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Madame Placard
Brisac Geneviève
GALLIMARD
9,60 €
Épuisé
EAN :9782070716937
Dans le terrier où elle est réfugiée, Evangéline trie et range. Elle s'occupe aussi de Bérénice, sa soeur, avec amour, avec haine, avec méthode en tout cas. Elle met de l'ordre. "Maman fait celle qui avance, Bérénice celle qui n'avance pas, moi je m'entraîne à effacer, à coups de balai, combien mon crime est lourd à porter." Dehors, c'est la guerre. Dans le terrier, c'est le désordre : photos-souvenirs, piles de linge à repasser, pelles à tarte, barrettes décorées, un entassement de bouts de ficelle au milieu duquel Bérénice trône, souveraine et victime. Pourtant la mère disait : "Mes filles, sachez toujours que personne n'a besoin de vous." Les poules à l'oeil sarcastique observaient. Elles battaient des ailes au bas de l'escalier de la cave. Est-ce le jeu qui se modifie ou les destins qui s'accomplissent ? Au bout du chemin qui mène au terrier, deux silhouettes surgissent. "C'est un couple", dit la mère. Ils sont très beaux.
C'est écrit en toutes lettres dans l'ascenseur : Interdit aux enfants non accompagnés. Pourtant, Violette et Bruno y sont. Tout seuls. Ils ont dit à Mélanie, leur baby-sitter, qu'il n'y avait aucun problème et que leur papa les attendait en haut. Ce n'était pas tout à fait vrai. C'était pour pouvoir monter dans l'ascenseur. Mais peut-être sait-il, cet ascenseur, qu'il transporte des enfants non accompagnés. Parce qu'il ne se comporte pas du tout comme d'habitude. Il fait des bruits bizarres, et il n'obéit pas tellement. Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.
Olga et Eléonore ont installé leur marché de choses à vendre au bord de la route. Elles proposent, à un prix très raisonnable, du jus de pomme à la grenadine, des trèfles à trois feuilles qu'elles ont transformés en trèfles à quatre feuilles, et un très joli tableau, qui représente un chevreau en train de sautiller, et qui est une oeuvre de jeunesse de maman. Elles ont un tel sens du commerce que les automobilistes se bousculent. Et leurs voitures aussi. Mais ce n'est pas très grave, moins préoccupant en tout cas que l'état de Schmurff, le hamster qui a peur de son ombre, ce qui navre Olga, et n'accepte de manger que des champignons, ce qui lui donne une idée. Retrouvez Olga dans d'autres histoires.
Ce matin-là, au petit déjeuner, maman a courageusement levé les yeux de son bol de thé pour annoncer la grande nouvelle : - Les enfants, je suis embauchée. Monelle et Humphrey ont tout de suite senti que cette nouvelle n'était pas bonne pour eux, et qu'ils n'avaient aucun intérêt à échanger une maman à la maison contre une maman qui travaille. Monelle, qui est l'aînée, a calmement expliqué aux parents ce qui allait se passer : on travaillera mal parce que personne ne s'occupera de nos devoirs, et on se lavera jamais et on aura des poux. Mais maman a déjà tout prévu, et papa est toujours d'accord, du moment qu'on le laisse tranquille. Alors le défilé des baby-sitters commence. Maman porte son choix sur Mme Turpin, une veuve qui a une voix de Donald, des jambes d'oiseau poilues, une barbiche et, surtout, beaucoup de principes très sains et très stricts. Maman la trouve sécurisante. Humphrey se débrouille pour s'en faire une copine. Monelle est la seule à s'être rendu compte qu'un monstre vient d'entrer dans la maison.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.