, qui a reçu le palais en apanage et en très mauvais état, rêve d?en faire une formidable opération immobilière.« Magasin de guillotine » sous la Révolution, Chénier, Fabre d?Eglantine et bien d?autres y rendront leur dernier soupir, siège du Directoire et de toutes les intrigues politico-galantes de Barras, il devient grâce à Bonaparte, Premier Consul, le siège de la deuxième chambre de l?Etat français qu?il restera jusqu?à nos jours, en portant des noms divers, Sénat conservateur, impérial, Chambre des Pairs, Chambre Haute, Sénat tout court. Egalement une Haute Cour de Justice qui jugera et fera fusiller le maréchal Ney, exilera Polignac, Blanqui, Fieschi.Puis ce seront le Second Empire, la Commune, les fusillades versaillaises dans le jardin, où se promèneront Verlaine et Rimbaud, comme plus tard, enfants, Anatole France, Gide, Sartre, Beauvoir?L?Occupation fera du palais l?état-major du siège de la Luftwaffe et une unité de la SS s?y installera même brièvement (5 résistants y seront torturés) avant que la Libération n?y fasse siéger l?Assemblée consultative provisoire.Une évocation passionnante, une grâce d?écriture merveilleuse : Le récit est enlevé, délié, le ton à cent lieues du manuel d?histoire. Un très grand plaisir de lecture.Notes Biographiques : Elvire de Brissac est auteur d?une euvre forte d?une quinzaine de livres, riche, variée, composée de nouvelles ( Les anges d?en bas , Prix Goncourt de la nouvelle en 1999), de romans (Connaissez-vous les rides ?, 2005), d?essais littéraires (O dix-neuvième ! Prix Femina de l?essai,2001) et biographiques (Il était une fois les Schneider, 2007).
Résumé : " Diane et Actéon se rencontrent dans le train : coup de foudre, coup de grâce ; elle est princesse, il est beur et curieux. L'histoire est pourtant bien celle du chasseur transformé en cerf par la déesse et dévoré vivant par ses chiens. A travers le mythe, c'est du racisme, de l'intolérance, de l'impossible coexistence des dieux et des mortels qu'il est question. Qui a droit de cité dans la cité ? Les vieux ont-ils droit à la vie ? Les veufs ? Les bébés ? Les pédés ? Et les femmes de ménage, les immigrés, les chiens boiteux, les flâneurs sur un campus américain ? Qui est placé et qui est déplacé dans ce monde où personne ne tient en place ? La nouvelle est l'expression même de ce passage entre immobilité et tournis, pesanteur et grâce, destins d'hommes et vies de chien. Celles-ci sont les clés de mon jardin. Je les dédie à Christiane Rochefort qui vient de sortir par " la porte du fond ". " E. B.
Un roman en trois actes, deux écrivains et beaucoup de femmes, celles que Gustav Ottrott, le plus célèbre poète de son temps, a asservies à sa gloire : Silvia Fox, un grand peintre ; Marie Livine, une Russe qu'il a transformée en plombier ; et Tina Zanipelli, l'amour de sa jeunesse. L'amour de sa vieillesse est ouvreuse au Gaumont Palace. C'est en rencontrant son fils Nicolas au sommet du Panthéon que Gustav Ottrott atterrit chez Claire-Clémence Boucher, qui finira par l'épouser. C'est en devenant le maître à penser de Nicolas que le grand homme va briser la vie de ce dernier, à cause d'un livre sulfureux sur l'Allemagne, écrit dans une Europe bientôt déchirée par la Seconde Guerre mondiale. Qu'est-ce qu'un grand homme ? Et pour qui ? Comment devient-on écrivain ? La plume apprend-elle un jour à courir ou, comme le dit malicieusement Ottrott, le lecteur s'est-il enfui avant ?
La campagne est ici utilisée à des fins d'épouvante, la volaille trouble l'ordre public et les surnoms font mouche. Personne ne croit à rien : les éleveurs ne croient pas à l'élevage, les maires à la bonne foi de leurs administrés, la journaliste aux journaux ; les trésoriers-payeurs sont malhonnêtes, les paons aiment les bouteilles de gaz, les curés ont peur de mourir. Les truies font la pluie et le beau temps, les arbres jouent des tours, les vieilles dames poussent au crime et les gendarmes sont des femmes à barbe et des bourreaux des coeurs. Quand on veut être hypnotiseur, on reçoit des coups de pied au cul et quand on veut être riche, on vend son rein ou sa cornée. Ca ne ressemble à rien, direz-vous ? Si, ça ressemble à la vie. Et ça se passe où, déjà ? Dans le centre de la France. Où est-ce ? au fond de chacun de nous.
Biographie de l'auteur Claude Lapointe est né en 1938 à Rémilly, en Moselle. Auteur-illustrateur, il crée en 1973 l’atelier d’illustration de l’école des arts décoratifs de Strasbourg où il forme jusqu’en 2005 de nombreux élèves à cet «art à part entière», qu’il défend avec passion. Claude Lapointe a obtenu de nombreuses distinctions, dont le grand prix graphique de la foire de Bologne en 1982. Pour Folio Junior, il a illustré «Sa Majesté des mouches» de William Golding, «La Guerre des boutons» de Louis Pergaud et «Le Cygne» de Roald Dahl.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.