Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Ambassadeur
Brink André
STOCK
24,70 €
Épuisé
EAN :9782234019256
C'est à Paris qu'André Brink a écrit L'ambassadeur, son premier roman, entre 1959 et 1961. A sa publication en Afrique du Sud en 1963, ce fut un tollé, assorti de tentatives d'interdiction et de sermons prononcés du haut des chaires - principalement à cause du lien que le jeune écrivain y établissait entre religion et sexualité. "Aujourd'hui, écrit André Brink, il faut le lire comme ce qu'il était, une lutte pour découvrir ou redéfinir certaines valeurs dans le naufrage de mon univers familier". C'est à travers l'étrange huis clos amoureux qui s'instaure entre eux que les trois personnages principaux de L'ambassadeur vont se retrouver de plain-pied avec leur destin. Il y a Paul Van Heerden, le diplomate arrivé au sommet de sa carrière, qui voit vaciller sous ses pas le monde qu'il croyait être le sien. Il y a Stephen Keyter, le troisième secrétaire de l'ambassade, déchiré entre un désir de pureté et une ambition forcenée qui peut le conduire aux pires lâchetés. Il y a enfin Nicole Alford, une jeune Sud-Africaine aux moeurs très libres, qui va servir de révélateur aux deux hommes. Avant de pouvoir faire face à sa propre liberté, chacun à sa manière, ils devront tous les trois entreprendre une terrible et nécessaire descente aux enfers. La liberté, c'était déjà un des mots clés de l'écriture d'André Brink et c'est précisément avec L'ambassadeur que commence l'interrogation sur le sens de la liberté qui allait devenir le thème central de toute son oeuvre. Né en 1935, André Brink est professeur de littérature contemporaine en Afrique du Sud. Il est l'auteur de six romans, Au plus noir de la nuit (interdit pendant de longues années dans son pays), Un instant dans le vent, Rumeurs de pluie, Une saison blanche et sèche (prix Médicis 1980), Un turbulent silence et Le mur de la peste, tous publiés aux Editions Stock.
Une grande maison un peu délabrée dans un quartier résidentiel du Cap, dont l'aspect assoupi n'est que de façade. Un veuf vieillissant, blanc, ex-bibliothécaire, privé de son poste par les orientations du nouveau pouvoir en Afrique du Sud. Surgit, un soir d'orage, Tessa, jeune, belle, tendue, aussi insaisissable que la nouvelle république. Et l'improbable se produit: alors qu'il ne croyait plus avoir de raisons de vivre, Ruben Olivier tombe passionnément amoureux de cette fille qui, pur produit du temps présent, le fait douter de son passé. Avec ce magnifique roman d'amour, qui inscrit en filigrane un bilan sans concession de l'Afrique du Sud d'aujourd'hui, André Brink confirme sa place au premier rang des grands écrivains de la littérature mondiale.
Un acte de terreur Lisa Si, depuis Un turbulent silence, André Brink n'a cessé de dénoncer le régime qui mettait son pays au ban du monde occidental, il a su aussi dire avec lyrisme et émotion son amour pour la beauté de cette terre et le peuple qui l'habite. Un acte de terreur est probablement le point d'orgue de cette oeuvre. Accompagné désormais par Lisa, Thomas poursuit sa fuite, avec à ses trousses le policier qui, depuis leur première confrontation des années auparavant, a juré sa perte. A travers ce pays dont la beauté violente les éblouit, ce sont d'autres rencontres - la bêtise des uns et la résignation des autres - et pour finir celle du père de Lisa, un pasteur, qui fera tout basculer. Un jour, plus tard, Thomas pourra achever la chronique de la famille Landman, l'histoire, commencée en 1604 en Hollande, de ses ancêtres qui lui ont légué une Bible et un miroir fêlé et qui, chacun pour son compte, ont posé l'éternelle question de la responsabilité individuelle face à l'Histoire. Livre d'amour et de rage, réflexion sur l'utilité de la violence comme moyen politique, Un acte de terreur est peut-être le plus grand roman d'André Brink depuis Un turbulent silence. Traduit de l'anglais par Jean Guiloineau.
Résumé : Romancier célèbre mais aussi journaliste, critique, professeur, André Brink a été à la fois un protagoniste et un témoin de l'étonnante transition de son pays d'un état policier à une démocratie naissante. Sorte de suite à Sur un banc du Luxembourg, publié il y a quelque quinze ans, les textes réunis ici ont été écrits de 1982 à 1998, période charnière au cours de laquelle l'Afrique du Sud a décidé de faire table rase d'habitudes séculaires. On y retrouve, en même temps que la preuve constante de l'engagement total de l'auteur pour la liberté politique et individuelle, les problèmes particuliers rencontrés par les intellectuels sud-africains. Définir le rôle de l'écrivain dans la société a cessé alors d'être un thème de débat virtuel pour devenir une nécessité. Le monde des lettres s'est vu confronté à l'impérieuse exigence d'ouvrir les portes du pouvoir, d'en être les passeurs, en un mot de " réinventer un continent. "
Les imaginations du sable Horrifiée par l'apartheid, déçue par les prétendus "libéraux", Kristien Muller a quitté très jeune l'Afrique du Sud avec la ferme intention de ne plus jamais y revenir. Onze ans après, à la veille des élections, un coup de téléphone l'y ramène : Ouma, sa grand-mère adorée et centenaire va mourir. Grièvement blessée au cours d'un attentat criminel qui a détruit son invraisemblable demeure - un palais baroque édifié grâce aux plumes d'autruche - la vieille dame refuse de rendre le dernier soupir avant d'avoir transmis à sa petite-fille le moins conventionnel mais le plus précieux des héritages : celui de l'histoire d'une nation à travers ses femmes. Neuf générations de prodigieuses rebelles qui, par la voix de l'invincible mourante tissent les Milles et Une Nuits de labeur d'une Afrique qui n'en finit pas d'accoucher. Des femmes dont les aventures souvent burlesques défient l'imagination. Lottie disparue à la recherche de son ombre, Samuel à la chevelure assassiné, Petronella, la prophétesse encyclopédique, Rachel la folle et bien d'autres, mais surtout la fameuse, l'étrange, l'indomptable Ouma qu'une escapade à Paris avec le séduisant petit-fils d'un colporteur juif n'a pas empêchée de revenir faire huit enfants, - de pères plus ou moins inconnus - parmi lesquels la mère de Kristien et d'Anna, le dernier maillon d'une chaîne fascinante et tragique. Car la cruauté, l'horreur et la mort abondent autant que le talent et l'humour dans ce roman, hymne magnifique à l'Afrique, mère de toutes les femmes. Avec au bout, un jour de printemps, un miracle, un indicible espoir Traduit de l'anglais par Jean Guiloineau
Les hommes ont tendance à vivre en jouant avec logique à certains jeux"" dans leurs relations avec autrui. Ils jouent à ces jeux pour toutes sortes de raisons: pour éviter d'affronter la réalité, pour cacher des motifs profonds, pour rationaliser leurs activités, ou pour rester ""en dehors du coup"". Ces jeux - sauf quand ils se révèlent destructeurs - sont à la fois souhaitables et nécessaires. Le docteur Berne présente une analyse fascinante de trente-six jeux qu'il classe sous diverses rubriques: les ""jeux vitaux"" qui transcendent un mode spécifique de réaction dans une situation donnée, et affectent chaque action du joueur; les ""jeux conjugaux"", auxquels deux personnes peuvent recourir afin de supporter une vie de frustration ou d'insatisfaction (un jeu conjugal des plus joués est celui de ""la femme frigide"", où l'un des deux joueurs provoque une discussion menant à la colère, à l'aliénation des sentiments, pour éviter les rapports sexuels); les ""jeux sexuels"", où quelqu'un provoque des réactions sexuelles chez quelqu'un d'autre, puis, agit comme si lui ou elle était la victime innocente; les ""jeux de société"", sociaux par définition, et qui vont du cancan perpétuel au gémissement chronique; les ""jeux des bas-fonds"" tel que ""aux gendarmes et aux voleurs"", pratiqués le plus souvent pour des gains matériels, mais pouvant aussi viser à des avantages psychologiques; les ""jeux du cabinet de consultation"", peuvent être joués par un malade avec un médecin afin d'éviter la guérison. Le docteur Berne, poursuit dans cet ouvrage le développement et l'élaboration d'un concept qu'il a déjà décrit pour le spécialiste, et qu'il emploie dans son nouveau système de psychiatrie individuelle et sociale, où la thérapeutique de groupe tient lieu de méthode fondamentale, et où l'analyse des jeux forme un élément majeur du traitement. Le docteur Berne montre en outre comment ce concept peut aider à prendre une nouvelle conscience de soi, ainsi qu'à mener une existence plus constructive. Ce livre dont le succès est considérable aux Etats-Unis, traite de façon concise, claire et spirituelle un sujet profondément sérieux qui concerne chacun de nous de la façon la plus intime.
Résumé : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l'âme d'un poète et l'uniforme d'un policier. Tandis qu'Anvers résonne sous les bottes de l'occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix. Récompensé par le plus prestigieux prix littéraire belge, Trouble interroge la frontière entre le bien et le mal et fait surgir un temps passé qui nous renvoie étrangement à notre présent. Traduit du néerlandais (Belgique) par Françoise Antoine
Résumé : Par un hasard miraculeux, Balthazar Janvier, enfant abandonné, devient le domestique dévoué de Lavoisier, père de la chimie moderne, homme encyclopédique : minéralogiste, météorologue, agronome, régisseur des poudres et salpêtres... Eduqué grâce à la générosité de son maître, Balthazar devient un Sganarelle de laboratoire, ébahi des expériences auxquelles il assiste. Mais ce domestique astucieux sera aussi le témoin des événements de son temps, au moment où la Révolution française s'emballe. Narrateur candide au coeur de la Terreur, il fera au lecteur le récit picaresque autant que tragique de la dernière année de vie de son maître. Le 24 novembre 1793, sous le coup d'un mandat d'arrêt, le chimiste se cache un temps dans Paris. Une nuit durant, Balthazar le conjure de s'exiler. Son maître décide de se livrer. Sans répit, le fidèle valet court Paris pour apporter au Comité de sureté générale la pétition signée par des savants en faveur de son maître. Rien n'y fait. Une dernière chance subsiste. C'est sans compter sur les passions humaines, exacerbées par la Terreur. La peur rôde dans chaque rue de Paris, dans chaque intérieur également, la frénésie, la folie, l'urgence sont racontées à hauteur d'homme, par ce jeune homme simple, qui est témoin de l'Histoire en train de broyer un monde, pour construire notre République. Mais elle coûte cher, cette liberté.
Quand le narrateur rencontre en 2003 Marlon Brando, star déchue sur les hauteurs de Hollywood, il découvre un ogre paranoïaque qui regarde en boucle ses anciens films. Epuisé et ruiné par les pensions de ses divorces, Roi Lear qui aura trop enfanté, dont un fils meurtrier, il n'est plus l'acteur bestial d'Un tramway nommé Désir, le révolté du Bounty qui acheta un atoll à Tahiti, le dictateur paternaliste du Parrain, le crâne monstrueux d'Apocalypse Now, mais un survivant qui attend la mort et cherche la force de l'apprivoiser. A travers un fascinant et joueur face-à-face, le narrateur sera son guide, puis son exécuteur.