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Catalogue des inscriptions étrusques et italiques du musée du Louvre
Briquel Dominique ; Gaultier Françoise
PICARD
59,00 €
Épuisé
EAN :9782708410039
L'Italie antique, avant la conquête romaine et l'adoption progressive du latin à partir du IIe siècle av. J.-C., se présentait comme une mosaïque de peuples, qui parlaient des langues très variées et utilisaient différents alphabets. Les inscriptions qui ont été conservées témoignent de la richesse de ce patrimoine écrit et constituent une source fondamentale de connaissances sur l'histoire et la culture de ces différents peuples. Cela est particulièrement vrai pour les Etrusques, qui ont joué un rôle essentiel dans le développement de l'écriture dans l'Italie antique à partir de la fin du VIIIe siècle av. J.-C. et qui nous ont laissé plusieurs milliers d'inscriptions. Au sein de la collection étrusque et italique du musée du Louvre, l'une des plus riches hors d'Italie, figure un ensemble important d'inscriptions, dont beaucoup étaient jusqu'ici peu connues, voire inédites. Ce catalogue, qui rassemble pour la première fois l'ensemble de cette collection épigraphique, s'attache à étudier les objets qui portent les inscriptions (vases en bucchero ou vases attiques, urnes en pierre ou en terre cuite, statuettes en bronze, bijoux en or...), à retracer l'histoire souvent méconnue des pièces jusqu'à leur entrée au musée, à rendre compte des lectures qui ont pu être déjà proposées de ces textes et à en présenter une traduction et une interprétation. Il offre ainsi un panorama richement illustré des différents usages de l'écrit chez les Etrusques et les autres populations de la péninsule : inscriptions funéraires, marques de possession et formules de dons, dédicaces aux dieux, marques d'artisans, ou encore légendes accompagnant les images.
Le monde indo-européen et l'ancien Israel sont toujours apparus comme deux univers séparés, n'ayant rien de commun. Les travaux du grand comparatiste Georges Dumézil au XXe siècle, ont permis d'attribuer aux différents peuples parlant des langues indo-européennes un cadre de pensée qui classait l'ensemble des êtres et des choses en un système ternaire, celui des trois fonctions - la première regardant la religion et l'autorité, la deuxième la défense contre les agressions, la troisième la richesse et le bien-être. Les peuples de langue indo-européenne posaient souvent trois rois au début de leur histoire. Le premier, sortant à peine de la sauvagerie primitive, répondait au modèle du dieu initial, puis les deux suivants traduisaient les deux aspects distincts de la souveraineté, l'un fondé sur la force et l'autre sur la religion. Si nous considérons ce qui est raconté des trois premiers rois d'Israël, Saül, David, Salomon, nous retrouvons des schémas ternaires tout à fait semblables et les règnes de ces souverains présentent une articulation d'ensemble qui correspond à ce qu'on trouve dans le monde indo-européen. La succession de Saül, David, Salomon peut se lire selon ce modèle. Evoquons par exemple, pour David, les morts tragiques de trois de ses fils et ce qui est dit des trois seules de ses épouses qui sont mises en valeur dans le récit. Evidemment la religion des Indo-Européens n'avait rien à voir avec celle de l'ancien Israel et ils n'ont jamais conçu leur histoire comme commandée par un Dieu unique et tout-puissant tel que Iahvé. Mais il n'est pas impossible que, pour relater son passé, le peuple d'Israël ait eu recours aux schémas d'exposition commodes qu'il pouvait trouver chez ceux avec lesquels il était en contact.
Résumé : Au début du premier millénaire avant notre ère, les Etrusques ont développé la première grande civilisation de l'Italie. L'expansion de Rome y a mis brutalement fin. Elle ne nous est plus perceptible que par les vestiges que le sol de la Toscane et des alentours livre aux archéologues. C'est assez pour nous fasciner, mais cette civilisation continue à baigner dans une atmosphère de mystère : malgré les efforts de générations de spécialistes, des points essentiels, comme la compréhension de la langue, nous restent très imparfaitement accessibles. Cet ouvrage dresse l'état des connaissances sur les Etrusques, notamment sur leur origine et sur leur langue.
Dans la nuit du 18 au 19 mars avant J-C, au cours de la deuxième guerre punique, un incendie ravage le Forum. Il aurait pu s'agir d'un banal fait-divers : de telles catastrophes étaient fréquentes à Rome comme dans toutes les villes anciennes. Mais l'événement prend une tout autre dimension : les flammes ont été miraculeusement arrêtées devant le temple de Vesta au moment où elles allaient détruire ce sanctuaire, considéré comme le gage de la pérennité de Rome et de son empire. L'incendie ne peut donc avoir été allumé que par des ennemis, désireux d'anéantir ce sur quoi la cité fondait sa croyance en une protection toute spéciale des dieux. Une véritable chasse aux sorcières se lance : on trouve des coupables des Campaniens -, ils sont arrêtés, torturés, exécutés. Ces Campaniens étaient-ils réellement coupables ? Quels étaient les véritables enjeux de l'affaire ? Ce qui peut apparaître comme une péripétie secondaire nous permet de jeter un regard neuf sur la Rome de la deuxième guerre punique, loin de l'image idyllique d'une cité toute entière unie dans la lutte contre l'envahisseur carthaginois.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.
Cette somme analyse les cérémonies familiales religieuses ou profanes, celles qui ponctuent la vie agricole, les traditions populaires sous toutes leurs formes (jeux, costumes, littérature, magie, etc.)
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.